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figé de ^â an« à l'époque affreuse du 10 août 17929 ètoit encore plus YÔnérable par ses tertud sacerdotales que par ses années.
Il ayoit surtout acquis un grand mérite aupi^ès de Dieu dans le ministère de la direction des âmes* La communauté qu'il pré^ sidoit méritoit* d'aroir un tel supérieur; et, dans tout le voisinage» elle iaspiroit un respect mêlé d'attachement doitt on eut une preuve bien Joucbante lorsc[U'après le 10 août les impies ré^ Ti^utionnaires se décliaînèrent si fougueusement contre les prêtres non -assermentés, et commencèrent à les rechercher avec fureur le dimanche i3 dfe ce mois. Les personnes qui habîtoient dans le voisinage de ceux de la Doctrine Chrétiemie accoururent pour les avertir, et les conjurer de fuir.
Ils n'avoîent encore pu s'y résoudre, quand, le 16, leur maison se trouvant investie par les satellites des persécuteurs; et les mêmes voisins leur ayant lait connoître qu'ils n'avoienf pas de temps à perdre pour éviter le danger, ils consentirent à s'échappei*, et sortirent par une porte noh fréquentée et presque ignorée, qui s'ouvroit sur la rue Saint-Etlennedu-Mont. Le supérieur Bochot, qui leur en avoît lui-même donné le conseil, crut devoir cependant rester avec le P. Félix , qui avoit parmi eux la charge de procureur {F. FÉiix). Maïs, pendant
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que les doctrinaires fuyoîéiat d^uri côté, les satellites entroient par la principale potte de la maison ; et le P.- Bochot les atteildoît avec une fermeté accompagnée de calme, sans' craindre de mourir par la main des impies. Us lé saisirent , et le traînèrent avec le P. Félix au comité de la section.
Le P. Bochot leur étoît d^autawt plus èdièux, qu'avec s6n confrère ils restaient seuls chargés de toute la haine vouée à une congrégn*'^ tion (pli , par sa constante régu-> larité de conduite , pa^ les service^ qu'elfe ne cessoit de rendre à tous ceux qui recouroîent à elle, et par les instructions solides qui se faisoient toute l'année dans sort église, y attiroft un grand concours, et )ouîssoit de la véné^ ration publique. Le P. Bochot, incapable de faire aucun acte répréhénsible, refusa le serment que le comité Itai demandoit, et fut enfermé ce jour-là mêine , le 26 août, comme prisonnier, dans le séminaire de Saini-Firmên.
Digne du martyre, il ne tarda pas à recevoir du Ciel la récompense de ses bonnes œuvres. Associé à tous ces ministres de Jésus-Christ qu'on devoit bientôt y faire périt comme insermentés, il fdt mas^ sacré avec eux le 5 septembre suivant. ( F, Septemsee. )
BODEREAU (/V...), vicaire de la paroisse du Pré dans la ville du Mans , montra , dès les commencemens de la révolution , unfc