Le masque de fer n'était pas Matthioli [microforme]
Les images suivantes ont été reproduites avec le plus grand soin, compte tenu de la condition et de la netteté de l'exemplaire filmé, et en conformité avec les conditions du contrat de filmage.
Les exemplaires originaux dont la couverture en papier est imprimée sont filmés en commençant par le premier plat et en terminant soit par la dernière page qui comporte une empreinte d'impression ou d'illustration, soit par le second plat, selon le cas. Tous les autres exemplaires originaux sont filmés en commençant par la première page qui comporte une empreinte d'impression ou d'illustration et en terminant par la dernière page qui comporte une telle empreinte.
Un des symboles suivants apparaîtra sur la dernière image de chaque microfiche, selon le cas: le symbole —»- signifie A SUIVRE", le symbole Y signifie “FIN”.
Les cartes, planches, tableaux, etc., peuvent être filmés à des taux de réduction différents.
Lorsque le document est trop grand pour être reproduit en un seul cliché, il est filmé à partir de l'angle supérieur gauche, de gauche à droite, et de haut en bas, en prenant le nombre d'images nécessaire. Les diagrammes suivants illustrent la méthode.
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19m ES MEMOIRES DE LA SOCIETE ROYALE DU CANADA DEUXIEME SERIE—1905-1905 TOME XI SECTION I
LITTERATURE FRANCAISE, HIST OIRE, ARCHEOLOGIE, ETC.
Par PAUL De CAZES
EN VENTE CHEZ j. HOPE ET FILS, OTTAWA ; THE COPP.CLARK CO, TORONTO BERNARD QUARITCH, LONDRES, ANGLETERRE
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Secrion I., 1905 [89] Méoirss S, R, C.
Par PAUL DE (Ars.
(Lu le 25 mai 1905.)
Dans le cours du printemps, M. Funck-Brentano, conservateur de la bibliothèque de l'Arsenal, à Paris, et auteur de plusieurs ouvrages historiographiques, donnait à Québec une conférence sur la fameuse légende du Masque de fer.
S'appuyant sur les documents, concernant la Bastille, confiés à sa garde, il se faisait fort de démontrer qu'il avait le mot de cette énigme jusqu’aujourd'hui impénétrable.
Avant de parler du prisonnier, M. F. Brentano entretint son auditoire de la prison, d'une façon fort intéressante, mais parfois, il faut bien l'avouer, un peu fantaisiste. 11 a usé très largement de l'autorité que lui donne la sitration qui l’a fait le dépositaire d'archives où il a été à même de ccusuiter les documents sur lesquels il étayait sa démonstration.
Si on ignorait tout de la mystérieuse prison d'Etat, dit-il, c’est que les prisonniers qui e: sortaient, avant d’être mis en liberté, se liaient par un serment solennel de ne rien dévoiler de ce qui s’y passait, 1
En entendant cette déclaration de M. Brentano, on tremblait de frayeur en songeant aux horribles choses rendues inviolables par le terrible secret, on frémissait à la pensée de toutes les horreurs qui se cachaient derrière le chut mystérieux, par lequel répondait tout prisonnier libéré interrogé sur ce qu'il avait vu et entendu pendant sa dé. tention. ‘
Mais on avait tort de soupçonner ce serment de couvrir de sinistres secrets. Bien au contraire, si serment il y avait, il devait servir à garantir la Bastille d’une pléthore de grands seigneurs décavés qui auraient sollicité d’y être internés, s’ils avaient eu la moindre idée des prévenances dont y étaient comblés les prisonniers d'Etat.
Ce fut done un grand soulagement pour l’auditoire, sous le coup de l'émotion profonde où l’avaient plongé les sous-entendus de M. Brentano,
() M. F. Brentano semble avoir oublié que le père Briffet, pendant plusieurs années aumônier de la Hastille, dans son “Traité des différentes sortes “ de preuves qui servent À établir la vérité dans l'Histoire”, publié en 1769, l'avocat Linguet, dans ses “Mémoires sur la Bastille”, où il fut prisonnier pendant deux ans, et enfin M. du Junca. lieutenant de roi de cette prison d'Etat, dans son journal, donnent des détails prouvant qu'ils n'étaient gênés par aucun serment.