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{t) Lotàir XTI ayoit été lui seul inmcSét' SIM' cette place quand ^ le 8 nai SlO^yion. commesfa d*y faire subir le môme supplice à toules les victimes de la révolution^ indistinctement. Précédemment on les immoloit, depuis le 26 août 17925 sur la flate du Carrousel 5 qui en vit périr treate-sept jusqu'au 8 mai suivant.
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porter leur guillotine sur une esplanade iUusti\ée par d'imposans souTeairs monatohiques : eelle 0Û9 le ad juin 1 6do, ayoîtété repu d^ane manière si mémorable, Louis XI Y ayec l'infante d'Espagne qa^il Te«- Boit d'épcMiser à Saint -Jean- de- Luz ; ceUe où , sur un trône magnifique , érigé par la ville de Paris , le grand monarque se rit si délicieusement environné des hommages alfeotueux et stncères des habitans de sa capitale : cette esplanade , située à l'extrémité du &ubourg Saint- Antoine $ s'appelok depuis lors k BarTiire du Trâne. C'est là qu'en lui donnant stupidement le nom de Ba/rrière Renvetêie, on établit la guillotine, le a5 prairial an II (i3 juin 1794)9 ®^ 9i^^ doiise c^it quatre -vingt -deux tètes furent abattues , en qua** rante- quatre jours, y eompris \é ^ thermidor lui-même (a^ juillet)..
Les Theimiidùinen$9 ne voulant pas que Roberspîerre et les siens mourussent au Hiême- endroit, firent le lendemain revenir pour ceux-ci la guillotiae dans le lieu^ où elle étoit précédemment , ist que , depuis k.commeneeiiMnt de 1793, on n'â^peloit plus que la place de la Âévoiution. Bientôt après , elle retourna sur cDMe de Grève. Lofsqu'ensuite les Thér-* rnidoTriens eurent pardonné aux Girondins, et fait leur paix avec eux, ils donnèrent ^ilu place de la Révalutian le nom de la Con^ corde^ Mais cette dénamînatioa
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nouvieUe qui ne poavoit se conci- Ker également la faveur des partis divers, n'empêcka -pas la précédente qui convenoit à tous», de subsister dans l'esprit et la bouche des révolutionnaires» ËHe prévalut ; et même encore de nos jpurs nous l'entendons souvent répéter^ non seulement par ceux auxquels elle rappelle des souvenirs ohers àleurs passionS'et à leurs intérêts^ mais encore par d'autres , en vertu d^une habitude machinale qu'un monument royal pourroit seul faire perdre à la multitude»
Les victimes immolées siir la place de Laui» XV aVoient été portées, soit au oîmetière de la Madeleine,' so»t :à Moptmartre^ seîf aîHeuvs» Cctteb de le plaoa de la BdsriUéiei^ surtout eelfes de -le Marrièt^îkiTrâK», lofent inhii* mée» dab» im'tërrain-quil'n'â'pas trenle'pie^searrés0n8uff£Eiee> situé dans l'ancien village ^dePiépus.
