CHAPITRE VI
ÉTUDE BIBLIOGRAPHIQUE DU MASSAGE VIBRATOIRE ET ÉLECTRIQUE DES MUQUEUSES
1888. (1) Arvid Kellgren. — A case of post-diphteritic paralysis treated according to the System of Ling. {Médical Press and Circulas? t juillet.)
Dans cet article, écrit à propos de la guérison rapide d'une paralysie post-diphtéritique, obtenue dans le service du professeur Mœbius, par le massage vibratoire, Kellgren donne quelques indications sur le système de Ling.
1889. (2a) Arvid Kellgrex. — Vortrage iiber Massage. ( Wien statisticher Sanitaelsbericht ûber die k. n. k. Kriegsmarine fur das Jahr 1888. , Wien, 1889.)
1890. (2b) Arvid Kellgren. — The technic of the Ling's System manual treatment as applicable to surgery and médecine. (J.-J. Pentland, Edinburgh and London.)
Kellgren décrit dans ces deux livres les manœuvres du massage externe, par shaking et par vibrations, que Braun a appliqué plus tard au massage interne des muqueuses.
Shaking. — La partie de la main qui, pendant les manipulations
du shaking, entre en contact avec le corps du patient, est la phalange distale d'un ou de plusieurs doigts; et ce doigt ou ces doigts doivent être appliqués délicatement et non pas en appuyant. Le mouvement part de l'articulation du*coude du manipulateur, où se produisent de légers mouvements de flexion et d'extension. Entre cette articulation et les dernières phalanges des doigts, les os de l'avant-bras, du poignet et des mains, avec leurs articulations intermédiaires, agissent, pour ainsi dire, comme les anneaux d'une chaîne à travers laquelle un mouvement ondulatoire se propage jusqu'à la partie massée.
Le mouvement de la main est très rapide. Les jointures ne doivent pas être raides, mais dans une extension juste suffisante pour que l'élasticité puisse s'exercer et ne soit pas gênée. Si ces indications ne sont pas remplies, la manipulation devient difficile et pénible pour le malade, fatigue ses muscles, en raison de la douleur et de la gêne qui lui sont causées ; et leshaking, ou bien a des conséquences fâcheuses, ou tout au moins n'a aucun effet utile.
Cette forme de massage provoque et active la résorption ; elle stimule, fortifie, et diminue la douleur par son pouvoir de réduire la congestion et l'inflammation, et elle augmente la sécrétion des glandes.
Vibrations. — Les vibrations ne sont, en réalité, que de fins mouvements de shaking.
La surface palmaire de la main et des doigts est employée dans cette manipulation (voir la fig. 33 de Kellgren). Ici, comme dans le shaking, il y a flexion et extension du coude, mais les mouvements sont beaucoup plus petits. L'articulation du poignet ne doit avoir aucune raideur ; les mouvements qui s'y produisen doivent se rapporter uniquement à l'abduction et à l'adduction, c'est-à-dire à la flexion cubitale et radiale de la main, qui repose immobile sur la partie du corps que l'on vibre, jusqu'à ce que le massage en ce point soit terminé. Les vibrations sont produites par la succession rapide des mouvements. Les mouvements d'extension et de la flexion dans le poignet, engendrent une pression. Nous n'avons pas besoin d'insister sur les effets fâcheux que peut
avoir la pression dans divers cas, par exemple sur un cœur faible.
Gomme les vibrations sont souvent employéespour guérir la douleur, il est évident que ni la main, ni le poignet du masseur ne doivent être raides. En effet, on perd ainsi tout l'avantage de la méthode, si l'on tombe dans ce défaut; d'autre part, si les vibrations sont bien faites, elles soulagent d'ordinaire la douleur, quelle qu'en soit la cause. La contraction des muscles du masseur doit être si légère, que c'est à peine si on la ressentira, en appliquant la main sur son bras.
Dans aucun cas, les vibrations ne doivent être produites par une forte contraction continue de l'épaule, du bras et delà main. Lorsqu'elle est ainsi faite, l'opération est pénible, et l'opérateur perd la sensation délicate et précise de la pression qu'il exerce. De plus, il est impossible de faire des applications de quelque durée, même pendant quelques minutes. L'effet sur un cœur faible est aussi mauvais que celui de la flexion et de l'extension du poignet, sinon pire. Le patient ressentira toujours de la douleur, et il peut arriver qu'il tombe en syncope.
Yoici quelques exemples qui permettront de reconnaître la différence qui existe entre un mouvement produit par une forte contraction des muscles du bras (qui, naturellement, entraîne avec elle la raideur de la main et du poignet), et la véritable manière de procéder que je viens de décrire :
1° Appliquez la main sur la cuisse : dans la première espèce de manipulation, il faut une très forte contraction des muscles pour mettre en mouvement les masses musculaires de la cuisse, il ne se produit pas de vibration, juste au-dessous du point d'application de la main, le champ des mouvements produits est beaucoup plus petit; tandis que si on emploie la bonne méthode, la main repose légèrement sur la surface de la cuisse, les vibrations la pénètrent, on les ressent dans les couches sous-jacentes, et elles se propagent au loin.
2° Vous pouvez faire des vibrations sur la face antérieure du thorax et les ressentir avec l'autre main appliquée sur le dos du pa-
tient; lorsque le bras et la main sont raides, vous ne sentirez rien1.
3° Placez un verre d'eau au milieu d'une table de moyenne grandeur ; appliquez les vibrations à la surface de cette table et si l'eau se porte en masse d'un bord à l'autre du verre, c'est que les vibrations sont mal faites ; si elle s'agite seulement au centre du verre, c'est qu'elles sont bien exécutées. Ceci peut donner une idée de la délicatesse quant, en réalité, ces mouvements, et de l'indication de leur emploi dans des troubles où le shaking et les manipulations du massage ordinaire doivent entièrement rester hors de cause.
Les vibrations ont une efficacité bien plus considérable que le shaking, pour déterminer la résorption et pour diminuer la douleur, ces deux symptômes que Ion observe dans les congestions et dans les états inflammatoires aigus ou chroniques.
— (3) Braun. — Massage beziehungsweise Vibration der Schleimhant der Nase des Nasenrachenraumes und des Rachens [Communication faite au Congrès de Berlin. uAllg. med, cent. Zeitung», n° 72, 6 sept.; traduit par Luc dans les « Archives internat, de laryngologie », octobre).
Cette communication renferme, remarquablement présentée et résumée, toute la question du massage vibratoire interne des muqueuses; nous ne Panalyserons pas ici, parce que nous avons eu souvent dans notre livre l'occasion d'y faire allusion et que
lJl est bon, pour apprendre à exécuter le massage vibratoire interne ou pour s'entretenir la main, d'employer ce procédé, en même temps que ceux de la table et de l'enregistreur de Marey ; mais les mouvements sont un peu différents dans les deux méthodes ; et ceux qui ne font que du massage vibratoire interne ne peuvent prétendre à l'extrême habileté que peuvent atteindre ceux qui se sont préparés par un long exercice à la pratique du massage vibratoire externe,et qui l'appliquent journellement. Cependant, ils doivent toujours être à même d'exécuter le massage vibratoire externe des nerfs laryngés.
tous ceux qui s'intéressent à cette question ne peuvent se passer de la lire in extenso.
