‹ Le masque de poix drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 56 sur 121 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

MARIOL, SAüTRIOT, en ouvriers. Ils aident les ouvriers tapissiers et s’arrêtent dans leur travail.

SAÜTRIOT, regaidaut si on ne l'observe pas; à Mariol.

Dis donc, quelle chasse ! le diable en aurait perdu scs cornes! A défaut de cornes, j’ai fait un jeté battu; j’ai pris mes ■jambes à mon cou, et...

MARIOt.

Et dire qu’une demi-douzaine de soldats et autant de particuliers avec des figures comme celle de Bestuchefi, le gueux... sont venus chez nous ce matin sous le vain prétexte jde nous agi’afer.

SAUTRIOT.

Mais, au fait, pour quel motif, hein ?

MARIOL.

J’ai eu la curiosité de le demander.

SAUTRIOT.

Et on a répondu ?

MARIOL.

On m’a répondu que ça ne me regardait pas.

SAUTRIOT.

Je proteste.

MARIOL.

Moi aussi, j’ai protesté... à grands coups de chaussons... Je sais bien que des coups c’est pas des raisons. .. on me bousculait, j’ai bousculé... je m’en accuse, mais au fond je n’en suis pas fâché, parce que de bousculade en renfoncement, et de renfoncement en bousculade...

SAUTRIOT.

Tu nous as tirés de leurs pattes, ce qui nous a permis d’accourir ici.

A l’hôtel de notre ami le prince Alexis.

SAUTRIOT.

Qui donne une fête... justement... comme ça se trouve!

MARIOL.

Au miheu du boulvari, du. mouvement d’ouvriers, nous pénétrons...

SAUTRIOT.

Nous trouvons im compatriote.

MARIOL.

En brave maître tapissier à qui nous racontons nos traverses.

SAUTRIOT.

D’abord il a peur de nous prêter assistance...

MARIOL.

Tout d’un coup il change d’idée... il nous reconnaît...

, SAUTRIOT.

J'ai donné des leçons à sa nièce;

MARIOL.

Monsieur Sautriot, voulez-vous bien? Vous devenez fadard!

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