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oj^osition trèt-déeidée aux er-* reurs de la c0rMitution civiic du dergé* Il refusa aTeo beaucoup de fermeté d'en prêter le serment^ et fut dès lors youé à la persécutioni* Xor» dé la loi de dè^ portation du fl6 août 17929 il se dispensa de hà obéir, et resta en France pour continuer à rendre son .ministère utile aux catbo* liques» Il eat pour asile secret une maison de la paroisse de Cou** lombiers, à huit lieues du Mans* Les persécuteurs Ty ayant enfin découyert* le firent saisir et <ifne« ner à la.{Mri8on de cette yille. Pré-*yoyai^ dans sa captivité, et d'après les lois d'alors , comme aus»i d'a-^^ près le refus qu'il faisoit de prêter le nouvéaa serment de iiherUégaUté ^ i{\i''i\ seroit enyoyé à la mort, il' se prépara au martyre; et tous ceux qui l'approchaient étoient édifiés des sentin>ens hé* roiques de piété qu'il manifestoit en toute occasion. Traduit enfin devant le tribunal criminel du département de la Sûirthôf siég^eant au Mans, il fut condamné à la peine d» mort , comme « prêtre réfractarre », le 10 prairial an II (29 mai 1^93}; et il périt ce Jour -là même, fête de Vjiscension de notre Seigneury à quatre heures ef demie de Taprèsmidi. {F. P. BicBSUBRetBaossE, de Lussay. )
EOMJ (M AK€) , prêtre. ( F.- Bo-
TBBV. )
BOHAUD (Antoikb)» prêt!^
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du diocèse de Glermont-Perrand) né à Besse près Glermont, département du Puy-^U^DàmCf n'ayoit point fiiit le serment de i ^1 ; et son zèle l'empêcha de se soumettre à la loi de déportation du 26 août 1792. Il fut décGu* yert en 1793, et emprisonnée L'année suîyante, on l'enyoy» à Bordeaux, d'où il detoit être dé«porté au-delà des mers [F. Bctt- DfEAux). Il ne fut point compris dans les premiers embarquemens qui n'eurent lieu qu'à ia fin d« l'automne, trois mois après la chute de Roberspierre ; et il resta enfermé dans le fort du Ha. Sa carrière de souffrances touchoit à sa fin : le Ciel ne youloit pas qu'elle se prolongeât davantage. L'état de sa santé défaillante obli-^ gea ses gardes à le transporter à l'hôpital de Saint-André , où , sans cesser d'être captif de Jésus- Christ, il rendit son dernier soupir, le 5 décembre 1794 9 à l'âge de 54 ans. {F. 6. BbouiItUT et F. BavsTifiT. )
BOIMS (Jeak), homme de peine du diocèse dé Montauban, travaillant à journées dans la ville de Gaussade où il avoit pris naissance , fut du nombre des dix-sept qu'en 1794 on fit conduire au tribunal révotution^ nedre de Paris, et qui, le 3 messidor an 11^ ai* juin 1794)9 y furent condatï^nés à mort pour cause de religion , avec leur curé.
B^iris périt comm^ eux le mêmct
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jour j à l'âge de 3o ans ( F^ J. P. Gjlayieeb. )
BOIROU-DOËT ( Marguerite be)^ née en 17609 à Saint-Giers- Ghampagne, près de Barbézieux^ dans le diocèse de Saintes 9 habitoit la Tille de .Bordeaux 9 depuis nombre d'années. La piété qui animoit toutes ses actions 9 se distinguoit surtout par un grand amour pour les pauyres. Les œuvres de charité qu'elle exerpoit en particulier 9 la firent choisir pour directrice des secours que dépo8oient9 pour eux 9 les personnes charitables de la paroisse où elle demeuroit ; et cette paroisse étoit l'une des plus considérables de Bordeaux 9 celle de 5ainte-£ulalie. Déjà très-avancée dans la voie du salut 9 elle ne pouvoit qu'y persévérer, lorsque la constitution dviie du clergé vint en détourner tant de chrétiens. Son zèle pour les infortunés dut nécessairement comprendre 9 dans les actes de sa bienfaisance 9 les prêtres catholiques 9 lorsque déjà privés de ressources 9 ils étoient «n outre obligés de se cacher 9 pour se soustraire à la persécution. £lle ne recouroit qu'à leur ministère 9 pour entendre la messe et fréquenter les sacremens. Au reproche que lui en faisoient nos sacrilèges réformateurs 9 l'inique l^gfelation d'alors pouvoit ajouter celui d'être parente de nobles qui avoient émigré. £lle fut dénoncée sous ces
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deux rapports; et 9 sans égard pour les services qu'elle rendoit aux pauvres 9 on vint l'arrêter 9 le 4 mars 1794$ dernier mardi du carnaval. Enfermée dans la maison des Orphelines, convertie en prison 9 elle n'y fut pas d'abord traitée avec une extrême rigueur; mais 9 le quatrième jour9 8 mars 9 à dix heures du soir9 des commissaires 5 un serrurier 9 et leur escorte 9 vinrent la réveiller en sursaut 9 pour la mettre au secret. Gette surprise effrayante la fit évanouir ; et 9 pendant qu'elle étoit sans connoissance9 on la séquestra des autres prisonniers 9 et on l'enferma seule 9 à l'écart 9 d'une manière très -rigoureuse.
