TOTAL
1 224 OOG
Vo
On voit combien le travail des femmes l'emporte dans les petites exploitât: ^s. On comprend alors clairement que si les pers nnes occupées dans les petites exploitations cens uent 46, S O/q de l'ensemble des ouvriers de • industrie, les hommes employés dans ces petite exploitations ne comprennent en réalité que L„ i O/q de la population ouvrière masculine totah .
Le nombre des enfants , st aussi plus grand dans les petites exploitations q .e dans les grandes Malheureusement, on no peut non plus établir ici une comparaison entre 1882 et 1895.
Parmi les 6.871. S04 omAers que comptait l'in-
dustrie en 1895, il n'y avait pas moins de 603.150 enfants, par conséquent 8, 8 O/q. Si on déduit, comme le fait dans son rapport le bureau de statistique impérial, les femmes des propriétaires d'exploitation du nombre des ouvriers, il reste 6.474.727 ouvriers, et par conséquent 9,1 0/0 d'enfants.
Proportion O/o des enfants dans les grandes exploitations :
Exploitations comptant 1-5 personnes 15.2
— plus de. 20 » 5.9
Les ouvriers masculins adultes forment donc une fraction beaucoup plus petite de la classe ouvrière dans la petite industrie que dans la grande. Cette proportion se déplace donc au sein des éléments du prolétariat qui jouent un rôle politique et social prépondérant, au profit des travailleurs de la grande industrie, et cela beaucoup plus que les « chiffres gro iers » de l'ensemble des travailleurs au sein de oîiacune des exploitations en particulier ne permei. jnt de le reconnaître.
Si on considère sép rément les différentes branches de l'industrie,.'/ voit aussi que la concentration du capital progrc se encore plus vite que les chiffres grossiers de " :" statistique industrielle ne permettent de le cons -^ter au premier coup d'œil.
Remarquons tout d'abord que la concentration du capital ne se prod lit pas avec la même progression dans toutes les branches de l'industrie. La grande exploitation accapare successivement ces
diverses branches, et supplante la petite exploitation, sans pour cela rejeter dans les rangs du prolétariat tous les petits entrepreneurs de cette exploitation.
Chassés d'une industrie, ils en cherchent une nouvelle, vendent par exemple un produit, après l'avoir fabriqué, et d'industriels deviennent intermédiaires, etc. Le domaine de la petite exploitation se rétrécit ainsi de plus en plus, sans qu^ le nombre absolu des petites exploitations diminue. La progression de la grande exploitation, d'une part, se manifeste par une augmentation excessive des petites exploitations ; d'autre part, si la concurrence des grandes exploitations amène ici la disparition des petites, elle détermine ailleurs leur propre ruine en se faisant concurrence entre elles. Elles tombent ainsi de plus en plus dans la dépendance du capital, sont poussées à se spécialiser de plus en plus et préparent ainsi le terrain à la grande exploitation, qui tôt ou tard fait aussi son apparition sur ce domaine.
Nous constatons avant tout ce fait important, que la concentration des exploitations dans l'industrie est beaucoup plus avancée que dans le commerce et le trafic, si on prend pour base le nombre des ouvriers employés, base qui, il est vrai, présente quelques inconvénients, car dans le commerce une entreprise occupant 10-20 personnes peut être déjà une grande exploitation, tandis que dans l'industrie de pareilles entreprises sont encore à la limite de la petite exploitation. Mais nous n'avons pas d'autres chiffres à notre disposition.
Sur 100 personnes employées, nous avions en 1895 :
Manufaclupes, mines, bâtiment. .
Commerce, trafic, 1 hôtels