‹ Le massif du Mont BlancChapitre 52 sur 79 · Torrents de vallées · texte numérisé non relu

Torrents de vallées

Mais en B l'eau a creusé l'orifice, le niveau d'eau baisse et les parties G émergent ou ne sont plus inondées que dans les grandes crues ; parfois il reste alors un marais L qui fut un courant secondaire que les amoncellements / G ont comblé.

Mais si (voir en X) un torrent débouche en D, il a déposé un cône de déjection qui a obligé le courant principal P B à faire un détour de S en T.

Plus le torrent creusait l'obstacle A, figure 84, à l'aide des sables et cailloux qu'il charriait, plus il abaissait son plan d'eau et émergeait ses berges. Si bien que ce plan d'eau, qui, au moment du comblement de la retenue, était en A B, descendait en D G. Et c'est pourquoi les vallées qui possèdent encore des rapides, par suite des barrages G abaissés du fait des eaux, montrent le long des cours d'eau des berges hautes, toutes composées de graviers dont la nappe a été érosée par le courant qui ainsi a définitivement réglé son cours.

Mais ces digues, lorsqu'elles obligent le courant à une chute, produisent des phénomènes d'écoulement qui ont eu des consé quences importantes. A la base de la chute, il se produit dans les remblais antérieurs un affouillement. Si la digue est rocheuse, cet affouillement n'a d'autre conséquence que de former un repos profond pour le torrent, comme le montre la figure 81. Mais, si la digue est morainique, cet affouillement tend chaque jour à faire ébouler la digue, à élargir le pertuis, de sorte qu'à la lougue la moraine disparaît rongée par le torrent, et, étant entraînée, le ressaut disparaît. C'est ainsi, que dans la vallée du Rhône, on ne

Page 1