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pas qu'il avoir porté ks armes en faveur de la cause royale, il obtint aisément un asÛe chec deux pieuses demoiselles » qui exerpoient la profession d'ttiMs* tMriees {F. B^aaBftoir) , et qui^ par principe de religion, donnoient une semblable hospitalité à un prêtre catholique , de la même congrégation de Saint-Suipice^, à laquelle appartenoit un frère de Bimbepet qui le lui aToit reconnmandé (F'.Ploquin). On peut juger combien le jeune Bimbenèt, sous la direction de ce guide vénérable , rivalisoit de piété et de ferveor arec ses hôtesses ; on peut en juger par le fragment dé l'une des lettres qu'il écrivoit de cette retraite , et « ans laquelle il s'exprimoit ainsi : « Je consacre tous les jours une demi -heure à la méditation ; et je coaunence déjà à y goûter des doueeurs que le monde ne connoit pas». Il gémissoit sur lui-même en pen* sant à tous les sacrifices que les saints avoient fieiits pour gagner le ciel, tandis que lui, dont lee premières années avoient éfeipour les plaisirs de ce monde, a'avoity disoit-il, encore rien entrepris pour l'expiation de ses feutts. Cependant, vers le ao juin 1793, deux mois avant d'être arrê^» 'à eut le pressentiment qu'il seroH dans le cas de réparer complète»
ment les écaits de sa jeunesse, eii faisant à Dieu le sacrifice de sa vie. Dans uneautreletire qu'il écri*
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tU .alors 9 il manifestoit son désir de souffrir pour Dieu , et en même temps la puis parfaite soumission à sa volonté. Il .encourageoit ses plus proches parens à ne pas s*af-< fliger f s*il portoit un jour sa tête sur récliafaud, et même à « s'en réjouir comme du plus grand bonheur qui pût lui arriver» . Comme c'étoit principalement pour pratiquer sa religion çt se rendre plus digne de Dieu qu'il avoit préféré cette retraite; et, puisque dans le fait il ne périt ensuite que parce qu'il j avoit été découvert 9 l'on ne pourra disconvenir que son immolation eut pour unique cause la Foi dont il^ étoit animé. Ses charitables hôtesses ajant été dénoncées par un de leurs voisins, comme cachant dans leur maison des personnes suspectes, cette maison fut investie dans la nuit du 1 1 au 1 a septembre 1 795 ; et l'on y saisit le jeune Bimbenet , ainsi que le prêtre qui étoit avec lui, et les courageuses demoiselles qui leur donnoient une si chrétienne hospitalité. Ces quatre personnes, traînées dans la pri-^ son d'Orléans, y restèrent jusqu'au 1 5 du même mois , que trois gendarmes les menèrent à Paris.
Bimbenet, en racontant ces particularités dans une lettre du 29 décembre suivant , adressée à l'un de ses frères, ajoutoit : «Nous eûmes le bonheur, mon compagnon et moi , de voir nos mains chargées de fers. Je ne peux vous
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celer que je baisai plus d'une fois, le long du chemin , des fers aussi honorables ; et jamais mon cœur ne nagea dans tant de délices que pendant ce voyage. Nous vîmct avec attendrissement que la plus grande partie des personnes qui nous approchèrent le long de la route , avoient la tristesse peinte sur le visage. Malgré la petite gêne de nos fers, nous îîmes nos exercices ordinaires de piété :
ce qui attira l'admiration , la bienveillance même de nos gardes , surtout de l'un d'entre eux qui paroissoit instruit de sa religion. Nous lui vîmes plusieurs fois verser des larmes; et, l'après dîner, il ne voulut pas nous remettre les fers.
Nous l'exigeâmes cependant, crai^ gnant qu'en arrivant à Paris on ne fît à nos gendarmes un crime de ^ leur humanité ». Les saints prisonniers y étant entrés, on les mit dans les prisons de la Conciergerie. Ce fut une bien douce consolation pour Bimbenet d'y faire connoissance avec des ecclésiastiques infiniment respectables qui s'y trou voient déjà , et entre autres les abbés Emery et Saunier {F. Saviueb). Pendant les dix-sept premières nuits, placé dans une chambre de malfaiteurs où l'on n'avoit que de la paille pour se coucher , il étoit content de n'avoir pas un meilleur lit, dont il n'auroit pu jouir que dans une autre chambre. Son motif étoit, indépendamment de son
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esprit de pédÈtence , qu'il espéroît encouchaat ainsi parmi les mallai^ leurs 9, trouver dans la nuit quelque occasion de leur parler de Dieu»
De pieux ecclésiastiques qui au** roient touIu le Toir en uo lieu moins abject 5 lui représentèrent qu'il ne pourroit paâ'^ s'il étoit prudent, atteinctre le but qu'il se proposoit. Bimbenet ne se rendoît point à leurs soUicîtation^s. 11 ne céda que lorsque les estiniables personnes avec lesqpielles il ainmoit tant à s'entretenir pendant la journée 9 le menacèrent de n'a*- Toir plus de comraunicatio>ii atee lui, s'il ne prenoit une chambre où il serait couché plus conTena*^ blement. Dans cette lettre du 29 décembre, dont nous avons déjù parlé , il disoit, en rendant compte d'un interrogatoire qu'il avoit subi le surlendemain de son entrée dans la prison : . « Depuis ce moment nous attendions, de jour en jour, notre acte d'accusation pour monter au tribunal ; mais il y a trois mois et demi que nous l'attendons ; et il ne vient point ! Dieu soit béni. Je ne le hâterai pas d'un instant ; mais je n'y mettrai non plus aucun obstacle. Je laisse tout entre les mains de la Providence.
Je le répète : elle sait mieux qftie uous ce qui nouâ est nécessaire ; et, grâce au Seigneur, je ne me suis pas encore ennuyé cinq minutes dans le séjour où je suis.
Je ressens de plus en plus l'effet de vos bonnes prières, auxquelles