LK MASQUE DE POIX
» de Triskoï... par un jeu bizarre de la nature, tu ressembles » comme deux gouttes d’eau à Toriginal dudit portrait...» (s’interrompant, àSjuiriot.) De son vivant... Tu m’écoutes?
SAUTRIOT.
De son vivant!... le portrait de l’original... comme deux gouttes d’eau... Tu vois que j’y suis... va!
MARIOI-, Usant.
il Grave ce portrait dans ta mémoire, et retourne à Saint- » PétersboijTg, en évitant d’ètre reconnu et suivi... Prociire-toi » un costume en tout point semblable à celui du portrait, et » ainsi vêtu, présente-toi hardiment chez le barine Bariloff, » sous le nom du seigneur de Triskoï, dont la mort est encore » ignorée... Monsiem- de Triskoï était Tami intime du comte » Rozoroff, lequel a été marié secrètement à Cécile Raymond, » mère de Louise. » (a sauiriot.) Mère de Louise... tu entends?
SAUTRIOT.
Nous y voUà donc !... Ah ! bah! le comte... Rozorofl... mère de Louise... non... je veux dire...
MARIOL.
Suivons... car c’est embrouillé comme un vieux mélodrame, et si on perd une scène, ni, ni, c’est fini, cours après... Nous disons donc qu’un noble russe qu’était comte de sa personne...
SAUTRIOT.
Monsieur Rozoroff...
MARIOL.
A épousé...
La mère à Louise...
MARIOL.
Et que Louise est la fille de ce comte... y es-tu?
SAUTRIOT.
J’y suis.
MARIOL, baat et lisant.
a Une fortune considérable avait été déposée secrètement à » Paris, par le comte Rozoroff, à l’intention de sa femme, Cécile » Raymond... »
SAUTRIOT.
Ah ! bigre !
MARIOL.
. Attends, tu n’y es pas. (Lisant.) « Mais le comte étant mort » sans que Cécile ait pu produire son acte de mariage, toute la » fortune du comte, son mari, a fait retour au barine Boriloff, » le plus proche héritier du comte. Or, Boriloff doit posséder » cet acte important, ou du moins il doit savoir où il est. Par