— (4) Von Cederschiœld. — Ueber die locale Massage der Schleimhaut der Nase , des Nasenrachenraumes, des Rachens und der Tuba Eustachii. (Allg. med. cent. Zeitimg, 7i° 88, /er nov.)
Von Cederschiœld a traité avec succès une centaine de malades parle massage de la muqueuse des voies respiratoires; son procédé, cependant, diffère beaucoup du massage vibratoire, et, quoiquesupérieur au simple badigeonnage, est inférieur à ce dernier. Malgré cela il a obtenu de très bons résultats.
— (5) Herzfeld. — Massage bei Hais und Nasenkrankheiten. [Deutsche med. Zeitunrj, n° 89, 6 novembre.)
Herzfeld a constaté dans les laryngites simples, sans granulations,. ni pharyngite latérale, l'amélioration du catarrhe par le badigeonnage. Il a observé que cette amélioration se produit quel que soit le médicament employé; il pense donc qu'elle est due au massage de la muqueuse, que l'on fait sans s'en douter, et qui agit favorablement sur la circulation et les conditions de nutrition des glandes.
Pour appliquer le massage vibratoire, il a construit des sondes terminées par une extrémité en caoutchouc, mobile, grâce à un ressort intérieur. Ces sondes sont mises en mouvement par le tour des dentistes, ce qui supprimerait le long apprentissage nécessaire pour l'application de la méthode de Braun.
H. a obtenu par le massage vibratoire de très remarquables résultats dans la paresthésie pharyngée, déjà après une à trois séances; excepté chez quelques malades très nerveux où les symptômes ont été, au contraire, exagérés.
Les résultats furent excellents dans les formes catarrhales ; lorsqu'il existait de grosses granulations ou de la pharyngite latérale,
H. faisait, au préalable, des applications de galvano-cautère. Dans la pharyngite sèche, il n'a pas eu de résultats; il pense que les succès brillants obtenus dans cette affection par Braun, sont dus à ce que les malades traités par ce dernier, étaient encore à la période de début. Dans ces cas, il recommande vivement l'emploi de l'iode, appliquée en même temps que le massage.
— (6) HŒFFiNGER. — Ueber Vibrationsmassage der Nasen und Rachenhœlenschleimhaut {AUg, Wien. med. Zeit. 2, 9, 16 décembre, n' 48, 49, 50).
Hœffinger signale, sans critique ni discussion, treize cas de catarrhe naso-pharyngiens, accompagnésdephénomènes nerveux subjectifs, dans lesquels il a obtenu de très bons résultats par le massage vibratoire.
1er cas. Catarrhe naso-pharyngien amélioré rapidement par le massage du nez et de la gorge ; le nez s'ouvre et la respiration se fait mieux. Il y a en même temps du catarrhe de la trompe. Hœffinger fait le massage de l'entrée de la trompe, le catarrhe diminue. Les insufflations d'air s'opèrent plus facilement, les bruits diminuent et l'audition s'améliore.
2e cas. MIIe H..., 28 ans, catarrhe pulmonaire, asthme, catarrhe bronchique, léger emphysème, catarrhe naso-pharyngo-laryngien, hypertrophie de la muqueuse nasale, de la tonsille gauche ; a suivi de nombreux traitements sans résultats. Après la première vibration, respire mieux; et, au bout de peu de temps, retour à l'état normal.
Tous les autres cas ressemblent à ceux-là ; le résultat général a été l'amélioration rapide de tous les symptômes subjectifs etobjectifs que présentaient les malades. Ces résultats ont été obtenus en trois, quatre, huit, douze jours, tout au plus au bout d'un mois, Dans tous les cas, les applications du massage vibratoire ont été combinées à celle des eaux de Gieichenberg, dont l'efficacité est incontestable.
1891. (7) Berthold. — [Communication au « Vereinf. Wissen, Heilkunde zu Kœnigsberg ». Analysée rapidement dans « Berlin, klin. Woch », n° 8, février).
Berthold fait au congrès de Kônigsberg une communication qui ne nous est connue que par la « Berliner klinische Wochemchrift, » où il est simplement dit qu'il a employé les méthodes de Braun et de von Gederschlôid sans résultat. Avec Ghiari, cet auteur est le seul qui conclue contre le massage vibratoire.
— (8) Volpe.— Arch. intémaz. d. spec. Medic. Chir., 1-15avril.
Dans ce travail que je n'ai pu me procurer, Volpe se déclare partisan du massage vibratoire qu'il a appliqué sur ses malades, pour des cas et dans des conditions que je ne puis malheureusement pas indiquer, n'ayant pas lu son mémoire.
— (9) Laker. — Die Heilerfolge der inneren Schleimhautmassage, bei den kronischen Erkrankungen der Nase, clés Rachens, des Ohres und des Kehlkopfes [Communication faite au Congrès médical de Steïermark, publiée le, 1er mai dans « Qsterreichischen JErztlichen Vereinzeitung » Wien).
Dans cette première communication, L... expose les bons résultats qu'il a obtenus par l'application du massage vibratoire de Braun. Tout ce qui a été dit par Laker dans ce travail, se retrouve dans son important mémoire cité plus loin (13).
— (10) Demme. — Ueber ozœna [Communication à la Société de laryngologie de Berlin, analysée dans « Deutsch. med. Woch*, 12 novembre 1891. Discussion dans le n°40,6 octobre 1892, du même journal).
Demme a employé à la clinique de B. Prœnkel, de Berlin, dans le traitement de l'ozène, le massage vibratoire, en même temps
qu'une pommade composée de pyoctanine et lanoline 20 %. Il a ainsi obtenu des résultats très supérieurs à ceux que donnent les autres méthodes. Dix cas ont été absolument guéris; il n'y en a pas un seul qui n'ait été beaucoup amélioré. Les cornets redeviennent normaux, comme taille et comme aspect; trois fois même, il dut faire des cautérisations pour réduire le cornet inférieur, qui s'était hypertrophié à la suite du traitement ; l'odeur disparaît toujours; les croûtes persistent souvent plus longtemps, mais elles finissent par disparaître. Les sensations désagréables, névralgies, migraines, ont cessé très rapidement, et le plus souvent d'une façon définitive.
Gomme complications, Demme a observé de l'angine lacunaire, la périostite des os du nez. Parfois, dans les premiers jours, l'application du traitement produisait des céphalalgies ressemblant à celles que détermine la réplétion des sinus.
Supplément écrit au moment de la publication. — Le traitement durant en moyenne de trois à quatre mois, Demme a dû cautériser sept fois des cornets qui, d'atrophiés qu'ils étaient, au début du traitement, étaient devenus hypertrophiés. Il n'a pas eu un seul insuccès.
— (11) INorval H. Pierce. — A brief communication on nasal vibration (massage), with report of cases [Journal of the American Association. Chicago, 10 octobre).
Pierce a traité, chez le professeur Chiari, six cas d'ozène ; il leur a appliqué le massage vibratoire, cinq fois par semaine, pendant deux mois. Pierce cessa ensuite de les observer, mais le traitement fut continué pendant six autres mois. Toutes les indications de Braun furent observées. Avant la vibration on nettoyait le nez avec une injection avec 1/2 % d'acide phénique. On appliquait, en même temps que le massage, la glycérine iodée ; chaque séance durait vingt à trente secondes.
Chez ces six malades, Pierce a observé généralement, à part un cas, une amélioration supérieure à celle qu'on obtient avec les autres traitements.
