ACTE III
Bref, le bonhomme nous incoi-pore dans sa brigade.
MARIOL.
Et pour le moment du moins, nous sommes en sûreté. Cest pourtant bien dommage de ne pas être libres de circuler dans la \ille.
SAUTRIOT.
A cause ?
MARIOL.
A cause de Lucien, donc !
SAUTRIOT.
C’est vrai! pauvre Lucien 1 Est-ce que tu aurais trouvé un moyen de le sortu de sa prison ?
MARIOL.
Peut-être ! Connais-tu le docteur Kroupolï?
SAUTRIOT.
Le docteui’ Krou...
• MARIOL.
Kroupoff !
SAUTRIOT.
Kroupoff'? connais pas.
MARIOL.
Un vieux médecin chargé de l’inspection de la prison de Lucien. J’ai fait sa connaissance, à ce vieux. En voilà encore un que j’attrape, (u’ime voix fuiiée.) Docteur Kroupoff, colonel-médecin-inspccleur des prisons de Pétersbourg, trente ans de services et cousu d’infiiTiütés.
SAUTRIOT.
C’est que c'est ça.
MARIOL.
Es-tu bête ! tu le connais pas !
SAUTRIOT.
C'est -vrai ! mais ce doit être ça.
MARIOL. ,
J’avais donc conçu le projet d'entrer aussi dans la peau de ce bonhomme-lù.
SAUTRIOT.
Au fait, pendant que tu y es...
MARIOL.
Vêtu comme lui, ayant sa tournure et sa voix, je voulais essayer d'entrer dans la prison de Lucien, et là... Mais on vient... à l'ouvrage... n’ayons pas l’air...
SAUTRIOT.
Qu'est-ce qu’il y a?