Dieu la soutint dans cette nouvelle épreuve; et elle semUa acquérir des forces par le surcroît de privations auquel elle se trouvoit réduite. Pendant le carême 9 elle fut conduite devant lies juges de la commission tnili^ taire, un jour où le nombre des victimes étoit assez considérable pour contenter leur soif de sang humain 9 sans que Marguerite de Boirou-Doët fût immolée avec les autres. Aussi 9 ne fut-elle pas condamnée dans cette circonstance ; et les juges la renvoyèrent9 avec la simple escorte d'un soldat. Le lieu des séances de la commission militaire étoit éloigné de la pri^ son. En y rerenant, cette vertueuse dame trouvâtes rues pleines d*une populace soudoyée pour
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^ntrager les prisonniers. Passant , au milieu de cette tourbe qui Finsultoit, elle avoit les mains croisées sur la poitrine ^ les yeux fixés vers le Ciel 9 et supportoit les outrages 9 sans proférer une seule plainte; enfin, elle arriva dans sa prison. Quoiqu'elle ne manquât pas de la volonté de sceller sa Foi avec son sang, elle conser- Voit cependant une crainte particulière de la guillotine. « Vous savez, écri voit - elle secrètement à son confesseur, combien j'ai horreur de ce genre de supplice :
cette horreur est si grande, que, si la chose étoit permise et abandonnée à mon choix, je me jetterois plutôt et volontiers dans un brasier ardent; mais Dieu ne nous donne pas ce qui nous plaît; et il veut que nous acceptions avec soumission ce qu'il choisit luimême pour nous purifier». Elle fut appelée quatre fois différentes devant les juges, soit que Dieu permit qu'ils éprouvassent souvent sa constance , soit qu'ils eussent besoin de s'enhardir pour sacrifier la mère des pauvres. La dernière fois qu'elle y parut, étoit le dimanche des Rameaux, 1 5 avril; et elle se trouvoit si foible de corps, qu'il fîdlut une chaise à porteurs pour l'y conduire. La séance dura plus de deux heures.
Les forces lui manquoient pour parler; elle ne pouvoit répondre que par des signes de tête, qui lui suflisoientpcurdirecmi^ Qunanj
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mais la force lui revint d'une manière admirable, quand elle entendit prononcer contre elle la peine de mort. Après la lecture de la sentence qui la disoit condamnée comme « complice d'émigrés et de prêtres fanatiques » , le président de la commission l'interpella , avec autant de barbarie que de stupidité , en ces termes :
« Qu'as - tu à répondre, maintenant que tu es condamnée » ? Elle répondit : « Rien , puisque vous me trouvez digne de mort; et Dieu veuille vous pardonner ^ comme je vous pardonne». Tous les assistans, frappés de cette atroce condamnation , étoient tombés dans la tristesse la plus profonde : Marguerite Boirou- Doët seule paroissoit satisfaite.
Ceux qui la considérèrent attentivement alors, crurent apercevoir sur son visage un rayon de cette gloire céleste à laquelle elle touchoit. Il n'y restoit pas la moindre trace de sa foiblesse précédente.
La pâleur y étoit remplacée pat l'incarnat de l'innocence. £lle se leva, traversa la salle avec une majesté qui ravit tout le monde.
