Lacs de vallées
trouve plus que des tronçons de certaines moraines frontales qui barraient la vallée, tronçons accrochés aux parois des pentes encaissantes.
Les affouillements qui se sont produits à la base des digues rocheuses barrant les vallées ont été assez puissants parfois pour former des étangs creusés aux dépens des terrains inférieurs de transport. La conséquence d'un rapide est toujours un affouillement en aval, d'oii un repos et un ralentissement considérable. Si la digue A est rocheuse, figure 85, lorsque le plan d'eau a passé par-dessus, i] a affouillé la base de cette digue en aval et a fait
un dépôt de cailloux, digue factice. Mais le plan d'eau ayant baissé par suite du creusement du pertuis E, le lac a continué à être creusé sous la cascade, et les cailloux G D ont été détournés de G en E par le cours d'eau principal D G , les plus volumineux étant rangés de G en E. Un autre cours s'est fait jour en H, à côté du point culminant de l'amas de cailloux lequel était de G en I, lorsque le plan d'eau couvrait la digue (1).
Draffaore du lit des torrents.
De même, si un bloc de pierre se trouve arrêté au milieu d'un cours d'eau sur un fond meuble, ce fond s'affouille en amont et la pierre faisant quartier s'enfonce davantage dans son lit, de
(1) Ces observations et les suivantes sont faites sur de petits cours d'eau qui permettent de modifier les conditions d'écoulement et de se rendre un compte très-exact de la disposition des dépôts, des affouillements , etc. En ces questions, l'échelle ne fait rien à l'affaire , et ce qui s'est produit en grand , se produit en petit devant les yeux en quelques instants.
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telle sorte que les lits sur terrains de transport tendent à s'égaliser, à devenir planes. La figure 86 explique ce fait. Soit AB, un