SCÈNE PREMIÈRE
PEUPLE, GROUPES, 'autour d’unc^afficUe placée au pied de la prison. BESTüCHEFF, près de l’aflicbe et la commentant.
Voyez-vous, voyez-vous?... Ukase de Sa Majesté le czar !... La guerre!... On va renvoyer les étrangers qui habitent notre pays!... Nous allons nous retrouver en face de nos ennemis!...
TOUS
La guerre! la guerre!...
BESTÜCHEFF.
Dansons, chantons... Vive la guen’e!...
TOUS
Vive la guerre !...
SCÈ]\E II.
Les Mêmes, KALOUGA.
BESTUCUEFF, à Kalouga.
Eh 'bien?
KALOUGA
Eh bien, il m'a dit d’attendre... je ne peux pas lui désobéir.
BESTUCHEFF
r/est bon, frère... Moi, je n’attendrai pas, il y a du mécontentement ici. Les nôtres sont bjrieux contre la marchande française, ainsi qu’ils la nomment. Hier, quand elle a passé, on la regardait avec des yeux farouches. A la première occasion, ça éclatera, et... tu verras... tu verras.
KALOUGA
Mais que t’a-t-clle donc fait, la Française, pour que tu la haïsses à ce point de désirer sa mort?...
BESTUCHEFF
Ce cju’elle m’a fait?... Chut! voilà une patrouille... Viens de
ce côte, (a des Hommes du peuple.) Ne VOUS éloigneZ paS, VOUS autr es...
Les Français ne manqueront pas de venir ici aujourd’hui et VOUS savez ce que nous avons à faire, (ils sortent. La patrouille traverse le fond.)