Conclusions. — C'est au nettoyage, très complet dans cette méthode, que sont dus la disparition de l'odeur, de la sécrétion et des symptômes de l'ozène.
Les mouvements vibratoires peuvent avoir quelque avantage, comme stimulant les systèmes lymphatiques vasculaires et glandulaires.
Les vibrations n'ont que peu ou point d'action régénératrice sur les tissus atrophiés.
Lefferts, dans Y Internationales Centralblatt f. laryngologie, analyse un travail de Pierce qui m'a paru, si je m'en rapporte aux termes de cette analyse, n'être qu'une reproduction du précédent ; je n'ai pu d'ailleurs le retrouver avec l'indication bibliographique qu'il donne : « Vibratory massage of the nose » (New-York Med. Record, 14 mai 1892).
1892. (12) Laker. — Die Heilerfolge der irmeren Schleimhautmassage bei den kronischen Erkrankungen der Nase, des Rachens, des Ohres und des Kehlkopfes ( Wien med. Presse, 31 janvier et suivants, et Prager med. Wochenschri/t, n°° 5, 6\ 7, 8, 9).
Ces articles constituent des extraits du travail étendu dont l'indication suit.
— (13) Laker. — Die Heilerfolge der inneren Schleimhautmassage bei den chronischen Erkrankungen der Nase, des Rachens, des Ohres und des Kehlkopfes (Brchare de f03 pages avec 14 figures. Leuschner et Lublensky. Graz).
Nous ne croyons pas devoir analyser ce travail très remarquable, pas plus que celui de Braun ; ils sont cités et discutés souvent dans ce livre ; et l'un comme l'autre doivent être lus par ceux qui s'intéressent à la question du massage vibratoire des muqueuses.
En dehors des études cliniques très importantes et très remar-
quables qui abondent dans ce livre, Laker a eu le mérite de faire, le premier, l'étude graphique des vibrations avec l'enregistreur, qui doit être le guide constant du masseur, non seulement à ses débuts, mais dans tout le cours de sa carrière.
— (14) Massucci. — I risultati curativi del Massaggio délie mucose nelle chroniche affezioni del naso, délia faringe, dell'orecchio e délia laringe. Secondo gli studii del Lacker di Gratz (Rassegna critica internazionale délie malattie del naso} gola ed orecchi. Mars 1892, Ve a?mée, n° 1, Napoli).
Massucci analyse longuement le livre de Laker. Il montre combien l'emploi du massage vibratoire interne est justifié en théorie ; et à la suite des recherches personnelles qu'il a déjà faites, il constate l'incomparable supériorité de cette méthode sur les autres procédés employés dans le traitement des affections des muqueuses des voies respiratoires supérieures.
— (14 bis) Laker. — Die innere Schleimhautmassage und ihre Bedeutung fur die Ohrenheilkunde {Communication faite le 17 avril à la réunion des otologistes allemands. Archiv. fur Ohrenheilkunde, Bd33, Beft Su 4, P. 296).
Laker signale les bons résultats que doit donner et que donne, en réalité, le traitement par le massage vibratoire des affections du nez et du pharynx, dans les maladies de l'oreille. Il expose la méthode du massage vibratoire de l'entrée de la trompe et de l'isthme, et signale les améliorations obtenues, qui se manifestent par des modifications que l'on peut constater sur le tympan, la diminution des bourdonnements et l'augmentation de la puissance auditive.
Wagenhauser confirme les résultats de Laker.
— (15) Lahmann. — Die innere Nasenmassage (Allgem med. cent. Zeit., 11 et 14 mai).
Le travail de Lahmann est, sans réserves, favorable au massage vibratoire. Il propose pour l'exécuter un instrument qui, à notre avis, n'est pas recommandable.
Dans le catarrhe naso-pharyngien les résultats ont été aussi bons que rapides; la muqueuse s'est très vite dégorgée.
Dans l'ozène, les résultats ont été également très rapides ; la sécrétion des glandes qui restent encore, redevient normale et la circulation se rétablit. Les succès ont été très remarquables dans les migraines, névralgies, incapacité de travail, hébétude, et contre les bourdonnements d'oreille.
— (16a) Felici. — Jlmassaggio nella terapia oto-rino-laringologica (Il Sordomuto, ?i° 1, IV3 année).
Félici a vu appliquer le massage vibratoire dans les cliniques deBraun et. de Laker ; il l'a employé lui-même et confirme, d'après ce qu'il a vu chez ces médecins et les résultats qu'il a obtenus sur ses propres malades, tout ce qu'ils ont publié sur l'efficacité thérapeutique du massage vibratoire, dans les différentes affections, pour le traitement desquelles ils ont recommandé ce procédé.
— (16b). Polii. — Le massage dans quelques maladies de la gorge [Gazzetla degli ospitali, 16 juin, n° 72.)
L'auteur a obtenu des résultats médiocres dans la pharyngite sèche, ainsi que dans les pharyngites aiguës, où le massage vibratoire
iNous regrettons de n'avoir pas lu ce travail de Poli, nous aurions vu ce qu'il fallait exactement penser de sa technique, car on doit
CONSIDÉRER COMME NON AVENUS LES RÉSULTATS OBTENUS PAR TOUS LES OBSERVATEURS DONT LA TECHNIQUE N'EST PAS ABSOLUMENT CORRECTE.
Nous ne connaissons ce travail que par une analyse des « Annales
interne a été fortement aidé par le massage externe. Dans les pharyngites granuleuses, les granulations ont dû être détruites par le galvano-cautère.
— (17)Demme. — Analyse critique du mémoire de Laker (Internationales Centralblatt fur Laryngologie, etc. Juillet, . t. IX, n° 1, p. 51.)
Demme a observé très souvent, consécutivement à l'application du massage vibratoire, « des hémorragies même très notables, fréquemment de l'angine lacunaire, un dépôt fibrineux sur les cornets, même des fractures des cornets et des extra vasations sous-muqueuses1 ». Demme reconnaît, avec Laker, les graves inconvénients de la cautérisation dont on a fait un si formidable abus. Le massage vibratoire est une méthode supérieure à toutes les autres, au moins pour le catarrhe sec et l'ozène. Demme (qui, dans son précédent travail (10), a dit le contraire) a observé cependant quelques rares insuccès.
des maladies de V oreille » signée M. L., où il est dit que le massage proposé récemment par Braun et Laker n'a pas le mérite de la nouveauté, puisque Gerst, Kellengren, etc., etc. , Pavaient déjà recommandé depuis longtemps. Le droit à l'ignorance est sisacré, que nous aurions mauvaise grâce à contester à Mv M. L., le droit den avoir sur la question du massage vibratoire aucune notion et de confondre des choses aussi distinctes que le massage externe de Gerst, etc., et le massage vibratoire interne. Mais, lorsqu'on se permet de prendre la plume du critique, faut-il justifier cette prétention par la connaissance, au moins superficielle, du sujet que l'on veut traiter.
1 Nous faisons les réserves les plus formelles à propos de ces critiques de Demme ; en nous avouant, lui-même, qu il a fracturé des cornets, il nous dispense de dire que les accidents produits tiennent à sa manière d'appliquer le massage.
