‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution FrançaiseChapitre 89 sur 222 · BLA BLI · texte numérisé non relu

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BLANQUART (CHAaiEs-FBAN- ser un jour de repos, en donnant çois-Josbph), avocat célèbre au pour xnotïï de sa demande, le conseil de l'Artois, né à Noule, beaoin que le fer de la guillotine et deoieurant à Arras, avoit pris avoit d'être aiguisé, attendu, dipart en 178g à une protestation soit-il, qu'il s'étoit éforéché en faite au nom de la proyince d'Ar^ décapitant Blanquart. « Voyez tois , lors de l'Assemblée de;s No- donc, s'écria le proconsul, vojez tables 9 contre tout ce qui pourroit comme ces aristocrates sont récalêtre entrepris au préjudice des citrans I ils le sont même sous le privilèges du* pays. Le proconsul fer qui abat leurs têtes» I ( F. L. J** Lebpn, envoyé par la Gonven- A. Begqvet et Y, A. Bus bb Bultion. en 1 795, pour ravager et en- LBcoiirE. ) sapglanter la contrée , trouva dans BLIN (Jeah-Baptistb), prêtre , cette ancienne protestation un pré- ancien religieux de l'ordre des Pictexte pour en faire périr les au- pus, et canoniquement sécularisé teurs, lorsque d'ailleurs ils feroient depuis nombre d'années s ezerçoit profession de piété ( F. Abbas )• à Lyon le saint ministère avec au- Or, l'ayocat Blanquart , alors âgé tant de modestie que de zèle; et de 48 ans , ay oit ce tort impardon- les fruits qu'en retiroit la religion ^ nable aux yeux du proconsul et de le rendoient très-estimable au curé ses suppôts impies. « Blanquart , de la paroisse dans laquelle il rédit dans le même esprit le conven- sidott. La eonHitution eivUe du tipnnel A, B. J. Guffroy {Secrets dergé ne le séduisit point ; et, de J'* Lcbon ), Blanquart a été le lors de l'expulsion des prêtres non-* protecteur forcené des prêtres » ; assermentés par la loi du 26 août Q'est-à-dire qu'animé des senti- 179a, il ne sortit pas de France, mens de la Foi« il protégepit la et reslaà Lyon, où il continua de religion et ses ministres. Tel est remplir les fonctions sacerdotales le véritable motif pour lequel dans une sorte d'obaaurité. Son J^ Lebon le fit envoyer à la guil- âge avancé le dispensoit d'ailleurs lotine, par son tribunal révolu-- aux yeux de la loi de s'expatrier. tionnaire , le 16 germinal an II II fut aisément découvert après le (5 avril 1794), sous la vague sup- siège- de Lyon; les explorateurs position d'une « conspiratipn conr de la terrible commission révo^ trele peuple français et saliberté » /u^iomioire établie en cette ville y J^. Bataille). Ce fut après l'avoir vers la fin de 1795, arrêtèrent mis à mort, que le bourreau lassé aussi cet ecclésiastique. Après par le grand i>ombre d'exécutions avoir souffert quelque- temps dans •qu'il avoit déjà faites, vint de-« . les prisons, iliut traduit à cet mander au proconsul de lui lais-^ affreux tribunal , le 20 pluviosa

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an II (S février i794)yàrrigede envoyé à la mort avec son co- &oixaDteH}uatre ans. On ne put Vf témoin 9 ei les dtx4iuit associés de décider piu* l'appareil d& la mort la bonne œuvre de la v" Bataille 9 à compromettre sa Foi par le ser-* le »5 germinal an II (14 avril VPisutÛBUiH^rt^^iUiié, et moim 1794)* H n'avoit alors que 5a encore à la tradition de ses lettres ans. ( V. G. T. J. BLÂHQtiAT et de prêtrise ( F. Lyon). Il fut eu G. F. Boucqvart. ) eonséquence condamné à périr du BLairnELET (AT. . . )f prêtre -chasupplice de la guillotine , comme noine ou chapelain de Clermont fc prêtre réfraetaâre à la loi » . en Argonne 9 *âans le diocèse de {F. B&AN6BAIID0H et BossAN. ) Verdun, montra sans doute, lors BLIN P£ RULLECOSIT^ du schisme constitutionneldei79i^ (yiSQiGiR2r<-Ai«voUfE)9 né à Arras et ensuite au milieu des énormes en 176a, étoit marié depuis peu scandales de l'impiété en 1793 et de temps, lorsqu'arrivèrent les 1795, un très-nolable attacheexécrahles années de 1795 et ment à ses devoirs, puisqu'il fut 1794* Quoique vivant dans le arrêté comme ministre de la relimonde, il fit preuve d'une grande gion. Les autorités du départeconstance dans la Foi catholique, ment de la Meuse où il résîdoit, le au milieu du débordement des condamnèrent à la déportation au erreurs de la eanstitution dvUe delà des mers; et il fut conduit à du etergéj et des horreurs de l'a-* Kochefort pour être embarqué, théisme qui leur snccédèrent. L'o- ( V. B.oCHBFoaT). On l'y plaça sur ratojire orthodoxe de la v* Batatlle le navire 4e Washington ; et, étoit fréquenté par lui ; et il j as- dans cette déportation , il sucsista même comme témoin, aven comha en 1794? à 60 ans envi- Antoine Le Roi d'Hurtebise( F. ce ron, sous les maux (»*uels que nom ) au mariage de deux catho*^ les prêtres éprouvoient. Le comlicpies , béni par un prêtre resté pagnon de leurs tortures qui , fidèle. Le conventionnel Lebon, après en être revenu vivant en procoosul 4 Arras, ayant appris 1796, nous envoya en 1800, les ce fait (y. Areas), se hftta de noms de ceux qui y périrent, ajoucomprendre Bltn de Bullecomte toit à celui du prêtre Blondelet parmi les pieux associés de la cha-* pour montrer l'exactitude de seè ritabledame Bataille. On pentvoir notices : « On ignore s'il étoit asà l'article de Le Roi d'Hurtebise, sermenlé ou non » ; mais ensuite l'arrêté impie du proconsul contre il nous prioit d'observer que « par ces deux témoins d'une action de semblables remarques, il n'en-, religieuse , faite suivant les règles tendoit pas dire qu'il avoit des ralde la Foi. BHn de RuHeoomte fut sons pour croire que celui dont il

