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Ruines des rampes rocheuses

dérable, ce glacier était perdu et remplacé par des flaques de neiges qui, fondant pendant l'été, ne pouvaient plus constituer un glacier proprement dit.

Ce fait se rencontre très-fréquemment, et, tous, les glaciers plans remplacent des plateaux plus* élevés que leur lit actuel; plateaux dont quelques arêtes ou quelques sommets ne sont que les restes.

Ces glaciers plans procèdent d'ailleurs suivant les lois qui

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régissent les glaciers de vais. Ils marchent comme ceux-ci et n'existent encore que s'ils ont un réservoir supérieur d'alimentation assez considérable pour les entretenir et fournir l'axe longitudinal, c'est-à-dire un noyau actif. Ils ont leurs zones qui se courbent de plus en plus jusqu'à la limite d'ablation.

Ils rejettent de même les débris sur les parois qu'ils rangent sous forme de moraines. Seulement, comme ils ne sont point fortement resserrés entre des parois rocheuses et qu'ils n'ont d'autres berges que celles qu'ils se sont faites, ils ont sur leur lit une action plus puissante que n'en ont sur les leurs les glaciers de vais, parce que la dilatation ne les force point de se bander contre les parois et de former voûte.

Les assiettes des glaciers plans, surtout si ces assiettes sont légèrement bombées (ce qui arrive), sont donc plus énergiquement érosées que ne sont les parties inférieures des lits des glaciers des vais, et laissent voir moins de débris sur leur surface, lorsque ces glaciers ont disparu par ablation.

Mais il arrive aussi que des glaciers ont rempli de larges vais , puis, que, les réservoirs venant à diminuer, ces glaciers se réduisent sensiblement dans leur largeur, tout en continuant à descendre dans le thalweg de ces vais , y formant une longue traînée de glace qui glisse entre de hautes moraines.

Et ceci prouve bien la puissance du glacier, suivant son grand axe, comparativement à celle de ses bords, puisque ce courant milieu persiste si longtemps après l'ablation des bords. Ce phénomène se produit avec une singulière netteté dans la partie supérieure du val de Macugnaga (Italie).

Le glacier, qui descend du mont Rose dans ce val et qui est couronné par la Zumsteins-Spitze, remplissait jadis les rampes du Jager-Horn, de la Cima di Jazzi et du Weissthor au nordouest et celle du Pédriolo-Alp au sud-est, sur une épaisseur de 5 à 600 mètres. Mais, depuis longtemps, les réservoirs compris entre l'arête qui réunit les sommets Zumsteins-Spitze, Dufour- Spitze, Signal-Kuppe, Jager-Horn, laquelle arête forme un immense cirque, n'ont plus été suffisants pour alimenter un aussi large bassin. Le glacier s'est réduit de largeur, tout en descen-

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