‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution FrançaiseChapitre 8 sur 222 · ARA · texte numérisé non relu

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demain, ils ordonnèrent de rechercher les prêtres non assermentés, pour les metti^e en des prisons, où ils serbient comme en des parcs, dans Tatlente du )otir do massacre, le curé Abraham ne put leur échapper. Il fut arrêté et conduit au comité civil de la section du Luaxmhaurg , où il se trouva avec beaucoup d'autres prêtres destinés au même sort. On lui det!handa s'il vouloit enfin prêter le sermeift civique dans lequel étoit compris celui de la constitution dvitô du cierge; et il répéta le même refus qu'il avoit foit dans sa paroisse. L'ordre fbt donné de le mener dans l'église des CarmeSy convertie subitement en un lieu de détention ( F. Sv)^tbmbeb). On pourra voir à Tarticle DvLAiT combien fut édifiante la conduite des prêtres enfermés dans cette église. Abraham partageoit leurs exercices ; il étoit animé des mêmes sentimens : et, prévoyant bien qu'il étoit destiné , ûomme eux tous, à une mort prochaine , il s'y préparoit sans cesse.

Lé jour du sacrifice arriva bientôt.

Abraham fut appelé à son tour par le commissaire dti comité de la section, qui étoit venu dans Téglise régulariser le massacre déjà frénétiquement commencé dans le jardin; et ce curé qui, pour rester fidèle à Jésus-Christ, aVoit surmonté son affection pour i»es 'paroissiens, et n'avoit pas craitit les privations dont k perte

de sa cure de? oit être suivie , sut dans cette occasion sacrifier sa rie pour la même cause. 11 marcha à la mort avec la fermeté d'un con* fesseur de la Foi. On peut dire de lui et de tous les prêtres qui furent massacrés en cette occasion y ce que l'historien 9 témoin oculaire du martyre de saint Abdas et deees trente-cinq compagnons y dans les persécutions qu'éprou* férent les chrétiens de la Perse en 5769 a raconté d'eux. « Us 9'oiBroient aux licteurs 9 comnoe de tranquilles agneaux viennent à celui qui doit les égorger; et, en présentant la tête aux bourreaux 9 ils avoient l'air satisfait qu'on a si naturellement lorsqu'on s'éçhfl^pe d'une prison » . Lietoribus maûandos tesc offÊfrrt^ tfekU ojffiaff 44$menœ clestinaiot; nec wifn aiio vultu , quàm si eva»

riiSint, eervicem cartiificipra^ éeéant 0 adeù iœêi étant ac é€atù (Asseman : ji4^. Mart.

Orient. Pars I9 pag.. i6i. )

ABRI AL (Jbah), père^ habitant de la petite ville d'Yssen-* geauX) dans le Velaj, donnoit à ses c^citojens , comme à sa fii^ mille 9 l'exemple d'une pîélé sîn** cère que la révolution ne put affoiblir. Resté âdèle à l^Foi cadiolique,.lors du schisme de 1791 9 U témoigna toujours la pkis re$-* piselueuse estime 9 comme le plus inT9riid>le ettachement,. au ministère des prêtres qui n'avoient pas compromis leur Foi par lapresta-

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tion du serment de la eimsHtii-^ tian civile ductergé. Nous avons dit ailleurs (F. J. B. Abbillon) combien la persécution fut violente dans le Velay, transformé en département de la Haute» Loire.

Jean Abrial donna chez lui un asile secret à des prêtres fidèles 9 dont la tête étoit mise à prix par les impies. Sa femme et ses deux fils 9 dont il va êtns parlé 9 adhéroiènt de cœur et d'âme à cette œuvre si méritoire (F. J* Aux).

Abrial fut dénoncé comme reed- 4eur de prêtres rifraetaires.

On l'arrêta de suite avec ses fils et leur mère. Traduit devant le tribunal du département de la Haute-Loire 9 siégeant au Pu j 9 il y fut condamné avec eux, à la peine de mort, sous cette qualification 9 le 3 thermidor an II (ai juillet 1794). Ils périrent ensemble le même jour.

ABRIAL (Maiie-Anite ChaiBHDAs 9 femme ) 9 épouse du précédent 9 et demeurant avec lui et ses deux fils à YssingeauX9 eut la plus grande part dans ^hospitalité généreuse que toute cette pieuse famille accordoit aux prêtres persécutés {F. J« Aux). Elle fut arrêtée avec son mari et ses fils.

Le tribunal de la Haute-Loire 9 siégeant au Puy, la condamna avec eux, le même jour 9 par la même' sentence 9 et à * la même peine de mort, comme c receleuse de prêtres réfractah-es » 9 le 5 thermidor an II (ai juillet 1794).

ABR

On ya trouyer les noms de ses deux fils à là suite du sien.

ABRI AL (Jacques), fils, des précédens 9 et frère de celui qui ya suiyre 9 ^yoît, comme lui 9 bien profité de la pieuse éducation que leur père et leur mère leur ayoient donnée. Ils habitoîent avec eux la yille d'Issingeaux en Yelay. Partageant de sentiment et d'action la bonne œuyre de leurs parens > dans la généreuse hospitalité qu'ils donnoient secrètement à des prêtres fidèles dont la persécution menaçoit la tête (F. J*Alix), Jacques Abrîal fut arrêté ayec eux 9 et enyoyé comme eux et son frère à l'échafaud, en qualité de recéieur (U prêtres réfractdires. La sentence qui les fit périr tous les quatre ensemble , fut rendue, le 3 Âermidor an II ( 2 1 juillet 1 794) ; et son exécution eut lieu ce jour^ là même. {V. J. B. Abeillon. )

ABRIAL (IsABEAu), frère de Jacques 9 et fils de Jean Abrial et de Marie- Anne Chalendas, dont nous yenons de parler 9 habitoit la maison paternelle à Issingeaux en Yelay. Associé à toutes les bonnes œuyres qui s'y faisoîent, il eut sa part de mérite dans l'hos-* pitalîté qu'ils offrirent secrètement à des prêtres fidèles dont la y ie étoit menacée. Lorsque cette bonne œuyre fut découyerte par les persécuteurs 9 Isabeau - Abrial par* tagea le sort de son père , de sa mère et de son frère. Il fut arrêté et conduit arec eux au trîbu-

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