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OBSERVATIONS RECUEILLIES ET RÉDIGÉES PAR LE

MIRHAN BOYADJIAN

Les vingt observations qui suivent proviennent de ta clinique et de la clientèle privée du professeur Vulliet.

Nous exposons en détail les trois premières observations pour faire ressortir les indications et le manuel opératoire du massage gynécologique. Afin d’éviter les redites et les longueurs, nous avons consigné les autres observations sous une forme abrégée.

Notre but est de démontrer V utilité du massage dans les affections gynécologiques et nous croyons que ces observations le prouvent d’une façon catégorique. Nous avons à dessein éliminé tout commentaire de nature étrangère ou accessoire à notre sujet.

D*" M. Boyadjian,

Assistant de la Polyclinique de Genève.

OnsERVATiON I.“=MadameX.,40 ans. — Souffre du bas-ventre depuis dix-huit ans. Elle a eu à cette époque une péritonite qui a laissé, comme C’est souvent le cas, des brides et des adhérences soudant le péritoine pelvien avec la matrice et ses annexes. Elle s’estadressée aux spécialistes les plus renommés qui font soignée par l’application de pessaites divers. '

Femme du monde, aimant l’équitation et la danse, elle fut obligée^ sous peine de poussées de péritonite, de renoncer complètement à l’existence selon ses goûts .

Malgré toutes les précautions dont elle s’entoure, elle souffre de

pesanteur abdominale, de douleurs sur le rectum, elle est souvent obligée de s’aliter plusieurs jours.

Appelé auprès d’elle dans le courant de l’iiiver 18^7, le professeur Yullietrexaniine dans l’anesthésie. Il trouve l’utérus hypertrophié en rétroflexion et en rétroversion maximum. L’organe est immobile et les mouvements communiqués entraînent le cubde-sac postérieur et le rectum. Il ne trouve ni les ovaires, ni les trompes ; il conclut que ces organes sont englobés dans les membranes qui ont dévié, immobilisé et soudé l’utérus au rectum et à la paroi postérieure du bassin.^

L’inutilité d’un ti aitement par les pessaires était démontrée. En dehors du massage il n’y avait de ressource, en fait de traitement radical, que dans la laparo-hystérorrhaphie. Telle était l’intensité des désordres que la malade aurait probablement accepté cette opération. Mais le professeur, s’appuyant sur ses expériences précédentes, pensa qu’il pouvait aboutir à la guérison par le massage.

Bien avertie delà longueur de ce traitement, la malade vint s’installer à la clinique privée du professeur Vulliet le 6 mars 1888.

Inauguré avec beaucoup de prudence et au milieu de grandes difficultés, tenant soit à la sensibilité des parties, soit aux difficultés d’accès, le traitement avait cependant donné au bout de huit jours les résultats suivants : Tutérus était libre à droite, l’ovaire droit était devenu perceptible, il était accollé à la partie postérieure de l’utérus plus bas que la corne. L’utérus pouvait être redressé dans la direction rectiligne.

Dans les quinze jours qui suivirent, le même résultat se produisit sur le côté gauche et le fond de l’utérus pouvait être basculé audessus du promontoire.

Le professeur commença alors à soutenir Tutérus entre les séances au moyen do son pessaire.

La malade elle-même, à partir de ce moment, se rend compte des progrès réalisés ; après chaque massage, dit-elle, elle se sent plus légère. Le sentiment de pression sur le rectum qui l'obsédait depuis des années a entièrement disparu. Après avoir commencé ce traitement avec la défiance et les doutes habituels aux malades qui ont longtemps souffert sans obtenir de soulagement, elle est maintenant pleine d’espérance sur le résultat final.

Au bout d’un mois on pouvait amener l’utérus dans l’antéversion normale et sentir de chaque côté l’ovaire et la trompe, mais h mesure qu’il devenait libre d’avant en arrière, on découvrait de noitvelleé adhérences tiraillant l’organe latéralement et le faisant ensuite basculer en arrière une fois abandonné.

Pendant la cinquième semaine le professeur s’applique à obtenir le dégagement latéral. L’utérus pendant ce temps était devenu

beaucoup plus petit, à tel point qu’on ne pouvait plus l’étreindre bimanuellement qu’après un certain temps de recherches.

Au bout de six semaines il paraissait libre en tous sens, mais on ne réussissait cependant pas càle maintenir dans l’antéversion sans pessaire au delà de vingt-quatre heures. Sans cause appréciable il retombait dans la rétroversion.

Le professeur Vulliet entreprit alors de masser Futérus pendant qu’un aide massait le paquet intestinal refoulé vers l’épigastre. Cette tactique réussit à le détacher complètement des brides utérointestinales qui le faisaient retomber. . ^

Maintenant cotte malade est tout à fait bien portante et son utérus est en situation normale.

