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heur et une gloire de oomparoitre avec eux devant les |uges du tribunal révakaiimmdre. Les ré* ponses qu'elle y fit avec une admirable sérénité 5 étoient autant de professions de Foi digne» de» pliia héroïques Martyrs de la prioikSw Eglise. La semence éet ty»aos ne la déetneerta pa^ phM que leur aspect ne f avoit intimidée. Cette sentence où l'atrocité ne fut retenue par rien de ce qui pouveit la rendre extrêmement absurde 9 Tempoita sur ce que les anciens tyrans avoient prononcé de plus révoltant sous Tun et l'autre rapport L'humble servante Besnard»
qui n'avoit de hardiesse que pour lesr choses de la religion 5 et à qui sa profession» ainsi que son sexe 9 n'avoît donné pour touè le reste que des habitudes dociles et timiéesy fut condaamée à la peine de mort oomme « convaincue d'être complice des conspirations et complots qui avoient existé en la commune d'Orléans , notamment en 179a » i7g5 , et jusqu'au mois de frimaire ( décembre 179^)9 tendans à treubler l'Etat par uneguerreciiâlef en armant les citqyens les, uns contre les autres»
oueowtape l'enercioe de l'autorité tégiêimé^Çée la Convention), particnlièiement en opposant les fureurs du finmtiknê à h. majesté des lois (c^etftèHlire la pratique de la TCJigion , malgré les lois de cette Convention )» et la volonté . MOtkjfumçiim d'un prêtre appelé
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pape à la souyeraineté du peuplé »
à la puisMice du légMateur, à l'autorité du magi0trat;teii tenant des ^sonciliabules secrets et perfktea (c'est^-dire eatendant la ffieBse, et se téunissent pour des eiereîeee de piété) 9 afin de préparer les succès du fanatisme ^^ et 'ftyoriser «itiëi la réToltei^es tri^ gandsde la FemUe{V.ywniiE); en déguisant le sea^ d'homme sous des Jiàbits de femme (parce «qu'elle aroit déconcerté les juges ftTec le mSle courage de st» Jointes réponses ) ; en recueillant d»
-signes de /Vmulisni^pour le ralliement des contre -réyolution^ naires (parce qu'on ayoit trouvé chez la religieuse PouUin des livrés pieux 9 des images édifiantes, des omemens sacerdotaux, des vases sact^s): Marguerite Besnard est ^^ondanbnéé à la peine de mort , et ses biens acquis â la république » :
(sacondHion de domestique attestoit qu'elle étoit sans fartune).
Ce jugement fut rendu le 1*^ nivôse au II (21 décembre 1793).
C'est d'elle, comme de Marie- Anne PouHin et du prêtre d'Hervilié , que le jeune Bimbenet {F. ^ e nom) écrivoit de la Condergene à son frère , le ag du même mois , après les^ afoir vii ikiiBHPeher à la mort : « Vous ne - pouve» vous faire u«i« idée du courage qu'ont montré ces généreux athlètes, et devant les juges, et en allant à l'échafaud. Une joie chrétienne ot une sainte jubilation étoient
peintes sur leur visage ; et le peuple, en criant vive ta repu- Miquôi a laissé «échapper ces mots : liêsofUm^yrUensainUn»
Marguerite BesnaiA n'avoit alors que 42 ans.
' BESSIfiR (Jeàh)^ prêtre, né à Saint* Projet, dans le départe* ment du Lat^ n'avoit point fait le serment de la eùnstUutimt civi/U du etergé; et, malgré la loi de déportation , il étoit resté dans sa province pour les besoins spiritoeis des catholiques. Il 'y ftit 'Arrêté en 1795, et traîné à Bordeaux en 1794 9 V^^ ^^ ^^^ déporté au-delà des mers {F> Bo»- •DS4uk ). Quand le plumier embarquement s'y fit, trois mois ^rès la chute de Roberspierre, le prêtre Bcissier' ne put y être com- '^is; et il resta emprisonné dans le iei-detiint couvent de^ CaShe^ TUunàes* ■ Ses forces succomboientsous le poids d^ ses maux :
il alloît expirer; on le porta bien vite à l'bOpital de Saint-André de fe même villes ot il y rendit son dernier soupir le 1 5 novembre ^794/^ l'âge d» 60 ans. (F. N.
