ACTE II
PIEHRE.
Non, mon père... ou ne veut (|ue de l'argent... donnez, onnez tout...
lîORlLOFF.
Ce langage dans ta bouche !
PIERRE
Oui... je sais bien... vous ne pouvez comprendre... Oubliez
que ie vous ai dit tantôt... j'étais fou... j'étais furieu.\... j’éais m&hant! je vous en demande pardon... Donnez tout ce lu'ils vous demandent, mon père... mon héritage... ma part rte cette fortune... je l'abandonne... avec plaisir... avec joie... mais qu'eUe soit heureuse !
BORILOFF.
Y penses-tu? Elle? Louise Raymond?
PIERRE
Mon père, celle que j’aime plus que l'argent, plus que l'honneur, plus que la vie... c’est elle... c’est Louise Raymond!
BORILOFF, à part.
Ah ! c’est elle qu’il aime ! Allons tout n'est pas perdu !
KALOL'GA.
Maître !
BORILOFF.
Attends encore!... (U fait signe à l'csclave, qui se retire.)
Une vue intérieure de Saint-Pétersbourg. — La prison, à gauche du
spectateur.