Les ovaires sont tout à fait mobiles ; quand on agit sur eux par des manœuvres bimanuelles, on les amène facilement à une distance de trois ou quatre centimètres en dehors de la matrice, mais quand on les abandonne ils reviennent près delà marge de l’utérus.

Elle n‘a pas été alitée une seule fois pendant le traitement.

Observation IL — N., 34 ans. — Habite Menton.

Le 2 janvier 1888, elle consulte le professeur Vulliet, de passage dans cette ville. Personne très corpulente. Réglée à quinze ans. Mariée à vingt et un ans. Quatre couches normales. Souffre depuis la dernière couche, 1881 .

Leucorrhée. Règles surabondantes et irrégulières.

Pesanteur dans l’abdomen. Difficulté à marcher.

Ce qui la tourmente le plus, c’est une douleur vésicale constante et le besoin d’uriner qui revient quand elle est assise, toutes les demi-heures, quand elle est endormie toutes les deux heures, et qui est si pressant lorsqu’elle est debout, qu’elle n’a pas le temps d’aller sur le vase ; elle urine debout, non pas involontairement, mais forcément, tant la douleur est vive ; si elle se retient, cystite douloureuse.

Les cuisses sont couvertes d’éruptions dans les lignes selon lesquelles burine suinte. Elle ne peut ni faire des visites, ni en recevoir, tant est incommode ce besoin d’uriner et désagréable l’odeur d’urine qui s’exhale d’elle.

Madame N., depuis sept ou huit ans, a consulté tous les médecins et toutes les célébrités qu’on lui a signalés. Les améliorations n’ont été que passagères. Elle est dans un état de désespoir bien explicable.

A l’examen le professeur constate des déchirures bilatérales profondes du col avec ectropion et endométrite. La matrice est doublée de volume. L’exploration bimanuelle est partout douloureuse. Signe que le pelvipéritoine est affecté d’une manière générale.

Mais c’est sur l’abdomen, dans la région de la vessie et dans le vagin, contre la paroi vaginale supérieure, que les pressions et les manœuvres provoquent les douleurs les plus intenses.

L’urine est normale, ce qui permet de conclure que l’inflammation n’intéresse pas la muqueuse vésicale. ,

Le professeur décide de faire d’abord la trachélorrbaphie, puis, une fois la malade remise de cette opération, de la soumettre au massage, afin de dissiper l’inflammation rayonnante qui s’est étendue dans tout le pelvis et dans la région préutérine principalement.

Mme N. vient à Saint-Raphaël où se trouvait le professeur Vulliet, qui procède avec l’assistance du D'' Lutaud à l’opération d’Emmet.

Guérison par première intention. La malade rentre à Menton au bout de dix jours. La leucorrhée cesse. Les règles redeviennent normales. Mais les troubles de la miction sont les mêmes à peu près.

Le 7 février elle arrive à Genève et entre dans la clinique particulière du professeur Vulliet.

Massage pelvien deux fois par jour. Enveloppement de Priessnitz tous les soirs.

Les manœuvres ont consisté à frictionner circulairement, tout en les refoulant, les tissus de la région suspubienne, pendant que deux doigts, la face palmaire tournée en haut et placée bien parallèlement, soulevaient la paroi vésico-vaginalo. Les deux mains ensuite cherchaient à passer simultanément ou alternativement dans le côté, de manière à agir sur les tissus de la région latérale.

Il fallut naturellement procéder avec beaucoup de délicatesse dans les premières séances, mais la tolérance à l’égard des manœuvres devint telle, qu’au bout de cinq à six jours, les mains pouvaient impunément agir dans cette région, comme si elle eût été saine.

Le professeur Vulliet, alors, introduisit plus profondément les doigts dans le vagin, de façon à pénétrer dans le cul-de-sac postérieur, puis, faisant des frictions avec la main extérieure dans le sens antéro-postérieur, il inclinait la matrice en arrière ; de cette fa- » çon il massait non seulement la vessie, mais aussi tout le tissu cellulaire préutérin.

A mesure que la tolérance s’établissait, les troubles de la miction disparaissaient aussi.

Au bout de 5 semaines de ce traitement Mme N. était entièrement guérie .

Revue au mois d’avril 1889, la malade déclare avec satisfaction se porter parfaitement bien.

Observation III. — Mme Gh., 28 ans, de Tanninges; 29 septembre

Se plaint de douleurs abdominales, pelviennes et lombaires, ayant leur intensité maximum dans le côté gauche.

Elle est faible, incapable de travailler, de marcher, même de se tenir debout au delà de quelques minutes. Elle ade la fièvre le soir, transpire beaucoup pendant le sommeil. Elle a maigri, mange très peu. Son ventre est volumineux.