BitE.LttRvx et 1^ BBssiàas. ) ^ BBSSIËR£(Jos«Fii), curé des Plabes , près Soufthac, dans le dio- <$èse de Cahorsy hé à Saînt-Felix de la même province 5 département du Lot y avoit refusé le serment de 1791, et n'avoit point obéi à la loi de proscription rendue le a6 août 1792. Exposant ainsi sa vie pour continuer à ren-
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dre ftOA miaistère utile aux catho* liques ^ i) tomba dans les mains des persécuteurs qui l'enroyèrent à Blaje, où devoit se faire un embarquement de prêtres destinés à la déportation au-delà des mers {V. Bordbàvx). Le souterrain du fort de l'île du Pâté fut le lieu où on l'enferma, en attendant le jour de l'embarquement qui n'arriva qu*à la fin de l'automne 1794 9 trois mois après ce neuf thertnidor 9 si tante pour sa justice. Le curé Bessière ayoit tant souffert dans cet horrible cachot ^ qu'il succomboit déjà sous le poids de ses maux à la fin de septembre. Pour qu'il ne Hiourût pas dans le fort, on le transporta défaillant à l'hôpital de Blaye , et il expira le 16 yendémiaire an II ( 6 octobre 1794 )? à l'âge de 49 ans. Les témoins, de ses souf-.
frances et de sa mort nous attestent «qu'il fut un de ces modèles de résignation et de patience 9 dont l'exemple admirable encourageoit les autres à supporter les maux inexprimables qu'ils partageoient arec lui ». ( V. J* Bkssue et F.
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BESSIN (iV... )' curé de la paroisse de Saint-Michel, dans le diocèse d'Eyrenx , ayant refusé de foire le serment schîsmatique de > 791 y ^toit expulsé de sa paroisse parles autorités révolutionnaires qui le remplaçoient alors par un prêtre assermenté. Mais le véritable pasteur;^ tout en se résignant A
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cette humiliation, nepouvoit consentir à livrer les ornemens et les vases sacrés à cet intrus; suivant l'exemple des premiers chrétiens 9 il les avait cachés pour qu'ils ne tombassent pas entre les mains des profanateurs. Les impies firent croire aux paroissiens que leur curé a'étoit approprié ces objets; et, d'après cette fausse opinion, quelques pervers vinrent l'assaillir dans sa retraite , et l'amenèrent devant la municipalité comme un yoleur. Sur cette accusation, il répondit qu'il n'avoit eu d'autre but que de soustraire les vases sacrés à la proËuiation> suivant les anciennes lois da l'Eglise; mais comme on insistoit, en travestissant odieusement un aussi pur motif, il crut devoir Indiquer le lieu où il les avoit cachés. Là, auroit dû finir la colère de ceux qui l'aroient amenée s'ils n'eussent pas été poussés par la rage la plus impie contre les prêtres. Les forcenés demandèrent sa tête ; et.le maire, en les conjurant de ne pas commettra un assassinat, fit conduire ce pas* teur en prison, leur disant d'attendre que le tribunal eût prononcé sur cette espèce de délit aAtirévolutionnaire. Mais ces hommes atroces, y ont , ^^ns l'impatience de leur fureur» arracher le curé Bessin de sa prison, le promènent dans le bourg, en le frappant avec la crosse de leurs fusils, et enfin le percent d« mUk oaups. Il mm^
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combe ; et sa mort ne suffît pas à leur rage impie. Ils lui coupent les bras et la tête , les portent en triomphe , et vont ïes jeter ensuite dans la rîyière. Leur fureur n'est cependant pas encore assouyie ; ils reyiennent au tronc du cadavre 9 le traînent par les rues, en le frappant avec des bôtons^ le dé-^ chîquetant même & coups de sabres et de baïonnettes* et forcent les passans à frapper avec eux. Les tristes restes de ce pasteur furent portés devant le cimetière , où ils restèrent encore longtemps exposés aux outrages des méchans et à la dent des animaux 9 ayant d'obtenir la sépulture. Ce meurtre eut lieu le 9 septembre 179a 9 a l'imitation des massacrés de Fana, {V. Sbpteiibrb. )
BESSON (F&AHçois), prêtre, né à Saint-Cirgûe-de-Jourdane , dans le diocèse de Saint-Flour, y étoit resté pour les besoins des ' catholiques, quoiqu'il n'eût point fait le serment schismatique de 1791 , et malgré la loi de déportation rendue le 226 août 1792 et>ntre les prêtres Insermentés.
