‹ Le massif du Mont BlancChapitre 14 sur 79 · Séracs · texte numérisé non relu

Séracs

jamais recouverts, bien qu'il y ait au-dessus et au-dessous d'eux des masses de névés qui suffiraient à les masquer, si les névés donnaient la section K.

Mais, si les neiges, à la surface, sont à l'état pulvérulent, et sont facilement soulevées en poussière fine par le vent en hiver, elles acquièrent une grande consistance et adhérence lorsqu'elles ont été soumises à une pression et à une fonte superficielle , ce qui se produit nécessairement par l'apport des couches successives. Ce n'est donc que par l'effort de poussées puissantes que ces névés peuvent se disloquer, vaincre la résistance que leur oppose le frottement et l'état gelé des roches sous-jacentes et quitter les rampes supérieures pour venir alimenter les glaciers.

Mais passent-ils immédiatement de l'état de névé à l'état de

LES NEIGES ET LES NEVES

glace? Non pas, ils arrivent à ce dernier état par une série de transitions et par suite d'une absorption plus abondante d'eau.

Le névé pur se brise par grandes lignes comme les matières stratifiées, mais généralement courbes ; verticalement, ses cassures affectent l'apparence conchoïdale, figure 22. Mais, dès qu'il a été imprégné d'eau et qu'il commence à passer à l'état de glace, il affecte d'autres formes. Alors, il se brise en parallélipipèdes, laissant apparaître ses strates dans la cassure figure 23 (1). Mais,

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