Quand elle fut arrivée au pied de^ l'échafaud, elle demanda au bourreau la permission de faire sa prière; et, ayant obtenu cett^ faveur, elle se prosterna le visage eontre terre, sans prendre garde à la boue sur laquelle elle étoit ager nouillée. Quelques spectateurs qut t'approchoieat d^ fort près pçur
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la conteikiplery la gêDoient dans sa dernière oraison d*ici-bas ; elle leur dit, ayec une douceur angélîque : «Eloignez -tous 9 je vous prie ; et permettez que je fasse en paix ma dernière prière au Seigneur : c'est aujourd'hui qu'il est entré en triomphe à Jérusalem; je le supplie de reccToir, ce même Jour, mon âme dans la Jérusalem céleste ». On respecta ce pieux désir en se retirant; et, quand elle eût achevé sa prière, elle monta courageusement sur l'autel de son sacrifice, et le con-* somma ayec la Foi des premiers Martyrs : ce sont les propres paroles des témoins de son exécution. La sentence porte, au registre, la date du 24 germinal an II, qui correspondoit au jour que nous ayons précédemment indiqué.
BOISARD ( MiaiE Gvillottb , ▼•), ouyrière à journées, âgée de 60 ans, née à Legé en Poitou , et demeurant dans le bourg de Challans, au diocèse de Lupon, manifesta sa Foi d'une manière héroïquement chrétienne, lorsque les novateurs révolutionnaires voulurent arracher aux fidèles de cette contrée leurs autels et leurs pasteurs légitimes. £IIe restoit constamment attachée à leur doctrine et à leur ministère , sans craindre la violence des persécutions. On l'arrêtapour cette cause, et on la conduisit à Paris malgré son grand âge. Elle j fut condamnée
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à la peine de mort par le tribunaf tévohuionnaire s le 7 messidor an II (25 juin 1794)9 comme « convaincue de s'être déclarée l'ennemie du peuple, en servant de diverses manières les complots des prêtres dans le département de la Vendée.,..,.; en contribuant soit directement , soit indirectement , à touslesexcèsdonts'éloientsouillés les fanatiques , etc. <» Marie Boisard fut exécutée le même jour.
. BOISBERNIER (Frauçois Gigot de], vicaire-général de l'ar* chevêche de Sens, occupant dans cette métropole la dignité d'archiprêtre pour le Gâtinais, et né à Sens même,. en 1756, s'étoit réfugié à Paris, croyant être plus en sûreté contre la persécution. Il y fut arrêté en 1795, et jeté dans la prison dite de Saint-Lazare.
Quand les persécuteurs, embarrassés du grand nombre de prisonniers qui leur restoient à immoler, et voulant , faute de griefs réels contre chacun en particulier, s^en créer un qui enveloppât de suite un grand nombre de v ictimes, supposèrent des conspirations dans les priions , le chanoine Boii^bernier fut compris parmi les prétendus conspirateurs de celle où il étoit. C'est avec un tel prétexte , que le tribunal révoiutionnairc se procura la satisfaction d'envoyer ce grand-vicaire à l'échafaud , le 6 thermidor an II (24 juillet 1794)*' BOISGELIN (Thomas-Pibrak- Antoinb), l'un des vicaires-géné-
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raux de rarchevêque d'Aix, cha<^ noine honoraire de sa cathédrale »
et ancien agent général du clergé de France 9 n'avoit pas prêté le serment de la constitution dviU du cierge; et ce motif, comme encore le caractère sacerdotal dont il étoitrevêtu, le firent comprendre dans le nomhre des prêtres qu'à la cuite du lo août 1 79a , on enferma pour les massacrer ensemble quelques Jours après. Un historien du Cierge de France pendant ia Révolution en convient, tout en disant ayec une inconséquente rigidité : « A quel titre le nom de cet ecclésiastique se trouye-t-il parmi ces glorieuses victimes »?