€e Iteut^eHatHivertètibuteeleeirré* vérences^; et 'lee profanes lefèU'* kpîent encor eAttspieds; Ubrteient »
lorsque* Am^lietdé'Hbheaàellern^ doat>lè frère ty>>étoit inhumé > fit eiitouhsrde' murs» ce eîœçlîère^ el^bdtîti'près de- là un or^tetre* Cîoitiièe l'un et l'autre se trou^ ^«i^t séparés «par le ^jardin de l'ancien couvent desr leligieuses dé ' Seint - Augustin > les femilles des autres victimes déposiM èam 4e'CÎeiiettère> voulant le réunira ^l'oratoire, ont acheté sueœAsivement cet emplacement en i6eA
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et 16069 de éorte que la mêiMi enceinte Tènnit ai^oiiMnl'hui le ev* metîère à Poratiiie. Far Fcfiel de la piété' «ks méMes familles 9 on ppdtro 7 olhe eiûiqve jour le atovi'* fice propitiatoire; et 9 c^arpK sot* née 9 apvès^la cpikitaibe de Pâques , en y célMire im servie solennel. Bnremafquaiilla dale'de k mert de ckaeiine des^tietîmi» de Pari»
dont nouspérloHS^ le lecteurpourradu moins (connottt^ le lieu x>ù le*posent té\lfe^ de la BarrUre du
BILL1Af8 ( Lo«t9 - Amromtf-* Lctomp^Mi 1.^)9 densetller hono-^' riiire dn partenvent de Bretagne y né dend œm't^rd^inee» en i^Sôy ff'étoit retiré^ depolBl^réTolutiony dans son eliétefiii, 'êitné surk pa^* roisse de'Saint-JÉtienne^de^Iilonthie, à trois lieues de Nantes. Soh épouse {V. kr C* BiiAïAis), et leurs deux Jeunes 'filles, y prati4 quoient, de cooeert arec lut, toutes les- «euVres de la Foi. Sa charité , ffàVMï dtstfnguelt ehaque )oor par d'abondantes aumônes ^ ar&it tdut lé co^arage qil'il falloit en i795> Aon seulement pour 'seeonrir les prêtre^ poursuivis >à cause de leut saintmlntMéii», mdt^ encore pour^fes recëToirchefluI v et les ymetfre à Tabri -dé^ perséîeutetfrs. '€ette héroïque générosité leor* ajàht été déftencée , la garde Mtionale 'de ^arenay fut sourent ^ntoyée-par eux, pour &ire des perquisitions dans le chAteau de la 9Bllids';eti «es éspéditlei^ étolent
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toujours infrvetuenses. Ayant été derechef afveitie, dans la nuit du 7 décembre i^gS, qu'un prêtre yenoit d'y entrer, >eUe aoooumt dès le peint dn-jonr^ Vj recherchât , BfMâé. Ile > trouva que son ponefemlle, danse lequel •édorent' des actes de baptêmes et de mariages. Diaprée cette découverte^ ineuttsante^ ib exigent que la cache du prêtvè knr soit indiquée parle conseiller de leBillitts, lerne* . neçant déjà de l'emmener prison-inier, et avec lui, sa fcmme et ses iiks. €ette ttkenace ne les effraie point; et nul de «ette vertueuse famille ne consent à- livrer le mi^ nistrede lésn^Christ {V. I* Aux).
Tous ks quatre sont arrêtés, et traînés vers Nantes ; te généreux père disoit à ses ilka et à sa femme : «Je n'échapperai pas é la mort qui me menace; mais il me s«ra gloHetix denaènrir pour une aussi belle caose ». Arrivés à Nantes , tt ftitsépavé de-sa famille, et emprisonnée ks trois dames le furent dans une<))rib(ni différente.
On ne tardu pasà le ftire compa- * rôltre devant 4s trilmnal ré^^ftu^ iiêifênaiêre que le procoAsot €ar«* iner- venoit d^âtablir dahs cette viAéj et, k'^*!)' nivôse an H ( lô janvier i5<ô4'), il ry^ftat condamné fr la peine de moèt , comme « reeékur de prêti^s réfractaires «a Dans sa défense, lors des dévbals , parlant avec foute Tassurance de la vertu, il atoit dit.
perce que ceb étdt"mi, quil
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ignoroit qu'ua prêtre fût alon chez lui; mais 9 par se» autres cUa* cours, il 8*étoit montré jcapable de Taroir accueiUi , s'il en eût été informé. Comme l'exécûtioa ne d^ Toit ayoir lieu que le lendemain»
ne voulant pas ifaitter 6e basmonde sans faire ses. adieux à son épouse, il loi écrivit, le soir même, une lettre dana laquelle il lui'dî* soit : «Je suis condamné... Je ne regrette que toi et nos enfans....
Tout ce que je ciiaias, c'est que ton jugement ne soit aussi ri^uleuzque le mien. Mais enfin, me vmlà bientôt dégagé des misèf ea de ce monde. Puisse le Seigneur m'accorder la :grâce de faire une bonne nsort!... Prie Dieu pour moi ; j'espère que nouS' serons réunis dans le ciel : c'est U moa unique espérance». Le lendemain, 11 janvier, le conseiller de la* Billiais fut conduit au Bcuffày, lieu asses éloigné, où devoit «41 faire l'exécution : la Sérénité de son visage , iodioe die la pureté de son cœur, et da la confiance desa Foi, étoît si remarquable, que des peKSonnes ieompatissantes, qui le virent passer, oruient qnH^ oblenott sa liberté civile : c'est qu'il en eatfevoypit une bien plus précieuse, celle qui, afirancbissanl son âme de la servitude de ton corps, aUoit le mettre en pos« session de la ne étemelle.