Antécédents. — S'est toujours très bien portéejusqu’à sa seconde couche (le 15 juillet 1888). Une scarlatine assez intense se déclare le lendemain de ses couches. Trois jours après l’invasion de cette maladie, elle commença à sentir des douleurs abdominales. Elle resta alitée trois semaines. C’est tout ce qu’elle peut signaler sur le début de sa maladie. Nous avons là un exemple de localisations inflammatoires dans le pelvis, probablement en relation avec la scarlatine.

Examen. — A la palpation bimanuelle, on sent l’utérus dévié à droite et immobile ; les annexes du côté droit ne paraissent affectées d’aucune lésion. A gauche, on trouve, adjacente à l’utérus, une tuméfaction énorme qui, émanant de la partie latérale et postérieure du plancher pelvien, remonte dans l’abdomen, où elle se termine par une crête qui, à son sommet atteint la hauteur de l’ombilic et qui va diminuant dans le côté gauche du bassin. La forme générale de cette tuméfaction est celle d’un cône allongé, disposé transversalement ; il est orienté de la matrice vers la symphyse sacro-iliaque gauche. On peut enfoncer la main en avant et en arrière de ce cône. La crête du cône est très nette, le versant postérieur plus abrupt que le versant antérieur. Pas d’inégalités, ni de sillons. Toute la tuméfaction paraît être dans le tissu cellulaire ; il semble que le péritoine qui la recouvre est sain, car la pression légère n’est pas douloureuse. La consistance est dure, mais élastique. La pression profonde est douloureuse, aussi bien du côté du vagin que du côté du ventre .

Diagnostic. — Paramétrite latéro-postérieure gauche.

Traitement. Massage mixte. Commence le 29 septembre. Deu^^ fois par jour.

La tumeur est soutenue par le vagin. La main extérieure, posée plate sur la tumeur, opère par des frictions circulaires sur la crête et sur chacun des versants .

Diminution très rapide du volume de la tuméfaction. Dès que l’utérus se trouve un peu dégagé, on le mobilise par des mouvements communiqués en divers sens;

Le 13 ocCobre, la malade est absolument guérie ; il ne reste pas trace de la tuméfaction. Les tissus entrepris leur souplesse et la matrice toute sa mobilité.

Revue le 2 avril 1889, Mme Gh. continue à se porter aussi bien que possible.

Observation IV.— Mme N., Gircassienne, 36 ans ; réglée à 12 ans; règles normales. Mariée à 17 ans ; trois couches normales ; plusieurs fausses couches. S’est toujours bien rétablie des unes et des autres.

Dernière fausse couche de six semaines, en février 1885. Le professeur Vulliet est appelé auprès d’elle six jours après pour des complications. Il constate une paramétrite gauche. L’affeclion fut assez grave, sans cependant avoir mis les jours de la malade en danger. Dès que Mme N. fut à peu près rétablie, elle quitta Genève. Elle revint se présenter à la consultation du prof. Vulliet le 27 février 1888, se plaignant de n’avoir cessé, depuis l’avortement, de souffrir de douleurs abdominales intenses. Elle avait beaucoup maigri et ses traits portaient l’empreinte que laissent chez la femme les souffrances chroniques des organes génitaux. Elle est dans un état d’hystérie et de nervosité très prononcé.

Examen. — Vagin normal, col normal. Le corps de Tutérus est petit, dur, en antéfl exion angulaire sur le col. On ne peut pas le redresser ; il est dévié à gauche. Les pressions sont si douloureuses dans l’hypogastre gauche, que la douleur empêche une exploration minutieuse.

Les règles sont normales quant à leur abondance et à leur durée, mais elles sont précédées d’une exacerbation des douleurs ordinal^ res, exacerbation qui dure deux ou trois jours avant et un jour. Un jour et demi après l’apparition des règles :

Le Ri' mars, examen dans V anesthésie:

Le paramétrium gauche est dur et contracté ; c’est lui qui attire et dévie la matrice.

L’ovaire gauche est adhérent à la corne gauche ; il est atrophié et très dur.

Du côté droit, l’ovaire est plus près de la matrice que normalement ; il est dévié en arrière et, quand on le repousse en avant ou de côté, on sent des résistances.

La malade s’étant réveillée, on constate des douleurs quand on presse dans la région ovarienne et tuhaire, des deux côtés. Ges douleurs sont plus prononcées à gauche.

Diagnostic. — Ancienne paramétriie gauche. Ancienne peltipéritonite bilatérale. Endométrite catarrhale.

A partir du 2 mars, massage quotidien :

Résolutif pour la paramétriie (pressions et frictions).

Libérateur pour Tutérus et les ovaires (mouvements).

En vingt séances, les organes reviennent à un état parfaitement normal.

L’exsudât a disparu ; les deux ovaires sont libres et à leur place. L’utérus est mobile.

Nous ordonnons encore un massage général et la gymnastique suédoise pour fortifier les muscles et l’état général .

Revue le 25 avril 1889, Mme N. n’a cessé de jouir d’une santé parfaite. Elle a repris toute son activité.

