ACTE I
te taire, toi ! (Haut.) Comme c’est touché, hein ? c’est une norivelle forme... elle est de moi... essayez-le et vous en serez contente.
IV AN A
Oh! oui. . . essayons. . . Ah! ça me fatigue.
MARIOL.
Pas comme ça. . . permettez. . . Voüs le mettez sur les yeux ;
ça se porte dans le dos. (ll lui essaye le chapeau.)
PIERRE, à Louise.
Vous ai-je offensée, mademoiselle?
LOUISE
Offensée. . . Non, monsieur. . .
^ PIERRE
Dites-moi donc alors ce qu’il faut faire pour être digne de ce titre d’ami ?
LOUISE
L’amitié de la pauvre Louise est de bien peu de valeur, monsieur.
PIERRE
Pour moi, ce serait le bonheur, mademoiselle. . . (a part.) Du dédain !... oli ! nous verrons !
MARIOL, ipii a essayé le chapeau.
Ah! comnie il vous chausse! c’est-à-dire qu’il aurait été fait exprès qu’il n’h’ait pas mieux !
ivana.
Il va très-bien... oui... Oh! je suis bien contente!... (kUo hiiiiie.) Bien contente !
HIARIOL, à part.
11 y paraît !
AMANOA, à Ivaua.
Ainsi, mademoiselle, on peut mettre ce chapeau de côté ?
IVANA, nonchalamment.
Oui. . . il me fait grand plaisir, et ça fera plaisir àpapaaussi... Oui. . . à mon frère aussi, n’est-ce pas, Pierre ?
PIERRE, avec impatience.
Oui. . . oui. . .
MARIOL.
Alors je vais vous porter ça, mademoiselle, im carton, et je .suis à vous.
PIERRE, à part.
Cette jeune fille aime quelqu’im. . . le prince.. . ses trois amis... (liant.) Allons, partons, ma steur.
ou l’un de
IVANA
Partons... jé le veux bien... Abîmais rassurez-vous, petite... (A louise.) Je reviendrai bientôt.
LOUISE
Vous êtes trop bonne.
le facteur, entrant.
Une lettre pour monsieur Pierre.
MARIOL, lisant la gnscription.
Quelle ressemblance avec l’autre lettre, celle .qui m'a fait aller là-bas !
PIERRE, à Louise.
Me donnez-vous le droit de dire aussi : A bientôt?
LOUISE
Mon magasin est ouvert à tous les clients qui me font 1 honneur de se fournir chez moi.
PIERRE, à part.
Toujours de glace... enfin!
MARIOL, qui a lu, bas à Louise.
Cré coquin! Louise, ton secret, ta naissance, ta fortune!... tout est là.
IVANA, de loin à Mariol.
Eh bien? venez... je vous trouve très-amusant.
MARIOL.
On Y va, mademoiselle, on y va... (Bas à Louise.) Quel rasoir!
(Ils se dirigent tous les trois vers la porte, elle s'ouvre brusquement. Lucien parait, pâle et défait; il est accompagné de Sautriot. Un Agent les suit.)