BILUAIS (AnHK-CifjJi»- CoTivitAV? épouse n la)» arrêtée, avec son m«ri et lews deux fiifes.
dani «en château ( V. L. A. Bil- Lùis), fut traînée à Nantes, et euf»
fermée avec ellea dans une prison différente de celle où; l'on jetoit son mari. Les vertus de cette fa-r nulle 4Mit été racontées dans l'ar— tiole précédent. L'aâbdion conju* gale de ces deux époux , cimentéi»
par ces vMas, plus encore quft parles années,reiid<MtleursimBurs tout-à-&it patriarcales» Quainl cette pieuse, épouso' re^wt». le Il janvier au matin, ladeUi^ d'à»
dieu par laquelle son "mari Ijui apprenoit sa condamqpitîpa, motivée par l'asile qu'^Mle avoit donn^ è un ^êlre p^^ «écupé, son âm« en fut presque abattue. Mai^*» 1% religion venant aussitôt k f on s^ cours, elle se montra digne de soa mari, lorsqu'elle parut à mti tour 4gvaot les juges, avec see deux filles. A[nrés un premier interrogatoire, subi le 18 janvier, elle fut amenée, vers Ja fifi de février^ avec elles, devant le tribunal ri^ votuiiomiaire du proconsul Car* rier {F. VàMw). De miaéraUea bux témoins vinrent y #ppser •qu'elles ^voient insulté, dans ses fonctiona mêmes, au milieii d'une procession, le curé schisinaMquo de la paroisse de Saint-JÊtienner de-Montluc, sur laquelle étoil leur château; et, qu'ayent refusa Taumône à l'un d'ei^» quiétoif mendiant de profession, elles lui dirent que leur refus n'avoil paf d'autre motif que son assistance mxx messes du cwi scbùmatiqu^
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Ces erfeumiés Airent repottssées pwceâ trois damet, de" la manière la plus propre à confondre les acoosateqrs.>]!iaiS9 ^uand elles s'entendÉrent repro^r d'atoir d^trt^ buédes images du CœurJeJésuêf d'avoir eoQtriiNié avec beaucoup et sèle à ce que les enfans de la paroisse reçussent le baptême 9 à ce que la jeunesse du pays fût instruite dans la religion , et que les fidèles participassent aux sacremens, par le ministère des prêtres de la véritable Eglise, ipi*clies aconeiUoicQt dans leur cbâteau'9 loin de le mer» elles s'en firent gloire devant les juges. Se regardant dès lors comme dévouées à la. mort, eUeê réoitoient tous les jourS'les prières 4es agonisans. Enfin, le 17 ventôse an II (vendredi d'après les Cendrcis 7 mars 1794)9 ^^^^ comparurent pour la dernière fois devant le tribunal; et ce fut pour s'y entendre condamner au dernier supplice, pour ies'iaotifft énonoés dans les aceusations qu'on vient de lire.
La sentfi^e le» qualifioit surtout de « reeéleuaes de prêtres réfi'actairoi». jLorsqa'on les conduisit toutes^ les fpois au lieu de Texécution, appelé Je Mauffity^ la mère nuuiidMiîl entre ses deux filles ; et l'oBL-pouvoiil oéAnoitre, à la sérénité de leur pbysionon^ie , et au calme, de leur démarehe, la su* Mime, résignation de leur âme.
Afii»iqu'o& ne les crût pas accablées de trislesee, elles avaient eu
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soin de retever le voâe qui couvroit leur tète ; et , le cœur plein de joie de ce qu'elles mouroieAt pour lin acte de religion auquel Jésus- Christ avoit promis une ioefikble récompense (F. J* Aux), elles voulurent qu'on jugeât de leur Foi par la sainte confiance qu'exprimoit leur visage. Arrivées au pied des marches de l'échaiaud, elles s'embrassèrent, comme autrefois les saints Martyrs, et montèrent ensuite avec courage vers l'instrument de mort. La mère, désirant épargner à ses filles la peine de la voir immoler, comme encore être sûre qu'elles mourroient en prédestinées, demanda à ne périr que la dernière. Elle obtint cette grâce ; et, quand son tour vint, elle avoit lieu de se féliciter d'avoir été précédée par elles, dans le séjour de la bienheureuse éternité.