Observation V. — Mme M., 37 ans. Réglée à 19 ans. Mariée à 27 ans. Trois couches normales et deux fausses couches. Depuis sa dernière couche (il y a trois ans), souffre de maux de reinset de tiraillements dans le has-ventrc. Il y a quinze mois, elle s’est aperçue que sa matrice descend. Elle devient enceinte bientôt, mais à mesure que la grossesse avance, le prolapsus augmente. Accouchement avant terme (six mois). Depuis ce moment, le prolapsus s’est développé de plus en plus. Elle vient à la Polyclinique, où on essaye d’arrêter la chute utérine par des pessaires. Les pessaires la font souffrir, et il faut les enlever. Tout l’hiver, elle a beaucoup souffert de douleurs pelviennes et de troubles delà miction.

Examen de la malade.— YomiwQ maigre, anémique. Tous les appareils, sauf l’appareil uro-génital, sont dans un état normal.

A la palpation, on ne trouve pas l’utérus à sa place. Tout le basventre est douloureux, surtout la région suspubienne.

L’utérus, coiffé du vagin, émerge hors de la vulve de treize centimètres. La cavité utérine mesure dix-huit centimètres. Donc nous avons à la fois prolapsus vrai et allongement hypertrophique de la matrice.

17 avril 1888. — On réduit le prolapsus assez péniblement. La palpation bimanuelle indique que rutérus, en se réduisant, se fléchit angulairement. L'angle est dirigé à gauche et en arrière. L’organe a très peu de mobilité et, quand on essaye de le soulever, la femme accuse des douleurs du côté gauche.

La seconde pénètre à peine jusqu’au tiers de la cavité de l’utérus réduit, c’est-à-dire au niveau de Tangle. Les culs-de-sac sont libres. On peut sentir, par le cul-de-sac gauche, l’ovaire gauche, qui est en prolapsus dans le fond de la poche de Douglas.

Le professeur pense que la latéroflexion angulaire résulte du fait

que le fond de Tutérus ne s’élève pas dans les manœuvres du taxis, parce qu’il est fixe par des adhérences. Lorsqu’on repousse le col en haut et en arrière, l’organe ne peut faire autrement que de s’incurver sur lui-même. Ceci explique aussi pourquoi les pessaires faisaient souffrir la malade et étaient toujours expulsés. Voilà donc un cas où le massage est indiqué non seulement comme moyen curatif, mais aussi .pour rendre l’emploi des palliatifs (pessaires) possible.

25 avril. — Depuis le 17 avril, nous avons fait une séance de massage par jour pour libérer la matrice. Nos manœuvres ont consisté à insinuer deux doigts sous le fond de la matrice et à la repousser, soit en haut, soit latéralement, de façon à allonger et à rompre les adhérences.

L’organe est plus mobile maintenant. On peut le soulever plus facilement et avec moins de douleur. Le fond arrive jusqu’au promontoire. Le pessaire n’est plus expulsé et il ne fait pas souffrir.

29 avril. — On peut amener la matrice dans sa position normale. La sonde utérine indique que /’anyZe n'eæiste plus et que Isl cavité ne mesure plus que neuf centimètres. Nous commencerons les manœuvres pour le prolapsus.

10 mai. — On a fait tous les jours Vélévation. le massage ei la ggmnastique suédoise. Quand on ôte le pessaire, la matrice reste en place, même quand la malade tousse.

On décide de laisser la malade sans pessaire, on l’ôte tous les deux j(»urs, pour voir si la matrice peut se maintenir.

11 mai. — La malade a été vingt-quatre heures sans pessaire ; elle a travaillé et elle a fait une promenade de deux heures. La matrice est un peu abaissée et elle est tombée en rétroversion. On remet le pessaire et on continue le traitement.

19 mai. — On ôte le pessaire de nouveau et recommande à la malade de revenir dans une semaine.

5 juin. — La malade ne revenant plus, on va chez elle pour voir ce qu’elle est devenue. Elle dit qu’elle n’est plus revenue, se croyant complètement guérie. La matrice n’est pas descendue, mais elle est .retombée en rétroversion. On remet le pessaire et on lui recommande de venir.

15 juin. — On cesse tout traitement. La matrice se maintient parfaitement bien.

30 avril 1889. — Notre malade déclare se porter parfaitement bien.

Observation VI. — Mme R. (Divonne), "envoyée par le D'’ Rolland. Agée de 40 ans. Réglée à 14 ans. Dysménorrhée dès le début ; dis-

position aux ménorrhagies. Première couche à 27 ans. Normale.

Seconde couche à 21 ans. Pertes abondantes un mois après. A partir de c'ette époque elle perd abondamment à chaque période et même entre les périodes. Elle a en outre des douleurs pelviennes et des pertes blanches.

A 31 ans, première fausse couche à deux mois et demi.

