Le massif du Mont Blanc
L'homme qui dépasse une altitude de 2,000 mètres audessus du niveau de la mer croit parcourir des solitudes où le silence, l'immobilité et la mort règ*nent perpétuellement. Il n'en est rien cependant; sur ces plateaux couverts de neig*es, autour de ces sommets dépourvus de toute vég*étation, où la présence d'un être animé est un accident, la nature travaille sans relâche et aussi activement qu'au sein des océans.
Là, il est vrai, elle ne fait plus une part à la vie org'anique, et l'homme se sent isolé, au milieu d'un monde qui n'est pas fait pour lui.
Dans ces vastes laboratoires supérieurs l'homme est un intrus. Tout ce qui l'entoure semble lui dire : « Que viens-tu faire ici? Retourne à tes champs, à tes rivières, à tes vallées, tu es fait pour y vivre ; sinon, ne t'en prends qu'à toi s'il t'arrive malheur. Dans ces hautes réglions nous obéissons à des lois trop impérieuses pour toi, chétif! Va élever des dig^ues le long* des fleuves, des barrag-es pour retenir les eaux des ruisseaux; jette des promontoires de pierre sur tes côtes; perce la base des montag'nes pour passer aisément d'une vallée dans une autre. Va, tout cela t'est permis. Ici, tu n'es rien, tu ne peux rien, laisse-
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nous ! » Et cependant cet homme inquiet, chercheur, prétend toujours monter plus haut, voir de plus près les redoutables phénomènes qui s'accomplissent sur ces sommets. Son intelligence lui dit qu'il se fait, au sein de ces laboratoires, des travaux g'ig'antesques dont, après bien des recherches, il saisit à peine les premiers éléments.
Les sag'es, ou ceux qui passent pour tels, répètent en vain qu'il est insensé de surmonter tant de fatig^ues, de risquer sa vie pour visiter ces solitudes; un attrait mystérieux nous y porte, et toujours il se trouve des hommes qui entreprennent ce pèlerinag'e vers l'inconnu. Beaucoup, malg*ré les fatig*ues, les dang-ers, les privations, le recommencent sans cesse. Cela est une passion comme le jeu.
On rencontre dans les Alpes des habitués ascensionnistes, comme on voit à Baden ou à Monaco des familiers du tapis vert. Est-ce l'amour de la science qui les pousse? Non. Ils montent pour monter.
Dans la vallée, on les rencontre, préoccupés; ils se jettent sur les livres qui décrivent les altitudes, s'enquièrent des meilleurs g'uides, consultent les oscillations barométriques, endossent l'habit des montag'nards, se lèvent au milieu de la nuit pour partir Arrivés sur quelque sommet, s'y arrêtent-ils? Semblent-ils impressionnés par le spectacle qui se déroule à leurs pieds ? Non ; ils redescendent au plus vite pour remonter le lendemain sur un autre pic.
J'ai maintes fois eu l'occasion d'observer ces malades du mal de l'ascension, et j'avoue qu'ils m'inspirent une sincère sympathie*
Ce sont des g^ens à la recherche d'un inconnu.
L*Ang-leterre fournit le plus fort contingent de cette
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classe de passionnés. Parfois l'un d'entre eux reste au fond d'une crevasse ou tombe de quelques centaines de mètres, comme ces joueurs qui finissent par le suicide. On ne plaint g'uère plus les uns que les autres.
En France, ces amants platoniques des altitudes sont rares, et c'est tant pis. A part quelques savants français qui ont apporté leur conting*ent d'observations aux sciences g'éolog'ique, géodésique et météorolog'ique, et qui, par de très-remarquables travaux, ont acquis dans le monde une juste renommée, on ne compte chez nous qu'un petit nombre de ces amateurs montag'nards, que l'Angleterre, la Suisse, l'Amérique et l'Allemag'ne possèdent par milliers.
N'ayant "jamais cessé de me tenir au courant des découvertes faites par les observateurs des phénomènes de la nature, j'ai toujours profité avec empressement des occasions qui m'étaient offertes de parcourir les contrées où ces phénomènes se manifestent avec le plus de g'randeur.
Prenant note de toutes les observations que la vue des montag*nes me sug'g'érait, sans savoir si jamais ces observations me conduiraient à des conclusions scientifiques, sans idée préconçue, sans esprit de système, il s^est trouvé que ces matériaux formaient, après bien des années, un ensemble de documents du rapprochement desquels il était possible de tirer des conséquences qui m'ont paru de nature à intéresser là science i
Depuis que le massif du Mont Blanc a été en partie annexé à la France, je m'étais donné la tache de dresser la carte complète de ce massif à une échelle assez g'rande pour me pertnettre d'y marquer aussi fidèlement que pos-
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sible Ja forme et la disposition des roches cristallines et des terrains qui le composent.