Dans le courant de l'année suî- 'vànte, il fut surpris par les agèns de la persécutioki, et |eté dans les cachots. On l'en lira en 1794, •lifin de le conduire à Bordeaux où il devoit êtk« émbAiiqué pour la Guifi^né {V. BObd^i^). <)uand le premier enibârquetnerit s'j ^fit , -trois mois oprèsla mort def Roberipif*rre s BeMcfii ov^ptft yéti^ 4ûOii%-
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pris : on le laissa enfermé dans la maison qui avoit'été le couvent des Catherineittes ; et, en janvier 1795, les prêtres n'ayant pas encore obtenu la cessation de leur captivité , malgré les belles paroles de justice et d'humanité dont retentissoît la salle de la Convention , Besson , succombant sous le poids de ses^Quffrances , et porté comme moribond à l'hôpital de Saint- André , y rendit son dernier soupir, à l'âge de 55 ans, le 6 janvier 1795. {V, JI^Bessièrb et A. Bois-
SENÀDE.)
BEST (BÂBVBiLBifi), sîaaple cultivateur, demeurant à Beaunè en Auvergne, près Craponne, diocèse du Puy, et zélé pour le maintien de la Foi catholique dont sa conduite vertueuse portoit l'empreinte en toutes choses, fut excité par elle à donner asile ^ des prêtres non- assermentés dont la yie étoit en péril. Sa 'femme et sa sœur concoûroient avec lui à exercer une si pieuse hospitalité. Les persécuteurs le turent ; et ces trois personnes furent arrêtées en même temps., au printemps de 1794* On lès traîna dans lés prisons de la ville du Pay, où siégeoit le tribunal criminel du département de la HauU' Loire {F, J. B. Abbi£- Lov). Ce tribunal, les ayant fait comparoltre ensemble tous les itro», le 29 prairial an II (17 juin 1794), les condamna en même '«temps à la peine de mort, comme
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« recéleuts de prêtres réfractaires ».
BEST (Mii»è-Annk Rochb, femme du ciiïti rpfeur ) , denietfrant a^rec lui à feeaune en Au- Tergne {F. B. Bç^t)^ diïtoh un de ces nombreux exemples âe piété dont abotidoît celle pro- TÎnce (F. J. B. Abeillon). Elle riyaKsolt de soins ayec son mari pour adoucir âùx prêtres persécutés les rigueurs de leur sort, et de courage encore pour leur fournir dans sa maison un asile conti'e les persécuteurs qui les recherchoîent afin de les faire périr.
Surprise avec son mari et sa belle-sœur dans Texercice de cette généreuflfc et sainte hospitalité, elle ftit arrêtée avec Tun et l'autre. Conduite au tribunal crîmind du^ 'défràrtémeMt de la HàMité^Lûirè^ siégeant au Puy, elle y'ftit ' condamnée,' le même jour que èon mari et sa bellesœur, à la peine de mort, comme « receleuse de pr^es réfractaires »• (r. J*Àlix;) ' ; •
ÏEST (MkR«)', ^ft^ftple ouvrière en dentelles dii Puy en'Veïay, sœur "de Bartliélemi Best , et belle - s(ifeur de lÉaHe - Anne dont il YÎewt d'être parlé, demeuroit avec eux dans' ià même maison.
Douée'd*dné égale piété, animée d\inë Foi aussi tive , elle partagea le mérite ^tf'lfs acqûéroient en cachant dàus- leîir ' domicile des prêtres rftàermehtés que recherchoit le fer des persécuteurs (F.