MACLOU, THÉRÈSE
THÉRÈSE, se levant surprise et effrayée.
Ah! Maclou! c’est juste!... toujours cet oiseau de mauvais augure !
MACLOU
Allons bon! vous aussi, mam’zelle Thérèse, n’allez -vous pas faire comme tout le monde dans le village ? m’accuser d’être méchant et me jeter la pierre?
THÉRÈSE
J’aurais tort, peut-être?
MACLOU
Certainement que vous auriez tort ! qu’est-ce que je vous ai fait? Je vous vois vous amuser à effeuiller une marguerite en chantant des paroles que je connais, et je vous dis innocemment les derniers mots de la chanson.
THÉRÈSE
Parce que vous savez bien que ces mots-là me feront de la peine.
MACLOU
Bah! faut pas être superstitieuse, mam’zelle Thérèse! faut pas croire, comme ça, qu’une marguerite va vous apprendre si votre amoureux vous a oubliée... ou non... depuis sept ans qu’il est à Paris. Ah ! par exemple, si vous aviez rêve chat, vous seriez sûre de votre affaire... parce que les rêves, c’est certain; mais les fleurs... c’est des bêtises.
THÉRÈSE
Et qui vous a dit que c’était ça que je cherchais?
MACLOU
Oh ! c’te malice ! comme si je ne savais pas toute votre histoire, Orpheline de père et de mère, vous avez à peine connu vos parents,