Mappuyant sur les travaux antérieurs qui m'ont été communiqués avec une extrême obligeance par le ministère de la g^uerre, sur la carte partielle de M. le capitaine xMieulay, sur les reliefs de M. Bardin, les relevés de M. Forbes et rexcellent ouvragée de M. Alphonse Favre, j'ai pendant b.uit étés parcouru toutes les parties de ce massif, m'attacbant à compléter ce que les documents déjà recueillis ne donnaient pas et surtout à exprimer fidèlement le caractère des roches et des terrains, les lits successifs des g-Iaciers, la disposition des moraines, leur nombre, la forme des cônes de déjection et enfin l'aspect réel de ce g'rand soulèvement.
J'avais été à même de constater que l'exactitude du rendu topogTapbique des terrains éclaire sing*ulièrement les phénomènes g'éolognques, qu'il est parfois bien difficile d'expliquer sur place.
Nous sommes si petits, les observatoires favorables sont si rares , ont si peu de relief relativement aux sommets voisins, ceux-ci sont si difficiles d'accès souvent, que les ensembles sont à peine appréciables et que le moindre détail prend des proportions tellement g-randes à nos yeux qu'il nous empêche de nous attacher aux g'randes lig^nes.
Une bonne carte fig^urative me paraissait absolument nécessaire pour servir de point de départ à toutes les observations de détail. C'était donc par là qu'il fallait commencer.
Je dois rendre compte des moyens employés pour la dresser. Indépendamment des mappes que j'ai pu rassembler, ainsi qu'il vient d'être dit, j'ai fait une vérifica-
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tien des positions relatives des sommets, par des relevés dessinés de points nombreux choisis sur les crêtes qui entourent le massif du Mont Blanc, tels que : la Croix de Fer au-dessus du col de Balme, le sommet des Posettes, les Aig'uilles-Roug'es, le Brévent, le Prarion, le mont Joly, la crête du Poulet, les sommets voisins du Bonhomme, la cime des Fours, le col de la Seig'ne, le Gramont, la montag'ne de la Saxe, le col Ferret, le Catog'ne, le Buet, sans compter beaucoup de points intermédiaires. Puis, attaquant le massif même, j'ai marqué un nombre considérable de stations sur ses rampes, d'où j'ai fait des visées obliques. Il suffira de citer les principales : le col de Balme , les rampes du g*lacier du Tour, celles du gracier de l'Arg'entière, les névés de l'Aig-uille-Verte, les Radiasses, le Montenvert, et, quelques points au-dessus, le Plan de l'Aig^uille, le g^lacier des Pèlerins, les rampes de l'Aig'uille du Midi, les Grands Mulets, le Pavillon de Bellevue, le Bionassay, les rampes au-dessus de Champel, le g*lacier de Tré-la-Tête, le plan Jovet, les rampes du Grand Glacier au-dessus des Motets, les rampes du xMiag*e italien, les rampes italiennes des Grandes Jorasses, le g-lacier du mont Dolent, celui de Saleinoz, le Trient.
Puis enfin, pénétrant dans le massif même, j'ai pu faire des visées intérieures : du Talèfre, du Tacul, du rocher de la Vierg'e, de l'Envers de Blaitière, du Grand Plateau, des parties intérieures du Miag*e, de Tré-la-Tête, de l'Aig^uille de Bellaval, des g'iaciers de l'Arg^entière, du Tour, d'Orny, du Trient et de Saleinoz, etc. Ainsi, j'obtenais au moins trois visées pour un même sommet. Rapprochant ces trois visées, il m'était possible de fig*urer, sur plan horizontal, ce sommet, d'apprécier l'inclinaison et la direction de ses are-
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tes, l'étendue relative qu'occupe sa base et la physionomie de son système cristallin.
Une long'ue habitude de dessiner des objets sur place et de déduire le g-éométral d'une série d'effets perspectifs me facilitait, d'ailleurs, ce g'enre de travail.
Pour que cet examen sur place et les fig'urés qui en résultaient pussent me fournir les éléments d'une carte topog*raphique exacte et non point conventionnelle dans le tracé des détails, ainsi que cela se pratique habituellement, j'ai dû revoir fréquemment les mêmes points. En effet, la direction des rayons solaires, la chute récente de la neig'e, permettent d'apprécier à certains moments ce qui n'était pas visible quelques heures auparavant, dans des circonstances différentes. L'extrême pureté de l'air sur les hauteurs, en facilitant d'une part les opérations g'raphiques, est souvent une cause d'erreurs, en ce que des plans trèsdistants les uns des autres se confondent. Il faut alors attendre que le soleil, en s'inclinant, marque des ombres qui n'étaient pas d'abord apparentes, et permette ainsi de disting*uer ces plans. Puis il faut dire que de fréquents séjours sur les hauteurs donnent aux yeux une expérience de l'échelle réelle des objets, que ne peut posséder le voyag-eur visitant pour la première fois les altitudes. C'est en cela que le dessin l'emporte toujours sur la photog'raphie, ou du moins doit la contrôler; car la photog^raphie reproduit les illusions auxquelles Fœil est sujet au milieu de ces solitudes où rien n'indique l'échelle, puisque les points de comparaison font défaut, et où la transparence de l'air supprime presque entièrement la perspective aérienne.