— (18a) 0. Storch. — Om Shmhindemassage, e saerdeles hed ved Behandling af Ozœna. Du massage des muqueuses surtout dans le traitement de l'ozène (ForhandL ved 14. Ska?idinaviske Naturfœrskermode, Kyœbenhmm. 4-9 juillet).
Je n'ai pu encore me procurer et lire ce travail. Je n'en connais aucune analyse ; je le crois cependant entièrement favorable au massage vibratoire.
— (18&) Daly. — Massage vibratoire dans les affections du nez et de la gorge [Médical Mirror).
Je ne connais le travail de Daly que par une analyse parue tout récemment dans a Y Internationales Centrablatt » ; mais, d'après cette analyse, l'auteur est asbolument favorable au massage vibratoire.
— (19) Garey. — Massage of the sound conducting apparatus of the ear by the means of vibratory force (Journ. of opht.. otol. and laryng. Juillet 1892, analysé dans la « Revue de laryngologie », 1893, n° 3).
Garey a essayé de faire, au moyen de sons d'une certaine intensité, le massage de l'appareil de transmission des sons, lorsqu'il présente de la rigidité. Garey s'est servi du phonographe, et a obtenu des résultats merveilleux. En moins de trente séances, les bruits qui avaient résisté à tous les traitements, ont cessé définitivement, et l'audition a été très fortement augmentée. Les cas qui ont le plus bénéficié du traitement sont ceux où il y avait hypertrophie de la muqueuse du pharynx et de la trompe, où, par conséquent, celle-ci était en partie obstruée. Dans la plupart des cas, la sensation d'obstruction a complètement disparu en une séance. Dans les autres cas, où la muqueuse est atrophiée et sèche, et la trompe facilement perméable, l'amélioration est très lente, et le succès
moins brillant ; mais même dans ces cas, s'il n'y a pas complication par des adhérences de la membrane du tympan, en quelques séances, on obtient une grande amélioration des symptômes.
L'auteur rapporte cinq cas, où ce traitement a été appliqué avec succès. La plupart de ces patients n'avaient retiré aucun avantage des procédés ordinaires de traitement, et l'auteur s'est servi uniquement du massage.
— (20) Houghton. — Massage of the ear by the meàns of the phonograph (Jpurn. ofopht., otol. andlaryng. Juillet. Analysé dans la « Revue de laryngologie n, 1893 , n° 6).
Houghton s'est servi, comme Garey, du phonographe; mais il fait sur le cylindre des incisions plus ou moins profondes, de façon à transmettre au diaphragme des vibrations plus ou moins puissantes.
Il en résulte, dans l'oreille, une sensation de grand bruit et de souffle. Une séance de cinq à vingt minutes produit sur divers sujets une sensation de chaleur, de démangeaison, de dilatation du méat ; le malade ressent dans la tête une grande confusion, qui disparait graduellement. Chez les personnes à ouïe normale, c'est tout ce que l'on observe. Chez les sourds, il y a en outre, au bout de trois à six. heures, une amélioration de l'ouïe plus ou moins persistante. La continuation du traitement augmente la sécrétion des muqueuses, cause des névralgies, des douleurs musculaires, s'étendant parfois à la clavicule et aux épaules. Finalement, il y a amélioration de l'ouïe.
— (21) Garnault. — Le massage vibratoire et électrique des muqueuses du nez, du pharynx et du larynx {Semaine médicale, n° 45, 6 septembre).
Dans cet article, qui, avec mes autres articles ou communications, représente tout ce qui existe dans la bibliographie française sur la question du massage vibratoire des muqueuses, je me suis efforcé
de faire connaître les bons résultats obtenus par le massage vibratoire interne, et de vulgariser son application par la description complète de sa technique. J'ai combiné à cette méthode l'application de l'électricité sous diverses formes.
Toutes les questions traitées dans ce travail et les résultats obtenus se retrouvent indiqués dans le cours de ce livre qui, d'une façon générale, est pénétré du même esprit ; et, pour cette raison, je crois inutile d'en faire l'analyse.
— (22) Chiari. — Ueber Massage, Vibrationen, und innere Schleimhautmassage der oberen Luftwege, nach M. Braun und Laker (Wien, Klin. Woch.} n° 66, 8 septembre.)
Chiari pense que Laker a tort de s'en rapporter à l'avis des malades qui affirment être améliorés ou guéris ; cela arrive avec tous les nerveux et ce témoignage n'a pas grande valeur.
Il est vrai, avoue Chiari, que les méthodes employées jusqu'ici, dans le traitement des affections chroniques des voies respiratoires supéj'ieures, ne produisent que des résultats bien médiocres ; mais il en est de même pour les affections analogues des muqueuses du tube digestif et du système urogénital.
Les recherches de Laker montrent que l'on peut exécuter des vibrations très rapides, dont on arrive, par l'exercice, à régler la vitesse et la régularité, mais cela ne prouve rien quant à leur valeur thérapeutique.
Chiari ne pense pas que le cas aigu cité par Braun, de la guérison rapide d'une inflammation violente et d'un gonflement de la pars oralis du pharynx, tombe sous la critique. Ou bien il s'agissait d'un abcès qui s'est ouvert sous l'influence des vibrations, ou bien le mal était arrivé à la phase critique et allait entrer spontanément en régression.
A propos d'un cas (15) cité par Laker, qui, au bout de trois mois, est arrivé, chez un ozéneux, à n'avoir plus qu'une faible odeur et une petite quantité de croûtes, Chiari dit qu'on obtient les mêmes résultats avec les moyens ordinaires.
Ghiari a vu les petites végétations adénoïdes, les catarrhes du nez et de la gorge, les parésies des cordes et ulcérations du larynx céder aux traitements ordinaires, même après avoir été traités antérieurement sans succès par ces mêmes méthodes ; c'est le dernier traitement employé qui paraît avoir le mérite de la guérison.
Le massage vibratoire équivaut à un pinceautage bien pratiqué, et, comme on emploie parallèlement des médicaments actifs, il ne représente en réalité qu'une étiquette nouvelle pour les anciennes méthodes de traitement qu'il ne surpasse pas en efficacité.
La méthode galvano-caustique a donné, entre les mains de Schàffer, par exemple, une statistique très brillante. Laker, lui, n'a pas publié de statistique des résultats obtenus, qui semblent consister, en général, plutôt en améliorations qu'en guérisons.
Chiari, lui-même, a appliqué là méthode dans de nombreux cas avec ses deux assistants ; il croit en être bien maître et avoir suivi scrupuleusement les préceptes de Braun.
Il cite cinq observations :
1. Rhinite atrophique (ozène). — Mlle A..., 26 ans, croûtes, odeur très intense, forte atrophie de la muqueuse depuis douze ans, à la suite d'une affection indéterminée ; pharyngite sèche. La malade est en traitement depuis deux ans et fait trois fois par jour des injections nasales avec de l'eau salée tiède, ce qui la débarrasse de ses croûtes mais non de sa mauvaise odeur. Elle a été vibrée un an avec la glycérine iodée ; pas de changements dans l'aspect rhinoscopique du nez.
2. Rhinite chronique diffuse hypertrophique. — Marie B..., 22 ans, gonflement considérable de la muqueuse nasale, qui empêche complètement la respiration nasale et détermine des accidents nerveux intenses, migraines, etc. Douches nasales pendant trois mois avec eau salée et vibrations, traitement presque quotidien ; pas de modifications.
