SCÈNE VII
MARIOL, cinq Prisonniers, dont un CHEF de conjurés.
LE CHEFj mettant avec force sa main sur la bouche de Mariot.
Si tu dis un mot, tu es mort !
MARIOL, se débattant,
Çh!... vous... ou... ou... vous m'étouflez. . . Eh! dites donc, la-bas, c'est des bêtises, ça... c'est pas de jeu.
LE CHEF
Tais-toi ! tais-toi !
MARIOL.
On se tait... Puisqu'on vous dit qu'on vous dit qu'on se tait ! mais laissez-moi. . . Un, deux, trois, quatre, cinq... Bonjour,
messieurs! (voyant nu lixièmc conjure apparaître.) Un sixicmC ! lls SOnl tous sortis delà-dessous !... Des trappes, des cachots des trous de souris ! ühl nous allons rire. Contez-moi ça, hein? D'ahord, faites-moi le plaisir de me dire qui vous êtes?
LE CHEF^ à un Conjure eu faction à la porte.
Eh bien!
LE CONJURÉ^ qui a écoute.
Personne !
LE CHEF
Alors, on peut travailler et causer tout à la fois, (sur un signe du
Chef, on tire une echellc de cordes du dessous, puis on scie les barreaux de la lonclrc.)
MARIOL.
Quelle chance ! Causons ! Dam, si je vous rencontrais sur le boulevart à Paris, bien sûr que je ne vous donnerais pas la préférence pour boire la petite goutte de l’amitié... Mais ici, on est moins difficile, et puis à la campagne... Nous disons donc...
LE CHEF
Point de paroles inutiles. Nous connais-tu ?
MARIOL.
Non... non... pas précisément. J'ignorais même que vous dussiez me faire visite aujourd’hui en soulevant, en guise de portière, le carreau de l'établissement. . . Ah ça ! vous ne deviez pas être à votre aise là-dessous, hein?
LE CHEF
Tu veux nous donner le change ; mais notre franchise provo quera la tienne.
MARIOL.
ne demande pas mieux.