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Heu des suppliées. Il expira le
h5 juillet 1 794 9 ^ ^'^S^ ^ 4o ^^^ Un de ses oompagoons de déportation nous atteste qu'il «étoil d^une douceur admirables. Ses ossemens reposent dans l'ile A*j4i». {V. Bkenabbin 9 de Verdun, et G. A» BioiKHi.)
BI€H£ (JBAH-BÀrxisTE), Béné* dictin. {V. J. B. LAftiCBS.)
BIIXAU (Faiyçois), habitant.de Plédrao « dans le diocèse de Saint- Brieue, ^t maire de cette paroisse où il éfeoît ne en 1760 5 aTx>it facilité aux catholiques 9 les moyens de remplir leurs doToirs de religion. Plein de Foi et de piété » il T«iilut les ^ire participer au bonlieur d'entendre la messe ehezjui , et de receToir, comme lui» les sacremens de l'Eglise. Les sut- Toilluis des persécuteurs en euvent bientôt eonnoissaaee} et François Bidan fot arrêtée On le traîna k Paris, où il lut jeté dans les pri* sons^ parmi^ les ^¥ictia»es que le tribunal H'ùolmUonnaiirù tvf Yoyoit àjl'échafiuid* J>k)^ la Cict tion Theiinmidiariônn^ aToit renr versé Bioberspierre , et iaisoit ses h jpoerites protestations de justice et de dlémenee. Si elles eussent été sineèves, François Bidau auroit été renvoyé lftbie'(^. Lois et et TuxcjnhJDX Bj^voLmndmuiais, $• Ili};ill n'en fut point ainsi; et déjà troia mois s'étoient éeouiés depuis le ^ thermidor, lorsque ce pieus Proton fii^ amené devai^t 4e tffihiunal tiv^lu^ian/fk^Tùf ra*
nouTelé par la foction régnantjç.
Ce tribuoal , devaot lequel il con^ parut, le 11 brumaire an III ( I" notembre 1794)» 1^ condamna 4 ta peine de mort, « poui; avoir, suivant que le dit la sentence, îait des r^ssemblemens /afuUiflies » : expression par laquelle on désignoit les réimions de piété* Cette sentence portoit encore que « les biens de François Bidau étoiei^t confisqués au profit de la république » . Il périt le mêm^ jour, k l'Age 4e 4o ans*
BIGNON (CnÂaLBs-B.Eifi C#&ULS pv), prêtre de la congre-* gatioQ de Saint-Su(pice, ejt supérieur 4u petit séminaire deBoiirges n'ajiEant pas voulu prêter 1? serment schismatique de 1 791 , fut e^ulsé de cette maison; et, qontîauant l'exercice du ministère sacerdotal , ii coatribuoit beaucoup au i^ain*^ tien.de Ja Foi, dans h dipcése de Bourges. Devenu à jusie titre un des points de mbre des impies ^ il ne . pouvoit qu'être sacrifié par eux, dès qu'ils en auroient le pouvoir et le prétexte. Us acquirent l'un et l'autre après les funestes événemens d'août et de septembre 179a» Ou BigQcmy qM^ la loi de Ja déportatioa sembloit devoir épafguer» «ast^ daus le ^^rrj; mais, en 1795, il &it egiprijsonué ; et l'on ne. manqua pas de le mettre au ooiobre de3 prêtres -que l'on vouloit déporter à la éuiane (f^. KoaHSFoy&T). « Cet .homme d'une grande vertu » xS^i**
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▼ant qoé le qualiie un de ses^ompagnons d'infortune 5 fut donc traîné à Rochefort^ au commen* cernent de 1794; et on l'embarqua sur le navire ies Deux Àssù^ ûiés. Les horribles souffrances que les prêtres éprouroient dans Tentrepontdece bâtiment, épuisèrent les forces de Du Bi^on, mais n'abattirent point le courage que lui donnoit sa Foi. Ce courage sembloit s'augmenter à mesure que ses maux s'aggravoient. £x« trêmement malade, il fut porté dans le fond de cette barque, encore plus insalubre, qui senritde premier hôpital; et ce fut là que, souffrant déjà toutes les angoisses de la mort, il proféra, d'une yoix douce et céle^e , ces paroles mémorables, qui devinrent comme le mot d'orch^ de tous les prêtres déportés : % Nous sommes les plus malheureux des hommes, maïs aussi les plus heureux des chrétiens ». Ses confrères reçurent son dernier soupir, dans la nuit du a au 3 juin 1794* U avoit 5i ans, et son corps fut enterré dans l'ile dUix. (F. B. BiAHDs et G. Bu-
UCRB.)