S'il m'était possible d'obtenir des visées très -étendues autour du massif ou même sur ses parois^ ou de certains
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points de l'intérieur; en maintes circonstances, le peu de long'ueur du rayon visuel, l'étroitesse des vallées de g*lace, l'importance énorme que prennent les plans rapprochés, m'oblig-eaient à procéder par séries de dessins, soit purement topog'raphiques, en me servant de petits instruments faciles à transporter, soit perspectifs. Après chaque excursion , ces documents composaient une masse de notes que je m'empressais de coordonner, de comparer aux cartes existantes et de traduire sur un fig'uré topog'raphique d'ensemble. Mais il m'est arrivé souvent d'être oblig'é de revoir les mêmes lieux et de contrôler mon travail par un deuxième, un troisième et même un quatrième examen.
Peu à peu, j'arrivais ainsi à compléter un polygone, et, lorsque je le croyais exactement rempli, la topog*raphie du polyg*one voisin m'oblig'eait souvent à revoir le premier et à le modifier. Ce n'était donc que par une série de tâtonnements que j'arrivais à la config'uration exacte du terrain.
Un de mes confrères, M. Révoil, a eu l'idée, il y ^ quelques années, d'appliquer le prisme de la chambre claire à la lunette, afin de pouvoir dessiner des ensembles à long*ue distance et à une g'rande échelle.
Ayant reconnu le parti que l'on pouvait tirer du téléiconog*raphe (c'est ainsi que M. Révoil appelle son instrument) pour l'étude des roches dont on a beaucoup de peine à disting*uer la structure g'énérale de près et qu'on ne voit qu'imparfaitement de loin , j^ai fait faire par un excellent constructeur, M. Lefebvre, un instrument plus précis, qui consiste en une planchette sur laquelle est fixée solidement et parallèlement une lunette. Le prisme de la chambre claire étant appliqué à l'oculaire de cette lunette,
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on dessine sur Ja planchette les objets éloig-nés, grandis en raison de la force de la lunette et de son éloignement de la planchette. Celle-ci se meut au moyen de cercles g'radués dans le sens horizontal et dans le sens vertical, en entraînant la lunette dans son mouvement.
Ainsi peut-on obtenir des fig^urés exacts, g-randis, à long'ue distance, et faire, si bon semble, un panorama tout entier à une échelle vingt fois plus g'rande que celle apparente, à 12 kilomètres de rayon. Le cercle, étant g-radué, permet en même temps de prendre des ang^les.
A l'aide de cet instrument, j'ai pu, du sommet du Brévent, des Grands-Mulets et du Grand-Plateau, reconnaître sûrement le mode de structure et de dislocation par retrait des g*rands cristaux qui composent le sommet de l'Aig^uille du Midi, et dessiner les courbures qui terminent ce sommet. De la Flég^ère et de Plan-Praz, obtenir des fîg*urés trèsg'randis et par conséquent détaillés de l'Aig'uille Verte, des Grandes-Jorasses^ etc., etc.; reproduire très-exactement, et à une gTande échelle, des pentes supérieures du Montenvers, la masse de calcaire qui constitue encore le sommet de la plus haute des Aig*uilles Roug*es. De Plan-Praz j'ai pu aussi détailler les rochers Roug*es et de la Côte, au-dessous du sommet du Mont Blanc, marquer, sur les rampes de l'Aiguille du Midi, les points de suture entre la protog'yne et les schistes cristallins qui l'encaissent à la base du côté nord, comme une écorce qui devait être souple pendant la période de soulèvement, puisqu'elle moule, pour ainsi dire, la protog*yne, et ne s'est point rompue.
Cet instrument m'a permis encore de dessiner à long*ue distance , et avec un g*randissement considérable , les neig'es des altitudes supérieures, et de rendre compte ainsi
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des phénomènes de g'iissemement et de cliule de ces neig-es qui n'ag*issent que par leur pesanteur et n'ont pas encore, sur ces hauteurs, acquis les propriétés expansives de la
g'iace.
La triang'ulation arrêtée, les mappes partielles préparées, les documents g*raphiques réunis, les photog-raphies excellentes de M. Giviale et de M. Bisson consultées, il s'ag^issait de savoir quel serait le moyen à employer pour faire la carte, pour rendre l'imag'e.
