‹ Le masque de poix drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 101 sur 121 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

LOUISE, seule.

Oh ! je me trompais... je le jugeais mal ! je m’attendais ii le voir élever sa volonté contre ma détermination, et il m’a laissée libre... et il accepte mon refus comme un droit qu’il me reconnaît... Oh ! je le jugeais mal... mais aussi pourquoi se fier à ces lettres sans signature? Par cela seul qu’un homme cache sa signature pour écrire, est-il donc plus digne de foi que celui qui se fait fi anchement connaître ? Singulier effet des lettres anonymes ! on les croit pourtant précisément parce qu’elles sont anonymes! Allons, c’est de la faiblesse, et je veux en demander pardon à Dieu, (eiic ouvre la porte (lo l’oratoire.) Qu’entcnds-jc ! ou dirait qu'un caillou est venu frapper contre cette vitre, (du iieures sonnent.) Dix heures !...C’estl'heure annoncée par la lettre... Serait-ce donc vrai?... mais quel ami?... un de mes trois frères, sans doute.. ^ Du bi’uit... on dirait... ( Elle entre dans roratoirc ot eu ressort vivement. Qu’ai-je vul une échelle de cordes... on monte... oui... j'ai peur... un homme!... Ah! au secours!... Trop lard ! (Torabaat à genoux.) Grâcc ! monsieur ! grâce!

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