‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution FrançaiseChapitre 86 sur 222 · BIN · texte numérisé non relu

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q^'il «voit, lors de la révolution ^ rappeloit de longs services en ce genre; et les leçons de ce professeur, qui afisocioit les vertus religieuses à l'enseigneipent des élémena des sciences humaines , tendoient à former à la religion, les jeunes gens qu^il exer^it à d'autres études. Quoique FAssemblée Constituante, par ses ré-* formes subversives*^, pût faire craindre de plus grands désastres f le professeur Binard cvoyoit en être 4 l'abri par Putîitté de sea fonctions , et surtout àt son collège. Il oontînuoit de l'habiter avec confiance, et s'y trouvoit à l'époque du lo aofùt 1^93. Quand les révolutionnaires, peu de jours après , se mirent à rec^roher les prêtres non-assermentés, pour les enfemier dans une prison de mert ,' Binard fut arrêté conune'td, le fi3 du même moiè. Amené devant le comité de sa section-, il .refusa derechef le serment qu'on lui de-* raandoit, et fut, en conséquence, éoroué le mêrne jour, dans te séminaire de SavtA-^Arniva , oà, partageant les pieuses dispositions des autres captifs du sacerdoce, qui étoieat avec 'lui, il se- prépara au sacrfâce de ^ vie. Le 5 septembre, il fut massacré avec eux ( V. AiucT et SsytEiiraB )• Son âg| étoit alors de:fo ans. Un de ses collègues , encore vivant, nous atteste que le professeur Bi>* nard « étoit un prê^ fort pieux, et qu'il s'adonnoit^ avec «utant de

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druit que de lèle, au ministère de Ugieuse Carmélite de Paris, étmi

la confession » . rejetée dans le monde par les im-^

BINÀRDI£K£(iV...Dupo&xAU pies réformateurs qui suj^ri-

PB la), ancien cuié de Notre- moientlesordres monastiques, s'é-

Pame-du-Ham» dans le diocèse toi t retirée dans un modeste domi-

du Mans , i^é à Saint- Joi^en, dans cile , où elle pratiqnoit sa religion

le Perche 9 âgé de 5a ans, s'étoit avec la même ferveur que dans le

retiré à Belesme, auprès de sa cloître. Li^s persécuteurs la firent

Txx^re, qui n'a voit pas moins de arrêter 5 en 1795; et elle fut tra-

90 ans. Lors des premières insur* duite devant le tribunal révolu-'

rections contre les prêtres non- tiatviyiir^, le ai pluviôse an II

assermenté^, La Biaardière, qui (9 février 1794)* Les juges, la trou«-

u'avoit eu garde de faire le ser- yant convaincue d'être ce qu'ils

ment schismatique^ désapprou- appeloient fanatique, c'est-à-

voit, par sa seule conduite, celle dire fidèle à ses devoirs de pfété 9

de rintrus jureur qui s'étoit ins- pleine.de Foi et de vertus reli-

tallé dans la cure de Belesme , à gieus^s , la condan^nèrent , pour

la place <}u curé légitime. Les ré* cette cause, à la peine de mort;

Tolutionni|ires du pays, excités par et sa tête tomba, le même jour^

le3 novateurs, se portèrent avec surTéchafaud.