BILLIAIS (Lovise^Glairb ds ia), fille aînée des deux précédens, arrêtée, avec son père, sa mère et sa sœur, dans leiir châ-^ teau, à trois lieues de Nantes, pour avoir donné asile à un prêtre catholique, mis en. fuite par la persécution, fut enfermée, avee sa sœur et sa mère, dans une prison différente de^ celle où son père étpit .jeté. Après la mort de celui'roi, immolé par le tribunal r^vtfitsts^miatre du proconsul Carrier, elle comparut plusieurs fois , avec sa«mëre et sa sœur, de« vant les n^mes juges, y montra teui autant de £»rmelé et de coa«'
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fiance en Dieu. Gondamnée airec elles deux, le 17 yentose an II (7 mars 17^4)9 ^ p^fù* Bur Téobar faud,coiDme« receleuse de prêtres féfjmctaiFes.» 9 elle n'édifia pas moins qu'elles les assistons qui la Tirent mareher au supplice, et eeux qui furent léBioins de sa mort.
BILLUIS (MiRiB-GiAOLms DB la) , fflle puînée du conseiller de la BiUiais, et sœur de la pré** cédente, ayant participé comnie elle et sa digne mère à la coumh ^use. hospitalité qu'elles don<nôient aux prêtres dont la tête étoit mise A prix, ne fut pas épargnée par les gardes qui vinrent enleyer toute cette famille dans son château, le 8 décembre i703.
Elle y viToit avec le même esprit de piété et de ferveur qu'elle avoit rapporté du cloître ; car, se sentant appelée à la vie religieuse, «lie étoit entrée quelques années auparavant dans un couvent, d'où elle n'étoît sortie que lors de la destruction des ordres monastiques. Elle y avcMt déjà donné une preuve de «la constance de sa Foi, «n refusant ^ comme ses eompalfnes,'de recomoître pour légitime , l'étêque schismatique et intrus., que la eçHStitution civide du clengé venpitide substituer au véritable pasleurda dioeése. Conr duite à Nantes arvec son père, sa mère et sa S4»ur, ^Ue fut'emprisonnée avec ellesr deux, subit les mêmes înterrogifteiireB-, et ItÀ
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miêmes repmchea, vM^^^h mêmb fermeté , la même droinire d^m ses répionies, et fut condamnée en même temps qv^'elkn à la peloe de mort, eomeae « reeéAeniei.de prêtres rèfraotairea » . Jlésî|^e.& son aort, elle él«lt giotîeiise en quelque sorCe de «HMirîr poâr.ufle action reconlmandée et préconisé^ par l'Evangile. La |oie iîift'ieile>reasentoit d'être si près de la sooiéCé -des anges pour laquelle elk* sembloit née, ajoutoit de iiottveaux charmes à ceux que aa leunesse donnait aux agrémens de sa physionomie* Un officier nèpoUicain en ait ému , et, ooncevànt le^érâr dé la sauver, il s'iq>prodia d^le pour lut dire 4iu'il yréiissiroît, si elle conseatoit à Fépouser.' Cette proposition, faite d une viergraussi -pwpe , jpiar BU deàehelh dé bes Mdats dont l'impiété sembMt amnacr ia bravoure, sera- 1- elle éceeptéei?
Marie-Carohne liJi répond qu'elle •aime mieux mounr. Telle «voit été, dans une- semblaUeeh-oonsf»
tance , la repense* 'de • la sakile vierge et martyre DynapHe, ailé d'un roi d'Hibenuei :. DemmQ Jesu CMêto totm metievation»
eommitto. lUeép&nmstkMU, et gloriamea, êoéw-, deàdepium et duieeda..... Invne ^fuàmvw eccerefi tf/ranniéem r^ pâmas anmtt quas inforre p&êêrés , iœta mente farata- sutm pro Domino sustinere {Ba^ndx >ad d. hS et. 5o fnoti).* La maniière admiridile dont Marie* €aroliiie