A 33 ans, seconde fausse couche à deux mois et demi. Ces fausses couches ne sont attribuables à aucun accident.

Les hémorrhagies qui avaient toujours persisté depuis la seconde couche, prirent à partir de la deuxième fausse couche une intensité encore plus grande. Les douleurs pelviennes s’accentuèrent quelques mois après.

A 34 ans, subitement, sans cause accidentelle apparente, elle tombe gravement malade d’une péritonite aiguë qui l’alite pendant quatre mois et la met en grand danger.

A partir de cette période commence pour Mme R. une autre ère. Les hémorrhagies intermensuelles cessent et les règles, quoique revenant tous les mois, diminuent chaque fois en abondance et en durée. Mais le has-ventre reste toujours douloureux et de temps en temps il s’y produit des poussées d’inflammation aiguë.

A 35 ans, les règles avaient tout à fait cessé. La malade attribuait alors cet arrêt à une grossesse. Elle est dans un état de santé misérable. Faiblesse, toux nerveuse, maux de cœur. Elle voit son ventre grossir, mais neuf mois se passent : pas de couches, le ventre, au contraire, diminue pour regrossir ensuite. L’état général devient déplus en plus mauvais. Cette condition dure avec des alternatives d’amélioration et d’aggravation pendant trois ans.

En 1888 nouvelle péritonite, moins intense que la première (durée un mois). A partir de cette seconde péritonite elle ressent de violentes douleurs en urinant, et elle urine la nuit quatre ou cinq fois et le jour toutes les demi-heures. Chaque mois elle éprouve une exacerbation de ses malaises. Elle a elle -même l’idée que ess exacerbations sont on corrélation avec la disparition de ses règles.

Elle consulte le D^’ Rolland vers la fin de 1888. Le Rolland, ayant constaté une grosse tumeur dans le ventre, amène cette malade au professeur Vulliet. Elle entre dans sa clinique le 28 novembre 1888.

Aspect extérieur. — Femme grande, brune, amaigrie ; faciès utérin très prononcé. La malade est loquace et agitée. Elle est devenue, grâce à ses longues souffrances, morphiomane (0,60 de morphine par jour) (1).

(1) On ne peut attribuer la cessation des règles à l’usage delà morphine, car elle n’avait déjà plus ses règles quand elle commença à devenir morphiomane.

L’abdomen proémine comme à sept mois.

Etat des organes. ■— Poumons, cœur, reins sains.

Abdomen et pelois. — En palpant l’abdomen on reconnaît immédiatement l’existence d’une tumeur médiane montant verticalement du bassin vers l’épigastre. Elle remonte à trois travers de doigt audessus de l’ombilic et s’étend latéralement jusqu’aux parois pelviennes.

A la percussion on perçoit tout autour de la résonnance intestinale. La tuméfaction, considérée en bloc, a les dimensions, le siège et la consistance d’une matrice au septième mois. Une exploration plus minutieuse permet de reconnaître que cette tuméfaction n’est pas homogène. Sur une ligne diagonale tirée de l’extrémité de la dernière fausse côte droite à l’épine iliaque antérieure et inférieure gauche et sur une largeur de deux doigts environ, la percussion permet de constater une sonorité linéaire, analogue comme caractère à celle de l’intestin ; en différents autres points on trouve également des îlots sonores, très distincts du reste de la masse absolument mate.

La percussion de la périphérie de la tumeur ne donne pas non plus l’impression d’une limite nette entre les parties sonores et les parties mates. Il y a empiètement des deux zones l’une sur l’autre, surtout dans les flancs.

Exploration vaginale. — L’utérus est fortement refoulé contre la symphyse. Sa cavité est perméable et de longueur normale. Le déplacement est occasionné par une tuméfaction rétro -utérine, qui refoule l’utérus en avant et le cul-de-sac postérieur en bas. Vives douleurs en pressant contre la vessie et contre le rectum.

Par la palpation bi-manuelle on constate une solidarité complète de mouvements entre la partie rétro-utérine et la partie abdominale de la tuméfaction.

L’utérus est trop comprimé pour qu’on puisse juger s’il fait, ou non, corps avec la tumeur.

Exploration rectale. — Mêmes résultats. Rectum aplati et comprimé à cinq centimètres au-dessus de l’anus.

* Le professeur, sans articuler encore un diagnostic précis, pensa avoir affaire à une tuméfaction d’origine inflammatoire.

Il s'appuyait sur les antécédents morbides et sur les signes que dénotaient de nombreuses adhérences et une sorte d’intrication entre la tumeur et les intestins.

Il incline à ne pas opérer : R pour mieux étudier le cas ; 2o pour utiliser ce délai en tentatives de libérer, par le massage, les intestins

qui adhèrent à la taméf^.ction et qui la sillonnent '; 2^ pour combattre la morphioinanie et améliorer l’état général de la malade.

Le Rolland est du même avis .

