‹ Le masque de poix drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 32 sur 121 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

BORILOFF «.ui, puis IVANA.

BORILOFF.

Un complice ! Qu’a-l-il voulu dire ?. . . Saurait-il ?... Oui, il doit savoir... Que m’importe, après tout? Avoir un tel fils !. . . Ah ! oui. .. j’avais raison de le dire ; — C’est le châtiment qui commence.

IVANA, s’approchant et tendrement.

Qu’as-tu donc, mon père ? Je paiâe que Pierre t’a encore fait de la peine?... le méchant !

BORILOFF.

Ivana ! ma fille ! ma fille adorée ! (a pan.) Ah ! Pierre ! pourquoi n’es-lu pas marié?... Pourquoi n’as-tu pas un enfant?... C’est l’amour paternel qui te rendrait meilleur. (Haut à ivana qui tient un livre ouvert.) Que lis-tu donc là de si attachant, ma fille ?

IVANA

Oh ! c'est effrayant, va, les causes célèbres du Livre rouge.

BORILOFF, écartant le livre.

Oh! quel intérêt trouves-tu à la lecture de tous ces crimes?

IVANA

Cela fait mal. . . et alors, vois-tu, ça me fait plaisir ; oui, il y a surtout la mort de Vaninka, qui me fait frissonner... La pauvre fille!... Tu ne sais pas... on l’a étouffée avec... Ah! ça me fait pem-! Si je mourais de cette manière-là, moi'... Ah!

BORILOFF.

Enfant!... Voyons, laissons cela. . . Ce livre vient de ma bibliothèque. Il y était renfermé... Qui te l’a donné ?

IVANA

Pierre. Il sait que j’aime les histoires qui font peur. . . Ah ! dis donc, père, à propos d’histoires, est-ce que c’est vrai aussi ce qu’il m’a raconté, Pierre ?

BORILOFF.

Que t’a-t-il raconté?

Page 1