‹ Le masque rougeChapitre 8 sur 9 · SEPT · texte numérisé non relu

SEPT

— A »oi... — murmura Limassou.

Pui^'apiès avoir joué :

— Huit !.. . j'ai huit ! . . . Ah ! cette fois c'est bien huit!...

— Oui, — mais ra ne te fait que neuf points, et j'ai deux coups à jouer contre un!... — Je parie qu'au premier coup j'amène phis de trois... — As-tu de l'argent?...

— Oiielques pi s tôles.

— D'où viennent-elles ?

— De la poche d'uJi bon bourgeois de Saint-Claude.

— Il le les a laisse; prendre?...

— Oh ! j'avais eu soin de In fuer un peu

LE MAî-QlK UOlGi: 32o

avant de les lui demander... — La chose est allée toute seule.

— Tiens-tu le pari ?...

— Cui.

— Combien?

— Trois pistoles. — Je mets au jeu.

— Moi aussi. ~ Voilà l'argent.

Francatripa saisit le lorlon et lui donna

une rapide impulsion.

Deux ! — murmura-t-il au bout d'un instant.

— Gagné! — s'écria Limassou en empochant les trois pistoles. — Voici le dernier coup, — le coup décisir, car nous sommes

KEUF à M-UF...

Limassou joua, et il amena ciinq.

Francatripa n'eut que ruois.

326 LE MASQUE IlOLGF.

Limassou avait gagné.

— A moi la fille I ! — dit-il en se levant joyeusement.

— A toi la mort ! — répliqua Francatripa en lui brûlant la cervelle presqu'à bout porsa ceinture.

tant, avec un pistolet qu'il venait de tirer de

— Ah ! double brute ! ! — s'écria-t-il ensuite, après avoir fouillé les poches de Limassou et en avoir soigneusement extrait les pièces de monnaie qu'elles contenaient. — Cette fille est la nièce du curé Marquis, c'està-dire le plus précieux des otages, — tu le sais, et tu ne vois en elle qu'une maîtresse d'une heure!!... — Ah I triple niais!... sot animal!!... — Mais cette capture, c'est une fortune, car le Masque rouge va me la payer au poids de l'or f... — Et, avec de l'or, on ne

nanque ni de belles filles ni de bon vini !...

Après ce court monologue, Francàtripa ciargea sur ses épaules Églantine toujours éanouie, — il sortit de la cahutte, — il s'îngagea rapidement dans la descente de Li Poyal, et il gagna la poterne dont le capiaine avait parlé à Raoul.

Aussitôt qu'il eût disparu, une vieille fenme quitta les touffes de genêts dans lesqielles elle était blottie derrière la masure qie Francatripa venait de quitter, et elle s'^procha du jeune baron de Champ-d'Hives , étendu au milieu du chemin et qui seiblait mort, 'ette femme était Magui la sorcière.

Vl'S DU DEUXIÈME VOLUME.

lABLli: DUS CHAÎMTRKS.

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