Moty, Bull. et Mém. Soc. Chir., 1916, p
ment compressif fait au poste de secours ; une fois la découverte de la lésion faite et l’hémostase spontanée vérifiée, il ne conseille pas de “renforcer celle-ci par une ligature des deux bouts artériels.
Restait donc le traitement chirurgical des anévrismes, mais celui-ci ne comportait que des indications tardives.
Actuellement les études se multiplient qui, envisageant des formes de lésions autrement complexes, tendent toutes, au contraire, à montrer nécessaire et exiger précoce l'intervention chirurgicale directe sur les vaisseaux atteints (1).
Pourquoi? parce que dans les guerres précédenies, les blessures prédominantes étaient des blessures par balles, ou bien des traumatismes par gros éclats d’obus. Dans la guerre actuelle,la plus grande proportion des blessures est due aux éclats d’obus, multiples et peu volumineux, et aux débris d'engins de tranchée.
D'où l’importance pratique grandissante des :
a) Plaies vasculaires avec hémorragie arrêtée;mais, elles demeurent exposées à l'infection, à l’1émorragie secondaire ou à l’anévrisme diffus. Intervention s'impose.
Tel ce cas rapporté par Lenormant (2). Blessure
1. Voir à la Réunion médicale de la IV® Armée (Presse médicale, 1916, n° 56 et 57) les communications de Heitz-Boyer, Potherat, la revue générale d’Abadie.