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de l’endartérite infectieuse, ou le caillot solidement organisé que lâche un anévrisme, ou le caillot largement et fortement adhérent à la paroi que donne j'endartérite oblitérante. IL y a thrombus et thrombus.
Mais bornons-nous aux cas comparables comme pathogénie, c’est-à-dire aux nôtres et à ceux qu'ont observés les auteurs que nous citions plus haut. Dans ces derniers, le caillot a été respecté ; il s’est formé à loisir et l'embolie lorsqu'elle s’est produite, relevait de deux mécanismes qu’on peut schématiser ainsi. |
Premier type : thrombus récent, mais siégeant sur un gros vaisseau ; un embolus volumineux s’en détache et oblitère brutalement un vaisseau terminal.
Tel le cas de Lejars (1), rapporté à la Société de Chirurgie. Il s’agit d'un conducteur de tramway, pris entre les tampons de deux voitures ; le tampon antérieur porte en plein dans la région inguino-crurale gauche, le tampon postérieur en pleine fesse : il se dégagea pourtant, fit trois pas et tomba. Presque immédiatement après l’accident, la région contuse antérieure commence à se tuméfier : une demi-heure après, se produit une douleur vive dans le mollet, qui devient rapidement le siège d’un gouflement dur ; en même temps le pied gauche devenait inerte et insensible. Le lendemain, à l'examen, le blessé accusait la plus vive douleur au niveau du mollet ;
. 1. Lejars. Soc. Chir., n° 19, 2 mai 1903.
celui-ci était tendu, uniformément dur dans toute sa hauteur, et comme injecté de cire ; ilétait, semblaitil, à plein dans sa peau, bien étirée et lisse; le. moindre mouvement y provoquait des élancements pénibles, aussi le membre restait-il couché sur le lit, en abduction et rotation externes, le genou semifléchi, le pied en demi-extension. Du reste, il y avait inertie à peu près complète de la jambe et du pied: quelques mouvements des orteils, une légère flexion du pied étaient seuls possibles, le blessé ne pouvait lever son talon.
Ce cas est assez net pour qu’on puisse dire que dès le début, un gros fragment de caillot parti de la fémorale a été se loger dans la poplité, amenant les troubles énoncés dans l’observation.
Deuxième type: thrombus plus ancien, accru en tous sens à mesure qu'il se fixait plus solidement sur place; il s’en détache une embolie résistante, d'organisation ancienne, ou bien un caillot mou, mais long et irrégulier.
De ce type, nous trouvons des exemples dans des observations de Chuquet (r) et de Picou (2).
A la suite d’un traumatisme du genou avec fractures multiples et ouverture du foyer et de l’articulation, contusion de la poplité et thrombose. Chuquei pratique l’amputation de cuisse au tiers inférieur. À l’autopsie l'artère poplité, la veine et le nerf sont plongés dans du tissu cellulo-graisseux