3. Rhinite atrophique (ozène). — Marie L..., 19 ans, atrophie du cornet inférieur du côté droit, sécrétion, croûtes, hémorragies, mauvaise odeur, injections et vibrations tous les jours, pendant un
mois ; amélioration de l'état, mais pas de changement d'aspect. Dernièrement, a été simplement pinceautée et se trouve mieux.
4. Ozène. — Joseph H..., 18 ans, croûtes dans le nez, atrophie des cornets. Injections et pinceautages pendant un mois; amélioration. Traitement par le massage pendant sept semaines. L'amélioration s'arrête; les croûtes ne disparaissent que lorsqu'il fait des lavages ; l'aspect anatomique n'a pas varié.
5. Rhinite hypertrophique. — Henriette H..., hypertrophie des amygdales, végétations adénoïdes de l'espace naso-pharyngien et rhinite hypertrophique. Section des amygdales et des végétations ; légère amélioration consécutive. Hypertrophies locales des cornets moyens et inférieurs enlevées à l'anse. Massage continué durant un mois. Aggravation de l'état, maux de tête ; pour cette raison, on cesse les vibrations. Pas de diminution des cornets. On emploie alors les cautérisations au galvano et à l'acide chromique ; amélioration, diminution des cornets. Le malade respire par le nez, excepté pendant la nuit. Les vibrations sont reprises et continuées pendant dix semaines sans résultat ; toujours des maux de tête. Le traitement continue.
En somme, les résultats obtenus n'ont pas été brillants. Le massage et le pinceautage, employés alternativement chez un même malade, ont paru donner un résultat égal.
Chiaricile quatre cas d'ozène fortement améliorés en trois mois par le massage vibratoire et la glycérine iodée ; mais il obtenait déjà les mêmes résultats avec le même médicament, le nettoyage bien fait et le pinceautage. Il n'a observé qu'une fois l'accroissement de cornets atrophiés, et cela par l'emploi de l'ancienne méthode. Chiari ne croit pas à l'exactitude de l'observation de Demme,qui a vu les cornets passer rapidement de l'état d'atrophie à l'état hypertrophique.
Chiari pense que le pinceautage, fortement appliqué, ainsi que Schrœtter lui a conseillé de le faire, de façon à faire pénétrer les médicaments, a la même valeur que le massage.
Qhiari s'étonne qu'on puisse admettre que le massage détermine l'hypertrophie dans certains cas, l'atrophie dans d'autres, et il
pense que ces actions diverses et contraires doivent être rapportées \ aux divers médicaments employés, et sa conclusion est que le massage et le pinceautage ont une valeur thérapeutique équivalente.
— (23) M. Braun. — Ërwiederurig des Dr Braun aus Triest ander Herrn Professor Chiari in Wien [Wien klin. Woch. n" 40, 6 oct.).
Le Professeur Chiari ne croit pas que le cas aigu cité par Braun, comme guéri par le massage vibratoire, tombe sous la critique; le massage aurait agi en faisant percer un abcès déjà mûr, ou bien le mal était arrivé à sa période d'acné. Le malade était un médecin, le Dr Hribar. Deux médecins très distingués, les Drs Escher et Sennig, de Trieste, furent témoins de la cure ; ce sont des garanties qui permettent de repousser l'hypothèse de Terreur grave que Chiari attribue à Braun. Le massage n'a-t-il donc pas d'effets dans l'œdème aigu et l'entorse.
Braun fait le parallèle entre la méthode imparfaite du pinceautage et le massage vibratoire exercé au moyen de la sonde revêtue de ouate, qui assure déjà la pénétration du médicament bien mieux que le pinceautage.
Chiari se console des mauvais résultats qu'on obtient dans le traitement des maladies chroniques des voies respiratoires supérieures, par la médiocrité de ceux que l'on obtient dans le traitement des maladies chroniques de la muqueuse de l'intestin et des voies urinaires. Mais les bons résultats que donne dans l'urètre la méthode de Ulzmann, ne sont-ils pas dus à la pression continue exercée sur la muqueuse, pression qui lui rend la vitalité et qui agit comme une sorte de massage continu.
Si l'on obtient, comme en convient Chiari, de bons résultats avec un pinceautage vigoureusement appliqué, suivant le conseil de Schrotter, c'est qu'avec l'armature et le manche du pinceau on exerce une sorte de massage. Qu'importe, en effet, que l'on applique plus ou moins fortement les poils d'un pinceau sur la muqueuse ? Chiari ne veut pas admettre qu'avec le massage vibratoire on
peut aller traiter chaque point de la muqueuse, en transformer tous les éléments, diminuer sa sensibilité, augmenter sa résistance et enfin assurer une antisepsie absolue ; ce sont cependant des faits certains et même évidents.
Dans les cas cités par Chiari, on a combiné toutes sortes de traitements: et, quant au dernier, il n'indique ni la technique employée, ni le nombre des séances, facteurs cependant très importants.
Dans l'ozène, Braun enlève les croûtes, vibre à la cocaïne, puis en se servant avec d'alcool absolu ou de sublimé à 1 %o, ou d'une pommade de vaseline avec menthol 10 °/0, ou de baume du Pérou ou de glycérine iodée 10 °/0, le nez et le naso-pharynx. Il emploie, pour chaque application de nombreuses sondes. Si le malade supporte bien les applications, on fait le traitement deux fois par jour. Jamais on ne doit déterminer ni douleur, ni hémorragie ; lorsque ces phénomènes se produisent, ils sont la preuve que le massage est grossièrement exécuté et, dans ces conditions, il est plus dangereux qu'utile.
D'ordinaire, l'odeur et les croûtes disparaissent au bout de quelques séances et elles font place à une sécrétion muqueuse profuse. La durée du traitement varie beaucoup (jamais elle n'a dépassé deux cent cinquante séances) pour arriver à la complète guérison. Il est rationnel, après la guérison, de continuer à observer le malade ; il peut, en effet, se produire de légères récidives qui seront guéries en quelques séances.
Braun cite trois cas d'ozène tirés de sa nombreuse statistique, qui comprend plus de 60 cas traités et guéris en 134, 200 et 160 séances, d'une façon définitive.
— (24) Chiari. — Ewiederung an Herrn Braun in Triest von Chiari [Wien. Klin. Woch, n° 42, Wien., S0 octobre).
Chiari n'a jamais douté de la guérison du Dr Hribar après le massage vibratoire, mais des guérisons de ce genre se produisent spontanément et rien ne prouve que le mérite devait en être rapporté au massage. Chiari n'emploie le pinceau que dans le larynx, et cela par prudence ; pour le nez et la gorge, il se sert de ouate
enroulée autour d'une sonde, et c'est au moyen de cet instrument qu'il applique vigoureusement et minutieusement les médicaments dans le nez et la gorge. Il ne faut donc pas se méprendre sur ce qu'il appelle pinceautage ou badigeonnage.
Chiari pense que les résultats obtenus par laméthode d'Ulzmann, de même que ceux que donne la méthode de Schrotter, dans le larynx, doivent être attribués à la pression qui déterminerait la la résorption des infiltrations ; ce mécanisme n'aurait, d'après lui, rien à faire avec le massage vibratoire.
Tous les avantages que Braun attribue aux vibrations, le pinceautage les possède. Ghiari ne croit pas que les vibrations ramènent plus que les autres méthodes la vitalité de la muqueuse ; il n'a pu pendant tout le temps qu'il a fait du massage, le constater une seule fois.
