ACTE IL
St au sujet de...
IVANA
BORILOFF.
sujet de?...
. . Mais tu te fâches lui?... De qui?
toujours quand je te parle de lui...
BORILOFF.
IVANA
mon oncle...
core!
BORILOFF.
IVANA
... J'en étais sûre... Allons, père, regarde-moi avec tes bons , tu sais, les yeux qui m'aiment.
BORILOFF.
ène! Eh bien! voyons, parle... Que t'a-t-on raconté?
IVANA
is-tu que ce serait bien touchant, si c'était vrai!... Mais PieiTC, on ne sait jamais un mot de vraie vérité.
BORILOFF, ua pnu impaiienle.
ifm!...
IVANA
l!... encore! (prcnaut un ton enfantin pour son récit.) Il m’a donC
nté que mon oncle avait été bien malheureux... qu'ilaimait pauvre jeune fdle, une Française... je ne sais pas son nom, ieiTC non plus.
BORILOFF, à part.
le sais, moi, ce nom... et je sais aussi que mademoiselle ise, cette jeune modiste, est la üllede...
IVANA^ coDtiDuant.
paraît que la Française était venue à Saint-Pétersbourg pour institutrice... que c’est là que mon oncle l’a connue... et 'nfin, une nuit... dans unechapelle... bien loin... bien loin... es a mariés secrètement.
BORILOFF.
'est un mensonge... il n’y a pas eu de mariage.
IVANA
ais ne te fâche donc pas... Je te raconte, est-ce que je sais,
BORILOFF.
'est vrai, continue.
IVANA
i tu te fâches encore...
3ü LE MASQUE DE POIX.
BORJLOFF.
Je ne me fâcherai pas.
IVANA
Tu le promets?
BORU.OFF.
Je le jure.
Alors... ils sont partis, la nuit... en poste avec un seul domestique, un Français, à ce qu’il paraît... les voilàà la frontière... Ils sc croient sauvés. — Tout à coup, un homme arrive comme la foudre : Au nom du czar, dit-il, arrêtez-vous! — Il s’adi-esse à mon oncle. — Retournez à Saint- Pétersbourg en toute hâte. — Pauvre oncle! le désespoir Fa tué en route. — Vous, continue l’homme en s’adressant à la demoiselle, poursuivez votre voyage, la Russie vous est à jamais fermée. — Et là-dessus, on les a séparés, sans avoir égard à leurs larmes et à leurs prières. Quant au pauvre domestique français, il paraît, à ce que m’a dit Pierre, qu’on l’a envoyé en Sibérie, après lui avoir coupé la langue, pour le punir d’avoir assisté un seigneur russe dans son projet de fuir à l'étranger. Est-ce vrai tout cela, dis, père?
BORU.OFF, avec embarras.
Non... non... ma fille..., en vérité... (a part.) Comment Pierre a-t-il pu savoir?... Heureusement que l’acte du mariage secret est en ma possession... Quant aux témoins, aille qui pourra chercher au fond de l’Oural ce vieillard impotent, ce comte de Triskoî, si toutefois il existe encore.
LE LAQUAIS; R Ivana.
Le professeur de danse de mademoiselle attend là depuis longtemps.
IVANA
Ah! oui... qu’il vienne!
BORILOFF.
Je te laisse, mon enfant... Adieu! adieu! (ii sort.)