fureiir dans la maison qu'babitoit BIS£ (Nicous) , prêtre de la

La Binardière*. Les Ifurmes , les cris communauté de Saint-Nicolas-du-

et les gémissemeqs de sa mèr^,^ Chardonnet, à Paris, étoit préfet

dont il étoit Tappui dans son ex-, du séminaire qu'elle dirigeoit, sous

trême vieillesse , ne les flairent l'autorité du supérieur de cette

point. Ils le conduisirent sur la congrégation ( V. Aiynfkiisvj^ ). Il

pl^oe publique. Là, ils cpmmen-; le seeondoit avec un succès égal

cèrent par aiguiser leurs sabres appelé qu'il y portoit. Associé à

sous ses yeux; puis deux de ees ses soins, et non moins ferme que

assassins, l'un à droite et l'autre à lui dons sa Foi cpmme dans la

gaudie, approchant de sa gorge piratique des vertus de son état,

leurs armes affilées, lui dirent il s'attira de même la haine des

qu'il falloit à l'instant, ou jurer impies, et fut arrêté avec lui, le

ou périr. Il répondit: «J'ai fait à i3 août 179a. Les dangers qu'il

mon Dieu et à mon Roi, d'autre^ courut en arrivant ai| coipité civil

sermens; Je ne les violerai pas, de la section, ont été déjà racon-

pour faire les vôtres » . A l'instant tés dans l'article du vertueux Ar-

sa tête fut abattue : ce meurtre natiux. 'Ses réponses furent celles*

/eut lieu en juillet 1799. là même de son supérieur. On

BIOGHST (LouisK-^Coiiin), re- l'enfei-ïna , comme lui elses autres

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compagnons de Saint- NicoIas-do- j fat, en conséquence , condam-^ Chardonnet, dans le séniînaîre de née à la peine de mort 5 « commti Samt-Firmin; et il y fut massa- fanatique, comme réfractaire », cré, arec eux, le 5 septembre sui- et, suivant la logique des tribu- Tant, pour la seule raison qu'il naux d'alors, comme « contren'avoit pas voulu trahir sa Foi , révolutionnaire » . Elle reçut sa par la prestation du serment de la sentence avec joie , et partagea àonstitiUion civile du clergé les sentîmens des trois compagnes ( V, Septembre). Il avoit alors qui étoient condamnées en même- 53 ans. temps qu'elle, à la même peine, BLANC (Màrie-Glàire), reli- et pour la même cause. {V. R. gieuse de l'ordre du Saint-Sacre- Bes, M. £. Pelissier, M. d'Alment, dans la vUle de Boulène,' bIrède; et, pour la suite des vicr près le Pont-Saint-Esprit, y por- times du même tribunal, M«*"^ toit le nflm de sœur Saint-Mar- Bonneret.) tin. Elle avoit continué à vivre en BLANCHARD (André), prêtre commun, avec plusieurs autres du diocèse de IHe, né à Pennereligieuses, à Boulène, depuis l'a- sur-Bemave, en 1740 5 n'ayant bolition des cloîtres ; et elle fut point prêté le serment de la cansdu nombre des quarante - deux tittUion civile du clergé , et épouses de Jésus - Christ que , croyant faire mieux que de se le premier jour de mai 1794, soumettre à la loi de la déportation , les féroces révolutionnaires traî- alla se réfugier, en 1795, à Lyon, nèrent à Orange, pour y être im- où les prêtres catholiques recemolées par la terrible commission voient un si favorable accueil. La populaire, que le proconsul Convention ayant déployé ses fu - Maignet avoit ordre d'y établir (F*, reurs contre cette ville, à la fin Orange). On peut voir, à l'article de cette année, Blanchard fut du de la soeur Albarède, comment grand nombre des prêtres qu'on la sœur Blanc , d'accord avec ses y arrêta. Traduit devant la comcompagnes , se prépara au fhar- mission révolutionnaire qui les tyre. Non moins déterminée envoyoit à la mort ( V, Lyon) , il qu'elles à mourir pour leur divin fut condamné, le 14 pluviôse an II Epoux, et à ne pas faire ce ser- (a février 1794)5 à perdre la vie, ment de liherté-égalUé , qu'on «n qualité de «prêtre réfractaire»; leur demandoit, elle le refusa et fut exécuté le jour suivant ( ^. avec fermeté, lorsqu'elle com- BEViet M. A. Blànghardon.) parut devant le farouche tribunal, BLANCHARD (Nicolas), prêà l'âge de 53 ans, le q5 mes- tre du diocèse de Langres , n'ayant sidor an II (11 juillet 1794)* ^^ point fait le serment de 1791 9 et

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