‹ Le Marxisme et son critique BernsteinChapitre 25 sur 54 · XXX PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXX PRÉFACE

compte -rendu de la « Sâchsische Arbeiterzeitung », Liebknecht m'a reproché, dit-on, dans une conférence qu'il a faite à Dresde, de m'être laissé influencer par mes anciennes relations avec Bernstein, dans la critique de son système. D'après ce compte-rendu, Bernstein ne serait qu'un homme insignifiant au point de vue politique et scientifique, et je n'aurais inséré ses articles dans la « Neue Zeit » que par amitié. Je n'ai pas répondu à ce reproche, d'abord, parce qu'il me rabaissait beaucoup plus que Bernstein et que je n'aime pas à prendre la parole pour ma défense personnelle. Mais aussi, parce que je croyais impossible que Liebkneckt eût parlé ainsi, car personne de ceux qui connaissent même superficiellement la « Neue Zeit » ne peut douter de la valeur de Bernstein et de la place qu'il a tenue dans ce journal. Mais comme quelques malins ont conclu de mon silence que je tenais pour juste le reproche adressé à Bernstein et à moi, il n'est peut-être pas superflu, que j'y contredise ici. Quand M. le professeur Diehl écrit dans les « Conradsche Jahrbûcher » que le socialisme scientifique a perdu dans la personne de Bernstein un de ses partisans les plus doués, les plus clairs, les plus savants », je souscris entièrement à cette juste appréciation de l'activité que Bernstein a déployée pour notre cause.

Nous n'avons pas à examiner dans cette pré-

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