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1° Dans le premier degré l'artère est ecchymosée à sa surface ; à son intérieur, elle présente de fines éraflures transversales quisembleraient produites par la pointe d'une épingle qui aurait passé sur la face interne de l’artère. Ces solutions de continuité répondent aux insterstices horizontaux des faisceaux musculaires et élastiques de la tunique moyenne. La contusion est donc représentée par une série de plaies internes ;
2° Que la tunique moyenne soit fissurée profondément, transversalement en des points correspondant au trajet du projectile exclusivement et qu'elle pré: ente une véritable plaie interne localisée et irrégulière, on a le second degré ;
3° Dans le troisième degré, les lésions profondes de même caractère ne sont plus localisées, elles sont étendues à toute la lumière du vaisseau. A l’extérieur l'artère est plus ecchymosée et elle est rétrécie au point frappé.
Dans les deux cas que nous avons relatés,les lésions ont dû se borner à l’endartère, avec peut-être, des déchirures légères de la tunique moyenne réalisant ainsi le premier degré de contusion, voire le second. Une atteinte plus profonde, par exemple un recroquevillement des tuniques interne et moyenne, serait difficile à admettre ; elle n’eût point permis la désagrégation du caillot par massage ; à tout prendre, le premier thrombus eût-il disparu qu’un second n’eût point manqué de se reformer rapidement.
Or tel n’a pas été le cas.
SRE LA
Une difficulté n’en persiste pas moins. Dans la contusion du premier degré on admet que « l’endothé- : lium dont aucun processus septique n’entretient l’ulcération est déjà réparé avant que le caillot ait atteint un volume appréciable et sans que la circulation soit troublée ni immédiatement, ni plus tard (Delbet).
Cependant la constatation de la disparition du pouls, la sensation de l'obstacle perceptible à travers la paroi semblent bien prouver que le caillot s'était formé dans un laps de temps très court après la contusion ; celle-ci fût-elle du premier degré. C’est ce que montre Delorme dans son Zraite de Chirurgie de guerre : « Contrairement, dit-il, à l'opinion de certains auteurs qui attribuent un grand rôle à l’inflammation de l'artère, dans la formation de caillots oblitérateurs, nous pensons que ceux-ci dans la majorité des cas sont amenés par les seules irrégularités de la paroi. Leur formation serait primitive. Ce qui semble bien démontrer qu’il en est ainsi, c'est d’une part l’absence de pouls constatée dans le segment inférieur du vaisseau immédiatement après le traumatisme et d'autre part la constatation d'une nodosité sur le trajet du vaisseau signalée dans maintes observations comme étant survenue très rapidement après la blessure. »
Il demeure certain que nous devons aussi laisser sa part d'influence à la compression extérieure du vaisseau : c'est elle qui a favorisé la formation d'un thrombus local; sile courant sanguin avait gardé