J'avais d'abord song*é aux courbes de niveau, ce procédé étant celui qui présente le plus de correction, et permet d'exprimer les reliefs avec le plus d'exactitude. Aussi l'ai -je employé en bien des cas pour dresser mes notes. Mais il était en contradiction avec l'apparence, l'imag'e, que je voulais avant tout exprimer d'une manière aussi voisine que possible de l'effet produit par la nature.
Avec les courbes de niveau, il devenait difficile d'exprimer les roches, leur structure cristalline, les failles, les éboulements, les moraines, les parties dénudées des lits de g*laciers. Je ne rendais plus — ce à quoi je visais avant tout — la lecture facile au voyag*eur, je ne pouvais indiquer l'obstacle ou le passag'e à celui qui est habitué aux explorations alpestres. Il devenait impossible de donner les apparences qu'affectent les diverses natures de terrain et qui possèdent chacune leur physionomie propre. J'ai donc adopté le moyen g-raphique qui peut le mieux exprimer le modelé mou, effacé des rampes, vif, abrupt des roches et sommets.
Au lieu d'éclairer la carte, ainsi que cela se pratique habituellement pour les cartes modelées, du nord-est, et suivant un ang*le de 4S^, ce qui jamais ne se présente dans
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la nature, j'ai adopté le modelé que donne le soleil à onze heures du matin environ, pendant le mois de juillet et d'août. Je mettais ainsi la carte d'accord avec la plupart de mes visées, je facilitais mon travail et je rendais mieux compte, je crois, de la position des g^laciers, de la conservation des névés protégées par l'ombre des sommets.
Quant à l'échelle, j'ai cru devoir adopter celle de la carte du capitaine Mieulet, au 1/40,000% le double de celle de Tétat-major, c'est-à-dire 0™,025 pour 1,000 mètres.
C'est à l'aide de plus de cinq cents dessins et croquis, indépendamment des mappes tracées surplace, que j'ai pu commencer et achever cette carte.
Je suis bien loin de prétendre que l'œuvre soit parfaite, et j'ai trop l'expérience des difficultés d'une pareille entreprise pour croire que, si l'on parvenait à photog'raphier le massif du Mont Blanc à 10,000 mètres d'altitude, cette épreuve fût identique au fig'uré topog'raphiqueque je livre au public.
Mais, au moins, suis-je certain que cette carte ne peut induire le voyag^eur alpestre en erreur, et qu'elle lui permet de se rendre, par avance, un compte exact des parties qu'il veut parcourir.
Quand on opère sur ces hautes réglions, la pureté de l'air, l'absence d'échelle de comparaison , le malaise ou l'excitation que l'on éprouve souvent, ajoutent aux difficultés que présenterait seule la config^uration des soulèvements^ Il est certains observatoires où l'on ne peut arriver qu'après huit ou dix heures de marche, en partant d'un point déjà très-élevé, où l'on doit revenir plusieurs fois s'il prend fantaisie aux vapeurs de vous cacher la vue des sommets voisins ; et il faut être possédé de la passion des altitudes
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pour recommencer infructueusement plusieurs jours de suite ces ascensions, afin d'obtenir quelques heures d'un jour clair.
Mais, aussi, ces quelques heures vous font oublier bien vite la fatig-ue, et il n'est pas de plaisir et d'heureuse fortune qui vaille, à mon avis, les journées passées au travail entre 3,000 et 4,000 mètres d'altitude, sous un beau soleil et quand on domine ces vastes solitudes de névés que percent des pointes de rochers déchirés; ruines g'ig'antesques que l'imag'ination cherche à reconstruire.
C'est seulement après avoir, aussi scrupuleusement qu'il m'a été possible de le faire, dressé cette carte, que je me suis décidé à réunir les observations recueillies depuis long*temps; observations qui ne font, pour la plupart, que confirmer les aperçus derniers des savants sur le mode de soulèvement des montag*nes, sur leur forme primitive, sur rinfluence dés époques glaciaires et sur la config'uration actuelle de ces soulèvements, mais qui peut-être aussi pourront en sug'g'érer de nouveaux.
Je devais en quelques mots, à ceux qui voudront me lire, expliquer comment et pourquoi un architecte a laissé de temps à autre l'architecture pour entrer dans un domaine qui semble n'être pas le sien*
De fait, notre g'iobe n'est qu'un g*rand édifice dont toutes les parties ont une raison d'être; sa surface affecte des formes commandées par des lois impérieuses et suivies d'après un ordre log'ique.
Analyser curieusement un g*roupe de molitag*nes, leur mode de formation et les causes de leur ruine ; reconnaître Tordre qui a présidé à leur soulèvement, les conditions de leur résistance et de leur durée au milieu des ag*ents