Braun employait autrefois trois sondes pour un seul côté du nez ; il en emploie maintenant dix, ce qui prouve qu'il n'était pas satis fait des résultats de sa méthode. De plus, il fait à chaque vibration un nettoyage complet, ce qui aide fortement la guérison ; et cependant il lui faut de très nombreuses séances pour arriver à guérir l'ozène.
Mais Jurasz a guéri un cas d'ozène remontant à six années en deux mois ; le malade a été observé depuis cinq ans, et n'a pas présenté de rechutes. Jurasz considère l'ozène comme guérissable et obtient ce résultat par les douches nasales, les tampons et le pinceautage.
Chiari a obtenu des améliorations sensibles après un long traitement par les pinceautages, le nettoyage exact du nez et les pulvérisations. B. Frsenkel avoue qu'après un long traitement il n'a pas pu arrêter la sécrétion dans beaucoup de cas. Voltolini n'a pu arriver à aucun résultat avec un traitement continué régulièrement pendant très longtemps, lorsque les cas étaient invétérés. En somme, tous ces auteurs, avec les anciennes méthodes, obtenaient des améliorations, lorsque les lésions anatomiques n'étaient ni trop anciennes, ni trop avancées ; Ghiari ne croit pas que le massage vibratoire puisse faire mieux.
— 25) Masucci. — Contribution au traitement local des troubles hypocinétiques du larynx {Société italienne de laryngologie, 26-28 octobre; Revue internationale de rhinologie, etc., n°1, 1893).
Dans les troubles hypocinétiques, paralysies et parésies du larynx, Masucci a obtenu de très remarquables et très rapides résultats, par la combinaison du massage externe d'Auerbeck (pression centrifuge sur le cou avec les deux mains) et du massage vibratoire interne; et cela dans les cas attribuables à une lésion centrale ou périphérique, comme dansceux qui se rattachaient à l'hystérie.
Dans la discussion qui a suivi cette communication, Felici vante l'excellence du massage et met en garde contre les dangers de sa mauvaise application. Il cite, entre autres, un cas observé chez Braun : il a vu guérir rapidement les- ulcérations tuberculeuses du larynx par le massage vibratoire.
Masucci remercie Felici, qui accepte avec lui le massage vibratoire ; et il doit l'accepter, parce que, ayant visité des cliniques étrangères, il a vu en quelle grande considération est tenu le massage vibratoire. On ne le critique que parce qu'on ne sait pas le pratiquer, et, dans ces conditions, cette méthode utile devient dangereuse.
— (26). Carl Laker — Innere Schleimhautmassage und Pinselungen {Wien. med. Presse, ?ios 47 et 48, novembre).
Le Professeur Ghiari a reproché à Laker de s'en rapporter aux malades lorsqu'ils se déclarent guéris et de n'avoir pas publié une statistique complète. Laker montre les difficultés qu'il y aurait à faire une statistique sérieuse avec les affections chroniques du nez et delà gorge. Dans la plupart des cas, il faut bien s'en rapporter au malade.
Pour les névralgies, par exemple, on ne peut dire que le malade est guéri que lorsqu'il affirme sa guérison. Pour apprécier l'état du
malade atteint de catarrhe naso-pharyngien, il faut rapprocher de l'examen objectif les réponses qu'il fait ; et l'on ne peut dire avec Ghiari que, lorsque le malade déclare être guéri, il s'agisse de phénomènes de suggestion. Dans bien des cas, l'examen objectif seul, est complètement impuissant à nous révéler l'état exact du malade. Tout le monde sait que si l'on s'en rapporte uniquement à l'examen objectif, pour apprécier les résultats obtenus avec les vieilles méthodes, la cautérisation, par exemple» on peut croire à la guérison alors que les malades vous affirment n'en avoir tiré aucune amélioration, au contraire.
Ghiari dit qu'on n'arrive guère à de bons résultats dans les maladies chroniques des voies respiratoires supérieures, pas plus que dans celles de l'intestin et des voies génito-urinaires ; c'est vrai avec les anciennes méthodes, mais avec le massage vibratoire, Laker obtient de nombreuses guérisons et améliorations que l'on n'obtenait pas autrefois.
Ghiari ne veut pas comprendre qu'il y a une différence entre le massage vibratoire et le pinceautage; il est inutile alors de lui répéter tout ce que Laker a dit dans sa brochure sur la technique et l'action mécanique du massage vibratoire, les qualités physiques des vibrations.
On peut aussi dire à Ghiari que les effets bien connus du massage sur d'autres parties du corps, prouvent que toute l'action thérapeutique ne consiste pas, comme il le prétend, en une énergique pénétration de la muqueuse par les médicaments.
La seule ressemblance entre le massage vibratoire et le pinceautage, c'est que, dans les deux cas, on introduit un instrument dans le nez; la seule supériorité du pinceautage consiste en ce que son emploi n'exige aucune habileté ni technique ; tandis que le massage, qui lui est si supérieur, est très difficile et très pénible à appliquer et devient dangereux entre des mains inexpérimentées.
La petite expérience du massage que possède Chiari, ne saurait peser d'un grand poids ; il y a des années que Braun masse assidûment, tous les jours. Laker, comme lui, masse journellement depuis trois ans; et, dans son livre, il n'a enregistré que les faits certains.
Ses recherches journalières, depuis un an, ont entièrement confirmé les données exposées précédemment.
Un malade, le Dr K..., atteint de catarrhe naso-pharyngien très intense et très ancien, a été traité par Chiari lui-même, avec les anciennes méthodes, sans aucun résultat. Le malade a été guéri par le massage vibratoire et n'a pas eu de récidive. Est-ce de la suggestion?
Laker, qui était atteint d'un catarrhe naso-pharyngien, s'est traité lui-même pendant quatre mois ; et depuis un an, il n'a pas eu un seul rhume sérieux. Peut-on expliquer ce résultat par de l'autosuggestion ?
Ghiari reproche à Laker d'avoir employé d'abord le galvano-cautère, dans plusieurs cas; mais, dans d'aut.'es, il ne l'a pas employé; et d'ailleurs, cela ne prouverait qu'une chose, c'est que ce procédé ne suffit pas. Les badigeonnages à la cocaïne n'ont pas d'effet sérieux sur le catarrhe naso-pharyngien. Laker les a employés deux ans sur lui-même sans aucun résultat.
Les conclusions de Ghiari n'ont qu'une valeur négative; elles prouvent seulement que, dans les conditions où il a employé le massage, il n'a pas eu de résultats supérieurs au pinceautage. Les résultats positifs de Laker et ceux des autres observateurs démontrent le peu de valeur de ses conclusions.
Un nombre considérable de faits bien observés, où la comparaison a été possible, prouvent que le massage vibratoire a pu guérir des affections chroniques des voies respiratoires supérieures que les autres méthodes n'avaient même pas pu améliorer.
— (27) Chiari. — Entg'egnung auf Dr Laker's Erwiederung* (Wien. med. Presse, n° 50).
Chiari, depuis deux ans, emploie le massage vibratoire qui n'agit ni mieux, ni plus vite que le pinceautage. Braun et Laker distinguent l'action du massage de celle du médicament. Chiari ne pense pas qu'il y ait d'autre action à considérer que celle du médicament.
