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tre très-familière au marquis Caraccioli^ dans laquelle est dévoilée l'imposture de ses préten* dues lettres de Ganganelli (Clément XIV), in-8% i;;77;a*.£aîatnen critique des Observations sur VAtlarUide de Platon, far BaMly» in- 1 2 , 1 779. Le premier de ces ouvrages avoit paru 3ans nom d'auteur, et le secopd sous celui de VAhhéde Crey***; mais bien des gens étoient dans la confidence. Comme le ^tyle de l'abbé Bonnaud avoit de la cbaleur, que son zèle pour la religion étoit celui d'un apôtre , . il fut chargé , par quelques catholiques, de combattre les prétentions des protestans, lorsqu'en 1787, ils rér clamoient avec tant de force l'état civil. L'abbé Bonnaud fit en côn-' séquence un assez volumineux Mémoire où il démontra par des faits et des raisonnemens^ qu'une telle concession exposeroit le trône et la Frs^njce à de grands malheurs.
Ce Mémoire, devenu fameux, étoit intitulé : Discours à lire au conseil, en présence du roi, par un ministre patriote, sur le projet d*accorder Vétat civil a/ux protestans. L'auteur n'y étoit point nommé ; et con^me la duchesse de Noailles, dans les sentimens et les vues de laquelle il étoit écrit , en faisoit elle-même ladistribution avec beaucoup d'activité, et que personnellement elle alloît le porter chez les membres du conseil et du parlement 9 on
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rappela le Mémoire de M'^ de NoaUles. Le public le crut d'abord fait par l'abbé Lenfant, aussi exjésuite , et non par l'abbé Bonnaud qui n^étoit point encore assez connu. Il le devint davantage par son nouvel ouvrage, intitulé : Hérodote, historien du peuple héhreu sans U savoir^ ou Réponse à la critiqua de Chistoirç des temps fabuleux de l'abbé Gué-> rin du Rocher {V. ce nom), in-8% 1786. Le ministre de la feuille des bénéfices, M. de Marbeuf^ évêque d'Autun, récompensa les travaux de l'auteur, en lui faisant conférer parle roi, en 1788, deux petits ))énéfices qui lui donnèrent l'aisance nécessaire au travail, savoir»
le prieuré de Sermaise et Ann»
dans le diocèse de La Rochelle, et le prieuré de Harnicourt, dans le diocèse de Beauvais. Ce prélat prit même en lui tant de confiance y que lorsque le roi l'eut nommé archevêque de Lyon, en 17885 l'abbé Bonnaud fut un des trois ecclésiastiques qu'il s'empressa d'y envoyer comme grands-vicaires pour gouverner ce diocèsie çn son nom. Bonnaud y étoit plus spécialement chargé des choses purement spirituelles , telles que la rédaction des lettres pastorales et des mandemens. Il se logea trèsmodestement au séminaire que dirigeoient les Sulpiciens 9 et y fut un nouveau sujet d'édification pour leurs élèves. Un mandeinept qu'il composa et publia au