ACTE IV
LOUISE
Mademoiselle, je resterai si vous êtes raisonnable, entendezvous?.., (icDdrement.) Ivaua, chère enfant, dors paisiblement ; je ne te quitte pas.
IVANA, s'endormant snr le lit, au fond.
Merci, appelle-moi ta sœur.
LOUISE
Repose en paix, petite sœur.
ÏVANA, s'’endormant.
Tiens ! c'est gentil, ce que tu viens de dire... Repose en paix, petite sœur.. . Quand je serai morte, je veux qu'on mette cela sur... ma... Mon Dieu! je mets mon âme... dans. ..tes... mains...
(Elle chante le refrain du HOLÎOUtchi BuiOU, Louise l'accompagne jusqu'à ce qu'elle donne.)
LOUISE
Elle dort! Chère enfant! sois bien tranquille... je suis là...
(Elle regarde du côtd de l'oratoire.) Et Lucicn... An ! Voici la luue <mi
se lève... Elle éclaire le chemin... Je ne le vois pas, lui... On ! il ne peut être loin !... Comme cet oratoire est doux et mystérieux! à la pâle lueur de la lune, des rayons d'argent glissent sur la croix d'ébène... La croix! Oh! mon Dieu ! je ne t'ai pas remercié!... Pardonne, pardonne, mon Dieu! et daigne recevoir ma tardive prière. (eiU entre dans l'oratoire avec un flambeau. A su sortie, Kolouga a pénétré par la fenêtre, rampe jusqu'à la porte, l'ouvre ; Borilotf parait.)