OBSERVATIONS
Observation 1.— Mie M., dactylographe, 26 ans se présente à la consultation le 14 janvier 1927, pour sécrétion abondante, croûteuse et fétide, depuis plus d'un an.
Le matin au réveil, grande difficulté d'expulser par la gorge les croûtes adhérentes au nasopharynx et à la paroi postérieure du pharynx. Poussées aiguës fréquentes de coryza avec bronchites et laryngotrachéique.
La malade est en traitement chez un médecin spécialiste depuis une année environ. Les badigeonnages des fosses nasales et de l’arrière-nez au nitrate d'argent et à la solution iodo-iodurée. pratiqués à raison de deux ou trois fois par semaine, ne donnent aucun résultat.
A la rhinoscopie antérieure, on constate les fosses nasales larges; les cornets sont atrophiés, surtout les cornets inférieurs; croûtes adhérentes au bord libre du cornet inférieur, et dans le méat moyen. Paroi postérieure du pharynx visible par les fosses nasales, luisante, parcheminée et croûteuse. Odeur caractéristique de l’ozène.
À la rhinoscopie postérieure, on voit une muqueuse rouge, granuleuse, et à la paroi Supéro-postérieure de l'arrière-nez, des restes adénoïdiens assez volumineux.
Le premier massage vibratoire des deux fosses nasales fait le 18 janvier, diminue notablement les sécrétions croûteuses des fosses nasales. La malade supporte en même temps le massage du nasopharynx avec porte-coton recourbé.
Après dix séances de massage, fait deux fois par semaine en janvier et hebdomadairement en février et pendant la première moitié de mars, la mauvaise
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odeur disparaît complètement, les croûtes ne se réforment plus dans les fosses nasales, la muqueuse congestionnée, surtout celle des cornets, diminue sensiblement le calibre des deux fosses nasales à tel point qu'on aperçoit à peine la paroi postérieure du pharynx par la rhinoscopie antérieure. La malade se sent beaucoup mieux.
Durant tout le traitement, point de coryza, les sécrétions ont complètement disparu dans les fosses nasales, il n'en reste que très peu dans l'arrière-nez.
Le 17 mars, on procède à l'ablation du paquet adénoïdien, et la malade revue pour la dernière fois le 13 avril, cesse le traitement, étant considérée comme complètement guérie.
Observation 2.— Ch. J., 27 ans, docteur en médecine, rhinites à répétition. Obstruction nasale à bascule.
À l'examen, muqueuse nasale très pâle, flasque, surtout sur le bord libre des cornets inférieurs, où elle est affaissée jusqu'au plancher de la fosse nasale. Malgré cette dégénérescence de la muqueuse à type hypertrophique, il reste une fente assez large entre la cloison et les cornets à travers laquelle on aperçoit nettement la paroi postérieure du pharynx.
Une série de vingt séances environ transforme complètement la muqueuse de la fosse nasale; elle devient rose, turgescente, secrète plus régulièrement. Les rhinites aiguës cessent. Le malade se porte sensiblement mieux.
Observation 3.— Mr G., 42 ans, chef de cuisine. Légère rhinite atrophique. Sécheresse du nez; nasopharyngite.
Cornets légèrement atrophiés, muqueuse nasale très pâle, sèche. Paroi postérieure du pharynx visible par la fosse nasale, également pâle, parcheminée.
Six séances suffisent pour rétablir entièrement la fonction normale de la muqueuse nasale, qui commence à sécréter et cesse d'être pâle; les cornets augmentent de volume, le malade est revu deux mois après la fin du traitement: les bons résultats du massage persistent à ce moment.
Observation 4.— Mie R., 24 ans, institutrice. Hydrorrhée. Excitabilité de la muqueuse nasale; éternuements continuels.
À la rhinoscopie antérieure, on constate une muqueuse nasale très rouge, irritable, surtout au niveau du méat moyen. L'attouchement du cornet moyen et de la bulle ethmoïdale provoque des éternuements prolongés.
La première séance de massage vibratoire, très prudente — 1/2 minute de durée — est suivie d'une réaction assez forte: sécrétion aqueuse très abondante, crise d'éternuements, céphalée durant 24 heures,
Deuxième massage fait le surlendemain: beaucoup mieux toléré, suivi, cependant, d'une réaction, mais beaucoup moins forte.
Les quatre séances suivantes sont très bien supportées; la réaction est nulle. Par contre, l'hydrorrhée diminue d’abord, cesse ensuite, la muqueuse nasale devient beaucoup moins sensible. La malade n’éternue plus.
Observation 5.— Mie J., 48 ans, rentière. Rhinite chronique. Poussées de coryza aiguë. Nasopharyngite chronique. À l'examen, fosse nasale remplie de sécrétions muco-purulentes, surtout au niveau du plancher. Muqueuse nasale boursouflée, pâle au niveau du bord libre des cornets, rougeâtre au niveau du meat moyen. Les cornets touchent la cloison nasale.
À gauche, petits polypes légèrement hémorragiques.
La malade a déjà essayé, mais sans succès, différents traitements.