Avalanches
même à de grandes altitudes, un phénomène qui paraît étrange.
Soit AB (figure 21) la coupe d'une pente avec escarpement en
C, la partie supérieure de la pente donnant un demi-cône ren-
LES NEIGES ET LES NE\"ÉS
versé D. Par suite du rétrécissement des parois DG, la neige, comme il vient d'être dit, s'accumule en E. De là, elle tombe en avalanches sur la surface du névé inférieur F, qu'elle charge. Ainsi force-t-elle sans cesse ces couches F inférieures, par suite de la pression exercée en I à former un bourrelet de soulèvement en H, et malgré l'énorme épaisseur des neiges accumulées en E et en I, l'escarpement de roches C demeure toujours visible. C'est pourquoi, le long des rampes nord du dôme du Goûté, au-dessous de la montagne de la côte, à la gauche des Grands-Mulets et sur d'autres points de la partie supérieure du massif du Mont Blanc, on voit toujours apparaître des plans presque verticaux de rochers
21, — Séracs.