Laker a guéri des cas que Chiari avait traité longtemps sans succès; des faits analogues sont bien connus dans le traitement des
maladies chroniques des voies respiratoires supérieures par les autres procédés.
Laker emploie, avec le massage, la galvanocaustie, etc., mais il attribue tout le mérite au massage. Ghiari a vu une malade traitée par Laker; le massage n'avait pas empêché le retour des polypes ni guéri son asthme. Le pinceautage et le massage sont deux méthodes équivalentes, elles ne valent que par les médicaments employés; il n'y a de nouveau que le nom et la théorie.
1893. (28) Garnault. — I/ozène et son traitement [Semaine médicale, 28 janvier, et Semana médical).
Cet article ne sera pas analysé ici. Toutes les idées principales qui y sont soutenues se retrouvent dans la partie de cet ouvrage consacré à Fozène. Cependant, je crois devoir dire que l'on trouvera dans ce travail une revue critique, aussi complète qu'il est possible de le faire dans un article de journal, des diverses théories émises sur la pathogénie de l'ozène et des traitements qui ont été proposés; et la comparaison de ces méthodes avec le massage vibratoire.
— (29) Felici. — Du massage vibratoire appliqué à l'otorhino-laryngologie [Revue internationale de rhinologie, etc.,
Cet article ne contient rien de plus que le travail paru, l'année
précédente, dans le Sordo-muto (16).
— (30.) Wilson. — Yibratory massage of the middle ear by means of the téléphone [New- York Med. Joum., 25 février).
Wilson, après Garey et Houghton, a employé le massage de l'oreille dans les cas de catarrhe accompagnés de bourdonnements ; il se sert pour cela de la plaque du téléphone, instrument facile à se procurer, que l'on fait vibrer énergiquement devant l'oreille des patients. On employa des vibrations variant d'intensité suivant le degré de la surdité, chaque application durant de cinq à quinze
minutes. Les résultats obtenus furent, en somme, douteux ; chez trois malades les bourdonnements furent diminués, mais jamais l'audition ne s'améliora ; peut-être, le traitement aurait il dû être prolongé. Il est difficile encore de dire quelle est, dans ce traitement, la part de la suggestion.
— (31) Chiari. — Vibration des muqueuses des voies aériennes supérieures (Revue internationale de rhinologie, etc. ,
n° 6, 25 mars).
Il est inutile de dire un seul mot de cet article, qui ne contient plus un argument ni un fait nouveau. C'est un résumé de ses précédents articles, fait par Chiari, sur l'invitation du directeur de la Bévue internationale. Ce travail n'est à signaler que parce qu'il est écrit en français.
— (32). Demme. — Die Schleimhautmassage der oberen Luftwege (Wien. klin Woche?is.,n° 21).
Demme croit que Laker exagère lorsqu'il dit qu'il faut une habileté naturelle pour appliquer le massage vibratoire. Garnault, dit-il, a parfaitement exprimé les choses en disant : « La technique du massage vibratoire est extrêmement difficile à apprendre, et son application est très fatigante pour le médecin. » Demme a vu un médecin maladroit déterminer par le massage d'abondantes hémorragies, des ulcérations de la cloison, qui ont amené sa perforation.
Demme a surtout l'expérience des états atrophiques, mais la théorie de Kellgren s'applique trop bien aux muqueuses hypertrophiées, et trop de médecins ont constaté les bons résultats obtenus dans les états hypertrophiques pour que Demme ne voie là qu'une simple fantaisie.
Demme ne pense pas que par le massage une régénération des tissus soit possible, mais cette méthode peut ramener la vitalité dans un tissu disposé à l'atrophie. Laker n'attribue de valeur qu'au massage, Chiari qu'au médicament. Le médicament n'est pas indiffé-
rent, cela est certain, mais le massage agit directement sur la circulation et sur le cours de la lymphe; il fait pénétrer le médicament et lui permet de mieux agir. L'union de ces deux éléments, dans ces conditions, constitue l'idée essentielle du traitement.
Le pinceautage n'équivaut pas au massage ; il est plus exact de dire que le pinceautage, appliqué énergiquement, agit comme un massage imparfait. Dans les états hypertrophiques, Demme pense que l'on doit encore préférer le couteau ou la cautérisation au massage. Dans les états atrophiques et les catarrhes chroniques secs, bien rarement Demme a trouvé le message en défaut; souvent les résultats ont été brillants, parfois cependant ils l'ont été/ moins.
Demme cite le cas d'un de ses malades dont la muqueuse, très avariée par un médecin, grand amateur de cautérisations, fut guérie par le massage et chez qui les phénomènes subjectifs causés par le martyre qu'il avait subi disparurent rapidement. Demme a vu beaucoup de cas de ce genre.
En somme, les malades supportent beaucoup mieux ce traitement que les autres, et s'en trouvent plus améliorés.
Le massage est un excellent moyen thérapeutique dans le traitement des voies respiratoires supérieures ; le pinceautage ne le vaut pas, mais l'action du massage doit être combinée à celle des médicaments.
— (33). L. Ewer. — Die Schleimhautmassage (Therapeutische Monatshefte> n°3, mars).
Cet auteur ignore, ou veut ignorer, tout ce qui a été fait et observé en dehors de Braun et Laker. La technique du massage est très difficile et des applications inexpérimentées pourraient être plus dangereuses qu'utiles. Ewer préconise une machine spéciale mue par le tour des dentistes.
— (34). Garnault. — Pathogénie et traitement de l'ozène par le massage vibratoire. Discussion (Société clinique des prati-
ciens de France, séance du 12 mai. Publié dans le n° 33, mai, de la Clinique Française).
Je n'analyse pas cette communication. La discussion qui l'a suivie a consisté plutôt en questions posées à Garnault, aucune objection de principe ou de fait n'ayant été soulevée. On y trouvera la réfutation des arguments de Ghiari.
— (35) Garnault. — Le massage vibratoire des muqueuses dans le traitement des maladies des voies respiratoires supérieures {Communication faite à la Société de médecine pratique le 20 avril 1893).
Je n'entrerais dans aucun détail à propos de cette communication, destinée surtout à vulgariser le massage vibratoire et à faire connaître les bons résultats que j'en ai obtenus, si elle n'avait donné lieu à une réclamation de priorité du Dr Baratoux, dont je veux examiner avec soin le bien fondé.
Le Dr Baratoux proteste contre ma prétention d'avoir été le premier à faire connaître le massage vibratoire en France et à publier des observations. M. Baratoux a, en effet, parlé dans V Année médicale, 189 1, page 74, du traitement de l'ozène au moyen du massage combiné avec l'emploi d'une pommade à la pyoctanine et à la lanoline.
De plus, le Dr Baratoux a décrit dans son livre : Guide pratique, etc., paru en mai 1892, le massage de la membrane muqueuse du nez, p. 227, et celui du pharynx et du larynx, pages 241 et 242.
J'ai répondu que, dans le premier travail cité, M. Baratoux a analysé en quatre lignes la communication de Demme sans ajouter un mot de critique et sans qu'il y soit parlé d'observations personnelles.
Quant au second travail, il n'y est question que d'une méthode appliquée par Geconi, que personne n'a jamais songé à considérer comme faisant du massage vibratoire des muqueuses. Son tapotement ne ressemble pas plus aux vibrations que Braun, Laker et moi
employons sur les muqueuses, que, par exemple, le tapotement vulgaire des masseurs ne ressemble au massage vibratoire externe deKellgren.