Les torts de conduite mondaine que cet écrivain lui reprochoit avec une amertume extrême pour )ustifier cette interrogation , torts qu'il ne reprochoit qu'à lui , n'étoient , certes , pas aussi graves que ceux de sainte Afre , et de sainte Théodote dont nous avons parlé dans notre Disc, prélimin., ^pag. 44 c^ 4^1)9 6t que r£glise regarde comme de saintes Martyres. Qù$nd la mort a été subie pour des actes commandés par la Foi 9 et qu'ainsi le pécheur a été lavé par ce baptême de sang qui a, pour tous les péchés quelconques, la même vertu que le baptême d'eau par lequel sont effacées la peine et la coulpe du péché originel ; revenir sur les torts antérieurs d'une telle victime, seroit tomber dans l'erreur de
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cette proposition si justement anathématisée par Alexandre YIII :
Homo toto vitœ stuxf temporc tenetur pœnitenticwn agere de peccato originaii* Cette ob3er«« vation peut être ajoutée aux ré^ flexions contenues dans le Coa^ ftOLLAiEE du Disgodas indiqué cidessus. L'historien conclut néanmoins suivant nos principes, en disant que l'abbé de Boisgelin « subissant le même martyre que ses confrères , reçut la même récompense». C'étoit dans la prison de V Abbaye qu'on l'avoit enfermé {V. Septembre). Sa précédente opposition aux systèmes de l'hérésie et du schisme, n'avoit pu que disposer le Ciel à lui accorder la grâce de la contrition avant celle du martyre. Ne pouvoit-on pas lui appliquer les paroles de saint Jean Chrysostôme sur la mort violente du prêtre Lucien ? « Dès que l'esclave du péché est baptisé dans soft sang , disoit-il , le joug de l'enfer qui pesoit sur lui est brisé. £h ! ne sayes pas surpris de ce que j'appelle baptême la manière dont il a péri , car la grâce survient avec abondance dans tme telle mort. Il en résulte immédiatement l'abolir tion des péchés, avec une admirahle, une étonnante purification de l'âme. Celui qui souffre le martyre est purifié par son sang, comme celui qui reçoit l'eau baptismale.
L'effet est le même pour l'un comme pour l'autre » : Hodie ser* "vm sanguine baptizatur : în-
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(F. J. G. Blot et BoHNATy cha-f noine. )
BOLLERET (Louis), prêtre, ne en Franche- Comté yers i^ôo»
ficaire de la paroisse du Mont, après ayoir étité les persécutions qu'il s'étoît attirées par le refus des sennens anti-religieux de la réyolution, étoît venu, dans les années moins effrayantes de 1795 et 1796, desservir la paroisse de la Bivière dans le diocèse de Langres. Après la funeste crise du iB fructidor (4 septembre 1797)5 et Ip loi de déportation à la Guiane, rendue le lendemain contre les prêtres soi - disant réfractaires , Bolleret fut recherché par les per* sécuteurs. Ils ne parvinrent à le trouver qu'au commencement de 1798 ; mais ils l'envoyèrent de sulce à Rochefort pour qu'il y fût embarqué ( V. Gvune). Il ne put l'être qxxe bWT ta Bayonnaiêt s le I*' août suivant. Elle le déposa dans le port de Gayenne le 39 septembre. On le relégua dans la contrée dévorante de Konanama.
Il y mourut de scorbut, et rongé par les vers et les chiques, le a:2 novembre 1 798, à l'âge de 4B ans , laissant pour toute succession 60 livres 4 sous.
BONARD (JBAN-ANTOiirE), prêtre du diocèse d'Avignon , et y e:(erpant les fonctions de vicaire à Cabrlères, fut arrêté dans Tété de 1793, et livré comme prêtre au tribunal criminel du département de Fa/u^tuêe, qui troovoit tout
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sJimple de n'employer que l'accu« sation de « contre - révolution-* niftire » contre les ministres du Sei« gneur, pour lé^ envoyer à l'écha^ faud. C'est ainsi que le fut ce vicaire , par une sentence du 8 nivôse an II (28 décembre 1795).
BONAVENTURE {Dom)^ Chatreux. ( K. B. Feohbnt. )
BON FILS (iV...)> curé de Droup , dans le diocèse de Troyes , persécuté , maltraité pour n'avoir pas fait le serment de la consti^ tution civile du clergé 9 mourut en 1 79a des suites de ces mauvais traitemens ; et nous ne nous croyons pas téméraires, en met* tant son nom parmi ceux des Martyrs, en conséquence de ce qui a été dit dans notre tome I, page 38; et d'ailieurs, nous le trouvons sur une liste qui , regardée comme celle de nos Martyrs, tut publiée à Rome eh 17949 ^ la suite de la traduction française du discours latin de M. J. Marotti, ex-jésuite, alors professeur au collège Romain , et depuis secrétaire des lettres latines de Pie VI. Nous eh avons déjà parlé, pag. 35.
( V. AtPOiSR , dé Montmorillon. )
BONIJOL, et non BOUYOL, comme on pent s'en convaincre aisément par la France EccU^ siastique de 1 790 , étoit chanoine déi'église cathédrale d'Usés. Né da»s la ville de Nismes, il y revint en 1791, lors de la suppression des chapitres, et y montra un grand zèle pour prémunir les