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îgnoroit le refus ou la rétractation^ du serment^ l'eût prêté et ne l'eût' pas rétracté ; mais seulement qu'il n'ayoit pu , malgré toutes ses recherches 9 obtenir la certitude que tels ou tels prêtres avoient refusé le serment ou l'ayoîent rétracté après l'ayoir fait » . Cette circonspection de notre correspondant étoit d'autant moins défavorable à ceux auxquels il appliquoit pareille note, qu'il nous a été prouvé d'ailleurs que plusieurs d'entre eux ayoient formellement refusé les criminels sermens de 1791 et dé 1792. {Fi J. B. H. BiLtoGQiJB et J. G. BLOT-DB-CRAvyiGirr. )

BLONDET ( Louis - Marie ) , Curé d'Usson, près de Haunay, dans le diocèse de Poitiers^ s'étoit dispensé d'obéir à la loi de déportation du 26 août 1792, quoiqu'il ne se fût point rendu coupable du serment schismatique de 1791.

Son zèle pour ses paroissiens l'avoit retenu au milieu d'eux. Il y fut arrêté en 1793 ; et on le jeta dans les prisons de Poitiers {V. Poi- Tusas }. Le * tribunal criminel du département de la Ftennô) siégeant en cette ville, le condamna à la peine de mort, comme « prêtre réfractaire », le 28 ventôse an II (18 mars 1794) 9 ^t le curé Blondet mêla son sang aux seize autres victimes sacerdotales, que ce tribunal fit périr le même jour en haine de la religion. ( V. A. S. BfiBTRÀND et L. Bonnet. )

BLOQUE! ( Pierre), prêtre

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du diocèse de Coutances , né dans cette ville en 17 14? fut arrêté dans sa province en 1796, et amené à Paris, malgré ses 80 ans, pour y être une des victimes du tribunal révahuiannaire. II n'avoit pas fait le serment sehîs-matique de 1791 ; et sa vieiHesse l'avoit dispensé de sortir de France lors de la loi de déportation da 26 août 1792. Pour le condaniner à la peine de mort, on imagina d'impliquer ce vieillard dans une prétendue conspiration des prisonniers de la maison de Saint- Lazare où il étoit détenu. Mais,dans la sentence, on ne put s'abs-* tenir de remarquer qu'il étoit non assermenté : par où il devenoit évident que sa constance dans la Foi étoit ce qu'en lai on trouvoit le plus digne de la peine capitale.

Ce jugement fut rendu le 8 tfaer^ midor an II (26 juillet 1794) ; ^t le prêtre Bloquet fot décapité le même jour.

BLOT-DE-CHAUVIGNY (Jeân- Gilbert) , prêtre, chanoii^e- de Notre-Dame de Moulins, vicairegénéral de Yabres en Rouergue, et né en 174B, à Saint-Boimet de Kochefort, dans le diocèse de Clermont, avoit continué de résider à Moulins après la «uppres-** sion des chapitres. Il y montra tout l'attachement d'un bon prêtre à la Foi catholique , lors du serment de 1 791 ; mais ensuite , troublé par les catastrophes des 10 août et 2 septembre 1 792 , Use laissa entrât*

ner à la pfestation du serment de iiéerté-ég€Mté 9 prescrit à .cette désastreuse époque. R^vepu biea« tôt de son trouble, il se lidta de rétracter ce aerment, et en rendit même la rétractation trèsTUOtoire 9 suirant que le lui prescrîroit sa conscience. Cette rétractation fut le principal motif qui décida les administrateurs du département de VAiiier à l'emprisonner. Le chaaoine Blot se trouva bieU'^ tôt compris parmi les miiiistres du Seigneur qu'à raison de leur fidélité ils envoyèrent à Rochefort 9 pour qu'ils fussent déportés à la Guiane (/^. RocHEroai). Le chanoine Blot fut embarqué sur le navire ies Deux AsaocUs} et les tortures de cette déportation le firent expirer le 2a septembre 17949 à l'âge de 46 ans. Ses ossemens reposent dans l'île Madame.

Les témoignages rendus à sa mé* moire par ceux de ses compagnons de souffrances qui lui ont survécu 9 sont uniformes. Celui qui correspondoit avec nous en 1S0O9 nous écrivoit que le chanoine Blot étoit « un vertueux ecclésiastique 9 fort aimable en société » ; et M. Grégoire de la Biche 9 dans la liste qui accompagne sa Relation 9 l'ap* pelle «bon et vertueux ecclésiastique » . ( F. BtoNBELET 9 de Clermont en Argonne 9 , et F.

BOISSIEBB. )

BLUTEL (Aniib)9 religieuse 9 ayant pour nom de religion sceur GertrwU^ âgée de 4^ an»^ et née

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