D'ailleurs, ici non plus, M. Baratoux ne critique pas la méthode, ne dit pas l'avoir employée, en avoir retiré des résultats bons ou mauvais.
Cela est donc acquis, en France, jusqu'à ce jour, seul, j'ai appliqué le massage vibratoire des muqueuses suivant la méthode deBraun, ou, tout au moins, je suis seul à avoir publié des travaux contenant l'indication de résultats personnels sur ce sujet.
— (36) Braun. — Schlusswort an Herrn Professor Chiari in Wien auf dessen Publicationen in der Wiener klinischen Wochenschrift, n° 42, und in der Revue internationale de rhinologie, etc., n° 6, Paris, 25 mars 1893. {Wiener Médiz. Blatter, n° 20. Traduit par le Dx Garnaull dans la « Revue internat, de rhinologie, » et suivi de réflexions par le DT Garnault.)
De tout ce que dit Chiari pour se défendre de faire un simple pinceautage dans le nez et la gorge, mais bien des applications médicamenteuses en frictionnant longuement et forlement les muqueuses avec un tampon de ouate fortement enroulée autour de l'extrémité d'une sonde, il faut conclure qu'il exécute un massage déguisé, qualifié par lui de pinceautage.
Braun relève les contradictions de Chiari à propos de l'ozène. Si Jurasz guérit si bien ses malades, pourquoi Chiari, qui emploie les mêmes méthodes, dit-il : « Je n'ai jamais obtenu de guérison complète » ? Chiari dit aussi que, par une longue application du pinceautage, il a vu la muqueuse atrophiée revenir à ses dimensions; si le massage et le pinceautage sont des procédés équivalents, pourquoi conteste-t-il au massage le pouvoir de donner les résultats que donne le pinceautage ?
Voltolini ne guérit l'ozène que lorsqu'il le traite à ses débuts,
et B. Frsenkel reconnaît que, quelle que soit la longueur du traitement il n'arrête pas la sécrétion.
Chiari ne veut pas guérir l'ozène, comme le feraient Jurasz et Voltohni. 11 trouve qu'une amélioration suffît bien, et lorsqu'on lui dit qu'il existe des cas de guérison contrôlés par d'autres médecins et qu'il peut contrôler lui-même, il n'en veut rien savoir.
Chiari reproche à Braun d'employer dix sondes au lieu de trois, comme au début, ce qui prouverait qu'il n'est pas satisfait de sa méthode. Braun n'agit ainsi que pour rester moins longtemps, chaque fois, dans le nez et moins fatiguer le malade. Chiari reproche à Braun d'employer simultanément plusieurs méthodes. Braun fait au début des cautérisations punctiformes sur les bourrelets saillants de la muqueuse pharyngienne, les grosses granulations du pharynx; des cautérisations en surface, sur la muqueuse du nez qui a subi la dégénérescence polypoïde; puis il continue tout le traitement par le massage vibratoire, jusqu'à ce que le gonflement ait disparu.
Chiari reproche à Braun de n'avoir pas publié sa statistique. Braun, il y a trois ans, parlait déjà de mille malades guéris ou fortement améliorés; ce nombre a énormément augmenté depuis et dépasse actuellement six mille. Pour l'ozène, il a cité quelques cas typiques, mais les cas guéris sont très nombreux.
Braun a tort, à mon avis, de s'arrêtera la discussion du travail de Pierce, il ne mérite pas cet honneur; cependant, on peut faire observer, avec Braun, que Pierce a obtenu en deux mois des résultats que son maître Chiari n'obtient pas en un an, et, ce qui est le plus remarquable, dans la clinique même du Professeur Chiari. Jusqu'à ce qu'il ait pris connaissance, un peu tardivement, et seulement par Y Internationales Centrablatt, du mémoire de Pierce qui lui est cependant dédié, Chiari paraît avoir ignoré les résultats obtenus par Pierce, dans sa clinique, sur des malades qu'il lui avait confiés; ce qui donne une idée singulière de la rigueur et de la méthode scientifique avec laquelle le massage vibratoire était appliqué à la clinique du Professeur Chiari.
— (37). Lvcje. — Ueber Massage der Nasenschleimhaut (Communication faite au Congrès des otologistes allemands le 21 mai 1893. D'après le compte-rendu du Professeur Burner. Archiv. fur Ohrenheilkunde, 35, Bd, Heft, 1 à 2, p. 147).
Lucae signale les résultats excellents qu'il a obtenus en massant suivant le procédé indiqué par Laker (26), avec une sonde imprégnée d'une solution de cocaïne, l'hypertrophie de la muqueuse nasale. Pour obtenir des résultats plus rapides, Lucse a employé des sondes dont la tige est en maillechort et l'extrémité en étain ; on leur donne une courbure semblable à celle des cathéters. On peut avec avantage plonger l'extrémité de ces sondes dans une pommade composée de glycérine, lanoline et tétraborate de soude, à parties égales. Le Professeur Lucae a bien voulu me confirmer, lui-même, par lettre, l'assurance de sa guérison d'un catarrhe nasal hypertrophique du nez, au moyen du massage vibratoire.
— (38). Freudenthal. — Internai massage in diseases of the nose and of the throat [New- York médical Record, 22 juillet).
L'auteur constate et déplore les terribles excès auxquels se sont livrés les médecins qui manient le galvano-cautère, moins dangereux cependant que les autres caustiques.
Le spray, traitement un peu banal et peu efficace, a de nombreux inconvénients.
Le massage vibratoire est le premier essai de traitement rationnel des maladies des muqueuses des voies respiratoires. Stirling et Kronœcker ont démontré que le masstage active la circulation dans les tissus et empêche l'asphyxie de s'y produire.
Freudenthal a imaginé un vibrateur mû par l'électricité, qui m'a paru supérieur à tous ceux qui ont été déjà inventés; mais je le crois encore très inférieur au mien; car, autant que j'ai pu en juger par sa description, ses vibrations sont des chocs et non des ondes,
et on n'y trouve pas combinées, comme dans le mien, les vibrations axiales et transversales; cet instrument est une sorte de trembleur électrique qui produirait jusqu'à 7,000 chocs par minute.
Sans partager complètement les idées de Braun et de Laker, il critique cependant les négations systématiques de Chiari. Dans le coryza et les autres affections aiguës, il n'a pas obtenu de résultats supérieurs à ceux que donnent les autres méthodes ; mais dans la rhinite chronique hypertrophique, les résultats obtenus ont été excellents. Il cite plusieurs observations suivies de succès. Freudenthal a traité six cas de fièvre des foins; il a obtenu une grande diminution de l'intensité et de la durée des attaques, bien qu'il n'ait pas traité les malades préventivement, ce qu'il se propose de faire à l'avenir et que les séances n'aient pas été asseznombreuses.il n'a pas eu l'occasion d'appliquer le massage à des ozéneux. Freudenthal a traité plusieurs centaines de cas ; il lui est difficile de donner une statistique, en raison de la nature des affections chroniques, mais il déclare le massage vibratoire supérieur à tous les autres procédés thérapeutiques. Il ria pas employé de médicaments en même temps qui le massage, afin de s'assurer de la valeur exacte de la méthode réduite à elle-même.