CHAPITRE III
De la métrite.
difficultés que présente son étude. différents
systèmes de classification. — leurs inconvénients. — coup d'œil général sur les lésions anatomiques
et les principaux phénomènes cliniques. métrite
parenchymateuse et endométr1te fongueuse.
Je ne saurais, dans un travail thérapeutique passer complètement en revue la pathologie utérine, mais il me paraît difficile d'arriver à l'exposé de mes faits, sans faire une tentative pour déierminer la nalure des affections dans lesquelles j'ai appliqué le massage, dans lesquelles il m'a réussi. Jai rangé le plus grand nombre de mes observations sous le nom de métrites ; les autres sont relatives à des corps fibreux, à des prolapsus, etc.
Il s'en faut de beaucoup que tous les auteurs entendent la métrite de la même façon ; à cet égard, on ne trouverait peut-être pas deux traités présentant des tableaux ne différant que par les détails. Laissons de côté les formes aiguës, qui ne sont pas justiciables du massage, la description ne perdra rien à être
LE MASSAGE DE l'uTÉKUS 17
bornée aux formes chroniques. Il y a bien assez de dissentiments à propos d'elles, pour qu'il soit difficile de faire rentrer dans un cadre naturel, tous les phénomènes qu'on leur rattache.
Il semble, au premier abord, que l'histologie a dû faire connaître la lésion caractéristique. A l'état normal, l'utérus renferme du tissu conjonctif et musculaire, des vaisseaux, des nerfs, des glandes ; on peut voir s'il existe des altérations de ces éléments dans une partie donnée ; si elles présentent les mêmes caractères, passent par les mêmes phases que dans d'autres organes. Il serait alors possible de dire en quoi ies modifications inflammatoires se distinguent des altérations de même siège et d'une autre nature. Le problème a été posé plus d'une d'une fois, il n'a jamais été résolu à la satisfaction de tout le monde et l'on trouve encore de nombreuses divergences à propos des affections dont nous allons nous occuper.
Aran1, décrivant un état de l'utérus caractérisé par une hyperémie persistante et une exsudation interstitielle, admettait avec Robin, quel'exsudat semi-liquide, s'organisait, s'accolait aux éléments normaux et contribuait à en augmenter le nombre et le volume ; mais il ne voulait pas qu'on parlât d'inflammation ou d'hypertrophie à propos de ces phénomènes qu'il rapportait à l'engorgement.