ADA
nal qui siégeoît au Puy. Ce tribunal le condamna ayec eux trois à la peine de mort , le même jour 9 5 thermidor an II (ai juillet 1 794 ) 9 comme « receleur de prêtres réfractaires » . On peut yoir, à l'article J* Aux 9 quel droit une telle mort donne au titre de ilfartyr.
ACHART-LAVORT ( Maec- Jban )y né en Auyergne yers 1 74^9 curé de Rochenoire» dans le diocèse de Clermont, et chassé de sa cure par la persécution 9 y ayoit été ramené par son a^le en 1795.
Trop confiant dans la feinte tolérance de la Gonyentlon, à cette époque 9 et ensuite dans celle du Corps législatif 9 il exerçoît son ministère pastoral ayec une sainte liberté 9 lorsqu'arrîya l'impie catastrophe du 18 fructidor (4 s^eptembre 1797). Il fut arrêté par ordre du commissaire du Directoire dans le département du Puy^ dô-DàmCf en yertu de la loi de déportation 9 rendue le lendemain de la catastrophe; et, dans l'été de 1798 9 on le conduisît à Rochefort pour y être embarqué. Il le fut sur la frégate ia Bayonnaùcy le t*' août suiyant; pour être déporté à la Guiane ( V, Gui ans )• A son'arriyée à Cayenne, on le relégua dans le canton de Sînna-> DÏiary ; et il y mourut de la peste » à l'âge de 5a ans 9 le 5 décembre 1798. ( V. A. F. WuEOEN et J. N.
Adam. ]
ADAM (Amand), cordelier de
Ja maison .de Rouen-y ootfnu: làfi i«ligî6a scms le nom da'dM^ Aémn^^ fot^rf êré^ Rouoii<#oi»fne insermenté par «suite* de^lii Mi du ^6 août 179a ; et 9* âprès^ ^fMl^es mois de détention, on le condamna à être déporté*: il futooivduit à-Rochefort en février '\y^ ( F. Roghefoht), et embarqué ^r la flOte les DewD Associée; Ses c6liègues de déportation lui ont eux* mêmes rendu le témoignage qu'il étoit excellent religieux , qu'il obserroit le silence d'un Saint occupé des choses du oiel 9 et qu'il se mon-^ tra plein de'charitéeoyers ses compagnons d'infortune. Il succomba à l'âge de 52 ans, et fut enterré dans Vûeû^jéiXf le 1 3 juillet 1794.
(f^. Vivier ou DvTiyiBR et L.
AlEXAKD&B. )
AD AU ( Jacques- Nicolas ) , prêtre, né à Paris en 1758, et religieux bénédictin de la maison de Saiot-Martin-des-Ghamps dans la même TÎUe , y étoit reàté comme particulier après la suppression des ordres monastiques. La guerre que les impies réformateurs faisoient alors à la Foi, sembla ranimer le sèie de dom Adam pour I^Egiise ; et , loin d'adhérer au schisme constitutionnel , il exhorioît tous les chrétiens qu'il pou- Toit connoître à s'en préserver, et à rester fermes dans la croyance de leurs pères. Il leur disoit même la messe , et leur adminîstroit les sacremens en de saintes réunions qui continuèrent miême en 1795.