BILLARD (EnevNB), né à Gorbîgni, dans le diocèse de Laon, en P75o, étolt curé de Guyancourt sous Laon, et n'avoit fak aucun des sermenf anti-religieux de la révolution. Après avoir échappé à tous les dangers au]^quels son zèle et sa fidélité Pexposoient, il devint victime éê la
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eruelle loi du 19 fructidor (5 septembre 1797). Arrêté, puis conduit à Rochefort , il fut embarqué sur la firégate ia Cha/retUe, et ensuite sur (a Décadet pour être déporté à Gayenne {F. Gviahb).
Quand il y arriva, ve» le milieu de juin, il se vit condamné aussitôt à se rendre au désert de Sinnamary, où bientôt les vers s'emparèrent de sa personne ; la dyssenterie vint se joindre à ce fléau dévorateur; et il expira, figé de 48 ans, le 37 décembre 1798.
{F. H. M. BEBnANn et L. Bollb^
BST.)
BILLARD (Feançois), simple cultivateur de Fontenelle, dans le diocèse de Laon, où il étoit né en 1737, avoit par esprit de religion donné asile à des prêtres que poursuivoient d'homicides persécuteurs. En ces temps malheureux où les catholiques étoient privés de temples dans lesquels ils pussent remplir leurs devoirs saoréSf il leur avoit ouvert dies lui un oratoire ; et sa iinaison étoit. devenue comme un sanctmire, où la religion semUoit s'être réfugiée.
Les persécuteurs de sa province, l'aysÂt appris , firent: arrêter ce pieux catholique, et renvoyèrent au tribunal révoluiiâHmadre de Paris,. en dénonçant coaune une conspiration les sainties r^èunions qui se foisoient chez JUUird. U comparut devant ce tribunal imr pie et simguinaire, le 9 messidor an II (217 juin 1794)» «t fut con-
damné <à la peine de moit^ commtt «s'étant rendu compHoe de eons^ piration contre la liberté et la sûreté du peuple français 9 en donnant anle à des prêtres réfractaires pour j entendre la mesae 9 de ces prétendus eonspîrateurs. Billard lut exécuté le même four; et il ayoit alors 67 ans.
BILLAUD (Claude- Ahtoine) 9 prêtre 9 chanoine de Sully, dans le diocèse d'Orléans, et né dans la Bresse y en i^Si, opposa les sentimens d'un bon catholique aux innovations anti - religieuses de la rérolution. Royaliste par principe de religion et de conscience 9 il eonserroit arec respect un p(»trait de Louis XYI, comme celui d^on Jut$ô inique* ment conduit à l'échafiMidw La {MeuTC qoe son royaliarae étoit fondé sur des sentimenschréliens »
se trouToit dans une pieuse lé> gende qnV ayoit mise au bas de èe portrait Les Agen» de la réyo*kition, en ayant en connoissanoe»
se hâtèrent d'arrêter le chanoine BiUattd\ et de l'envoyer au tribunal févotuHamudre dei Paris. Il y comparut aree trenlsfr^huit laies»
le 26 prairial an II ( i4 }'om Mff^^ et fut condamné à la peine de mort, comÉie «denneiQi du ^pbor pie , eçi ce quHl avoH ches lui de»
portraits du RoiaTec.une légende fimarifîÊe » . Oni^xéoutade suite, comme le précédent (F/ BiiAito), à la barrière dite du Trdu^ :■ son âge étoit alors da 61 ans*
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En remarquant ici , comme par une sorte d'inspiration, cet endroit de Paris, où les deux dernières victimes furent immolées, et où périrent également avec tant d'autres les seize religieuses de Gompiègne {V. M. G. G. BaAiin) , nous contractons presque invo- Ifuitairement l'engagement de justifier cette remarque par qudques explications.
Quand Roberspierre put diriger en maître le gouyernement , la guillotine cessa d'abreuver de sang la ptaoc de Lams XV j où avoient péri, quoiqu'en différens sites ) Louis XYI, son épouse et sa sœur, avec hait cent quatrevingt-dix-sept autres victimes ( 1 ). - L'instrument de mort fut dressé le a 1 floréal an II (10 mai 1794)»
sur l'emplacement qu'occupa la Bastille ; et là périrent quatre cent dix-neuf personnes. Mais, peu de jours après que Roberspierre se fot retiré des comités de la Gonvention {V, «i- devant tom. I*% pag. 249) 9 <^s comités devenus plus maîtres encore de la vie des citoyens, firent, d'acconi avec le trilHinal rimHuUoifmaire, trans-