SCÈNE II
FBANGIFANE, qui a mis la poudre dans le sucrier , revenant près de Füllembuche.
Monsieur m’afflige ; on voit qu’il a des chagrins.
FOLLEMBGCUE.
Frangipane ?
FRANGIPANE
Monsieur !
FOLLEHBUCHB.
Que ferais-tu si tu avais un oncle né sous un de ces climats brûlants où la vengeance se transmet de génération en génération ?...
FRANGIPANE
Monsieur, je n’ai qu’une tante.
FOLLEMBUCHE.
Et si cet oncle, au moment de prendre le titre de feu, t’avait remis un paquet en te faisant jurer sur ses cendres... frangipane.
Il avait brûlé le paquet?
FOLLEMBUCHE.
Va te promener I (il s’assied à gauche.)
FRANGIPANE
Tenez, monsieur, selon mes faibles lumières, il y aurait un moyen de vous désennuyer...
FOLLEMBUCHE.
Etale ton moyen 1
FRANGIPANE
Ce serait de vous marier...
FOLLEMBUCHE, se levant brusquement.
Me marier !... une femme ! S’il en entre ici, je la flanque à la porte.
FRANGIPANE
Oh ! monsieur; c’est si gentil une femme I FOLLEMBUCHE.
C'est extrêmement gentil I
frangipane.
Surtout, mademoiselle Eusébie, qui venait nous voir dans notre ancien logement I
FOLLEMBUCHE.
Tais-toi, je l’idolâtre...
frangipane.
Eh bien I monsieur ?
FOLLEMBUCHE.
Et c’est pour la fuir que je suis venu demeurer au üros-Cailiou... Pourvu qu’elle ait perdu ma trace !
frangipane.
Mais puisque vous l’aimez...
LE MASSACRE D’UN INNOCENT
FOLLGHBUCHE.
Descends quatre à quatre et consigne-la chez le portier ! (oa frappe à la porte du foud.)
FRANGIPANE
Monsieur, on frappe I
FOLLEHBVCHE.
N’ouvre pas !
FRANGIPANE
Monsieur, ce doit-être l’horloger !
FOLLEMBCGIIE.
Si c’est lui, fais-le entrer ; si ce n’est pas lui, fais-le sortir, (il passe à droite.)
frangipane.
Oui, monsieur!... (il va ouvrir et voit Euséble.ÿ On n’entre pas! on n’entre pas I