Traitement. — jour ; matin. — Massage externe de six minutes de durée (faible pression), suivie d’une friction à l’onguent mercuriel simple et d’un tamponnement vaginal peu comprimé avec de la ouate enduite d'une pommade cà l’iodoforme et à la belladone.

Soir. Enveloppement abdominal de Prissnitz.

2® jour; matin. — La malade supporte un peu plus de pression et le massage dure huit minutes.

3® jour. — Souplesse plus grande de l’abdomen. La fluctuation devient plus nette. Pendant le massage sur les tractuset les îlots sonores, que l’on suppose être des intestins adhérents, on entend des gargouillements et des borborygmes. Par la continuation des malaxations, ces bruits s’éteignent graduellement et finissent par disparaître totalement.

La malade, depuis qu’elle est massée, va spontanément à la selle ; auparavant elle devait toujours recourir aux lavements.

Le soir, nouvelle séance de massage. La malade, pour la première fois depuis sa péritonite, ne se lève qu’une fois pour uriner. Après ce second massage, enveloppement ut supra.

4^ jour. — Massage mixte. Il dure un quart d’heure.

Pour la première fois elle se plaint de douleurs vives à la suite des manœuvres.

5« jour. — Repos.

6® jour. — On reprend les massages, les enveloppements et le tamponnement deux fois par jour.

Le traitement est continué ainsi jusqu’au 7 décembre.

Voici quel est l’état de la malade à ce moment. Le ventre a diminué de volume. La tuméfaction arrive à deux travers de doigt audessous de l’ombilic. Elle est en retrait aussi dans la région des flancs. La marge sonore entre l’aile du grand bassin et la tumeur s’est élargie. Le cul-de-sac postérieur est remonté ; l’utérus a rétrogradé vers sa situation normale. Il s’est fait une séparation très marquée entre ce qui est intestin et ce qui est tumeur.

Il est impossible de dire si ces changements sont dus à une diminution intrinsèque de la tumeur, ou à son isolement des parties qui faisaient corps avec elle : intestins, ponts de membranes allant de l’intestin à la tumeur, etc..

Le professeur s’absente ; la malade retourne à Divonne où le D'' Rolland continue les massages jusqu’au 8 janvier, époque à laquelle Mme R. rentre à la clinique.

Le 8 janvier. — Le professeur constate que les progrès, qui s’étaient dessinés déjà pendant le premier séjour de la malade dans sa clinique, se sont accentués depuis, grâce au massage très bien fait qui a été continué par le D‘' Rolland.

Il n’y a plus dans l’abdomen qu’une masse tumorale centrale, remontant à quatre travers de doigt au-dessus du pubis, mate partout, libre à sa périphérie, plus étendue à droite qu’à gauche. On y distingue une fluctuation manifeste. Elle est divisée sur la ligne médiane par un sillon. Les caractères de la fluctuation, ainsi que l’existence du sillon font admettre deux collections liquides indépendantes en contact sur la ligne médiane. Il existe une certaine mobilité du tout et une mobilité moindre entre chacune des deux parties qu’on suppose constituer des tumeurs distinctes.

Le cul-de-sac postérieur est remonté. Les mouvements commuuiqués à la tuméfaction par la main qui est dans l'intérieur, sont perçus avec plus de netteté du côté de l’abdomen sur la tumeur de droite que sur celle de gauche .

Le professeur crut à ce moment pouvoir articuler un diagnostic qu’il n’avait fait que soupçonner jusque là. Diagnostic basé davantage sur l’histoire de la maladie, que sur les résultats fournis par l’exploration directe. Ce diagnostic fut pelvi-péritonites et kystes tuho-ovariques bilatéraux .

L’enchaînement pour lui était le suivant :

R Sujet dysménorrhéique dès le début.

2‘» Endométrite, suite de la seconde couche et cause des deux fausses couches ultérieures.

30 Péritonite (à 34 ans) par propagation de l’endométrite.

40 Soudure des pavillons aux ovaires, c’est à-dire constitution des kystes tubo-ovariques.

50 Adhérences intestinales multiples sous la même influence.

Il tire les preuves d’une participation de l’ovaire à la formation des tumeurs, du fait de la ménopause prématurée (35 ans) ; de la façon dont cette ménopause s’était installée (ellle débute immédiament après une péritonite grave et elle devient définitive une fois que les tumeurs acquièrent un certain volume). Or, nous savons, par les travaux de Burnier et de Zahn, que la disparition du tissu de l’ovaire est une des conséquences de sa parcipation à la formation des kystes tubo-ovariques.

Il résolut de ponctionner ces kystes, qui devaient être uniloculaires, si le diagnostic était juste. La ponction pouvait, dans ce cas, donner des résultats durables.

Première ponction à droite : trois litres de liquide blanc albumineux. Affaissement complet de la tumeur du côté de Fabdomen et du côté du cul-de-sac postérieur.

