ACTE
jüttu les yeux sur la nourrice qui s’est apprecliée <1 elle. £n voyant son cnlant, Oulita semble saisie d’une inspiration soudaine. Elle prend l’enfant et le met dans les bras de Louise.)
OLl-ITA.
Passez, maintenant, ils ne vous feront aucun mal. (Les mouj icks
s écartent incertains. Louise commence à descendre.)
BESTLXIIEFK.
Eh bien! qu’attendez-vous, là-bas?... Allons donc!... A lu Française! à la Française! (ii s'avance avec fureur.)
ALEXIS, arrivant et le jetant à genoux d'un mouvement rapide cl vigoureux.
A genoux, lâche! à genoux !... Une femme qui tient un enfant dans ses bras, c’est sacré!... (au peuple.) Sachez que de n’est jias sur une place publique, mais sur un champ de bataille, qu’il faut se battre avec ses ennemis. — Pour que vous ne l’oubliiez pas a l’avenir, vous allez partir sur-le-champ pour l’avant-garde de l’armée du Danube... Là, vous pourrez satisfabe votre haine; là, vous serez des soldats, non des assassins... — Taisez-vous!... Fusillés ou soldats.... choisissez!... Je me suis chargé de votre équipement... tenez!... (sur un geste qu'il fuit, des
soldats entourent Bestucbclf et les moujicKs, leur arrachent leurs cabans, les remplacent par des capotes, des casques, et leur mettent 1e fusil sur le dos.)
•MAKIOL, SC moquant des nouveaux soldats.
Oh ! là, là!,.. Oh ! quelles tètes !... Oh ! j’ai mal à la rate !...
LE PlUX'CE, à Louise.
Venez, mademoiselle, ne craignez rien.... s Qui donc maintenant oserait vous insulter?... (ll passe fièrement an milieu des iiioujicks. Oulita, au haut des degrés, lève les mains au ciel.)