ACTE I
LUCIEN
Au fond de votre fleuve maudit ! tous jusqu'au dernier!
l’agent.
Comment, misérable, vous auriez...
LUCIEN
La guerre est déclarée entre mon pays et le vôtre... et vous venez me demander des fusils, à moi, à moi ! mais je me couperais plutôt le poing, que de fabriquer \me seule arme destinée à frapper les soldats de la Fiance !
UABIOL.
Ah ! c’est crânement dit!
IVANA , à Pierre.
Quoi?... je vous prie... Mais tout cela est ti'ès-bien !
PIERRE
Que vous importe? (a part.) Ah! la guerre est déclarée!
l’agent, à Lucieo.
Suivez-nous.
LOUISE
Lucien... mon Lucien!...
MARIOL, à l'Agent.
Dites donc, monsieur... eh bien, moi?
l’agent.
Que voulez-vûus?
MARIOL.
Vous pouvez m^emmener aussi, allez... A sa place, j’aurais fait comme lui... Je partage son opinion, je dois donc partager son sort... Ainsi, par ûle à gauche.
l’agent.
L’ordre ne concerne que Lucien Bernard... Mais en raison de vos discours, et en vertu de mes attributions, je vous arrête...
SABTEIOT, à part.
Pincé!
LOUISE a AVANDA.
MABIOL.
A la bonne heure!... (a Lucien.) Comme ça, nous ne nous
? [UittcronS pas. (Se ravisant, à part eu regardant Louise.) Ail! bigre! me
aire coffrer quand j’ai tant besoin de ma liberté pour elle!...
quelle boulette!... (Haut, en repoussant le soldat qu’on a placé prés do lui.)
Pardon, excuse, j’ai une affaire qui me force à circuler. (Le
soldat court après lui ; un autre revient pour lui prêter main-forte, Mariol leur passe la jambe et s’enfuit en disant.) Gare qUG je paSSe!