Seconde ponction à gauche : 1 litre 3/4 de liquide de même nature. Affaissement de la poche gauche. On sent encore une petite poche ronde qui ne se vide pas. On y plonge le trocart, il en sort environ quarante -cinq grammes d’un liquide semblable aux précédents.

L’utérus est maintenant à peine plus volumineux que normalement ; il est absolument mobile.

Les annexes ne sont pas perceptibles. On sent à leur place des sortes de moignons tels qu’ils peuvent résulter de poches kystiques vidées et flétries. Le moignon droit contourne la matrice postérieurement pour finir dans la poche de Douglas.

Le massage est continué jusqu’au 13 février. La malade est absolument bien portante. Elle urine, va à la selle, circule sans difficulté aucune.

Nous ne voulons pas allonger par des commentaires cette observation déjà fort longue. Le résulatn’a pas été obtenu par le massage seul, mais sans le massage il n’y avait d’autres ressources que de faire une laparotomie. On serait inévitablement tombé sur des adhérences multiples. On aurait trouvé des tumeurs non pédiculées et le sujet étant cachectique et morphiomane, on peut supposer que ce cas n’eût pas contribué à améliorer la statistique de l’opérateur qui l’aurait entrepris.

Revue en juillet 1889 : son état est aussi bon qu’à sa sortie de la clinique.

Observation VIL — Mme W. (anglaise), 51 ans.

Diagnostic :

Endométrite fongueuse.

Déchirure bilatérale du col.

Déchirure du périnée.

Prolapsus utérin.

Le 30 janvier 1888. — Curage, trachélorrhaphie, opération do Lawson-Tait. Ouérison par première intention. Pendant 21 jours massage et élévation de l’utérus.

Guérison parfaite. Revue septembre 1888.

Observation VU.»” Mme T. (anglaise), 24 ans.

Diagnostic :

Stricture de l’orifice interne.

Antéflexion.

Dysménorrhée, endométrite, leucorrhée.

A partir du 15 février 1888. — Cathétérisme progressif.

Massage : Gymnastique utérine. L’utérus est plié plusieurs fois dans chaque séance jusqu’à rétroflexion. 7 mars, quitte la clinique guérie. Revue le 30 avril 1889.

Observation IX. — Mme M. (Chambéry), 49 ans.

Diagnostic :

Paramétrite postéro-latérale droite.

Fibrome interstitiel de la paroi postérieure.

Métrite, périmétrite.

Utérus enclavé et fixé dans la concavité du sacrum.

Du 26 février au 6 mars 1888. — Massage de la paramétrite. Dilatation de Futérusqui amène la découverte des fibromes. Résultat: Disparition de la paramétrite. Mobilisation de l’utérus qui est en position normale. La dilatation amène la cessation desmétrorrhagiesqui existaient auparavant. Revue le 24 avril 1889. Guérison se maintient.

Observation X. — Mme de FI. (allemande), 32 ans.

Diagnostic :

Endométrite.

Ovaro-salpingite double.

Hystérie, symptômes nerveux.

(Un chirurgien lui avait proposé la castration )

Du R*'au 27mars 1888. — Traitement par les irrigations intra-utérines, le tamponnement et le massage des annexes. Elle est revenue à un état de santé générale et locale, parfait. Revue le 5 mai 1889.

Observation XL (Polyclinique). — Mme de R. (Genève), 33 ans.

Diagnostic :

Lacération du col. Endométrite.

Paramétrite postéro-latérale gauche.

Douleurs dans la jambe gauche, difficulté dans la marche.

Mai 1887. — Trachélorrhaphie. L’endométrite guérit, mais la paramétrite et les douleurs persistent.

A partir du 5 mars 1888. — Quinze séances de massage. La paramétrée et les douleurs disparaissent complètement. Revue le 8 mai 1889, elle se porte admirablement Lien.

Observation XII. — Mme F. (parisienne), 49 ans.

Diagnostic ;

Endométrite spécifique chronique.

Ovaro-salpingite.

A partir du 15 août 1889. — Irrigation intra-utérine et tamponnement deux fois par semaine.

Du 17 août au 2 septembre. Massage tous les jours. Guérison.

Obervation XIII. — MmeD. (américaine), 40 ans.

Diagnostic :

Déchirure double du col.

Déchirure du périnée.

Ovarite double.

Rétroversion .

Pas d’adhérences.

Du 15 août au 15 septembre 1888. Massage pelvien. Disparition complète des symptômes d’ ovarite.

15 septembre. — Trachélorrhaphie. Opération de Lawson Tait. Guérison par première intention.

Du 2 au 18 octobre. — Reprise du massage. Elévation de l’utérus et gymnastique suédoise. Rétablissement parfait. L’utérus est mobile et en antéversion.

Rï* mai 1889. — Guérison se maintient.

Observation XIV. — Mme B. (Genève), 37 ans.

Diagnostic :

Fistule vésico-vaginale.

Rétroflexion fixe, adhérences utéro-pelviennes postérieures.

15 septembre 1887. — Opération de la fistule.

A partir du 26 septembre. — Massage. Libération de l’utérus rétrofléchi. Utérus maintenu par un pessaire.

Elle sort guérie le 26 octobre.

Observation XV. — Mme D., 42 ans.

Diagnostic :

Déchirure double du col .

Déchirure du périnée.

Métrite et pelvipéritonite chronique.

24 septembre 1880. — Trachélorrhaphie. Opération de L. Tait, Guérison par première intention.

Du 2 au 10 octobre. — Massage utérin ef pelvien. Quitte la clinique guérie. Pas revue.

Observation XVI. — Mme N. (française, Genève), 50 ans.

Diagnostic :

Déchirure double du col.

Déchirure du périnée.

Endométrite, métrite.

Descente delà matrice.

Le 13 octobre 1888. — Raclage. Trachélorrhaphie, L. Tait. Guérison par première intention.

Du 23 octobre au 10 novembre. — Massage utérin et élévation. Guérison complète. Revue le R*’ mai 1889.

Observation XVII. — (Polyclinique.) Mme Madeleine M. (Genève\

42 ans.

Diagnostic :

Prolapsus utérin complet, trouble de la miction.

Allongement hypertrophique (cavité 12 centimètres), pas de déchirure du périnée.

Le prolapsus était complet depuis le mois de septembre 1888.

Du 9 novembre au U» décembre 1888, quatre séances par semaine de massage, élévation et gymnastique suédoise.

Le 10 décembre. — On a dû cesser le traitement. A cette époque la guérison était presque complète. L’allongement avait tout à fait disparu, et la matrice, quoique un peu plus basse que normalement, se maintenait très bien sans pessaire.

Le 14 avril 1889. — La malade travaille comme femme de chambre dans un hôtel. Elle est toute la journée debout et fait un travail assez pénible ; malgré cela, la matrice se maintient sans pessaire.

Observation XVII. (Policlynique.) — Mme B. (Genève), 28 ans.

Diagnostic :

Rétroversion.

Métrite.

A partir du 2 décembre 1888. — Massage 15 séances. Guérison complète.

Le Rr février 1889. — La guérison se maintient.

'Observation XIX. —Mme B., 24 ans.

Diagnostic :

Déchirure double du col.

Endométrite.

Paramétrite.

Rétroversion.

Dilatation stomacho-intestinale.

Le 15 janvier 1889. — Raclage-Trachélorrhaphie, guérison par première intention.

A partir du 18 janvier. — Massage externe.

A partir du 15 janvier jusqu’au 3 mars. — Massagemixte. Revue le 2 avril 1889. Ne souffre plus des organes génitaux. La dilatation stomaco-intestinale a disparu. Elle digère très bien.

Observation XX. — Mme D. (russe), 46 ans.

Diagnostic :

Paramétrite postéro-latérale gauche suite de couches.

A partir du 15 mars 1889. — Massage. (Quatorze séances). Elle sort guérie .

XXL — Depuis l’impression de ces observations, le professeur Vulliet a appliqué le massage dans un cas de vomissements incoercibles de la grossesse chez une femme enceinte de trois mois et demi.

Tout avait été inutilement essayé. Cette malade était arrivée à un degré d’épuisement extrême.

Dès le second jour elle digérait sans nausées le lait et le champagne, on put lui donner ensuite du bouillon et des peplones.

Au bout de huit jours, elle mangeait de la viande et des légumes.

Elle n’a pas eu à partir du commeneement dit massage un seul vomissement.

Le massage a porté trois fois par jour sur l’estomac et sur Tintes*^

tin, et une fois par jour sur Tutérus et ses annexes, en procédant par des passes très douces, effleurant l’organe sans le comprimer d’une façon bipolaire.

Ce traitement a été commencé le 10 juillet courant, onle continue encore.

1° Le massage est un traitement rationnel et efficace.

2° Il trouve de nombreuses applications dans les affections des organes génitaux de la femme, notamment dans les inflammations chroniques ; dans les exsudais, les collections enkystées; dans les cas de malpositions, de descente et de prolapsus des organes ; dans le traitement des adhérences, des fausses membranes et de leurs conséquences.

3° Gomme tous les agents thérapeutiques, il a ses indications et contre-indications . Par conséquent il est aussi illogique de le considérer comme une panacée, que de contester les services qu’il peut rendre.

4“ L’emploi du massage n’exclut pas d’autres modes d’intervention. Au contraire, une association judicieuse du traitement opératoire ou médical au massage donne souvent des résultats supérieurs aux résultats fournis par l’un de ces modes de traitement employé seul.

5” Le massage des organes génitaux ne doit être pratiqué que par des médecins experts dans toutes les manœuvres gynécologiques.

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