‹ Le matérialisme contemporain (volume 2)Chapitre 20 sur 36 · Quatrefages, ibid., chap. XIX · texte numérisé non relu

Quatrefages, ibid., chap. XIX

la nature inorganique ne présente pas même la trace, se montre donc comme un caractère distinctif des êtres organisés, comme une de ces lois primordiales imposées dès l'origine des choses, et dont il faut renoncer à chercher la raison (1). »

Cette restauration de l'élément sexuel dans la génération des animaux inférieurs est un coup fatal porté à la génération spontanée. Cette théorie a subi encore d'autres échecs non moins curieux. Pendant longtemps, par exemple, elle avait pu invoquer en sa faveur un fait vraiment étrange et inexplicable en apparence : c'était l'existence des entozoaires ou vers intestinaux, « Aujourd'hui, disait J. Mùller, c'est par la considération des vers intestinaux qu il est le plus permis de soutenir l'hypothèse de la conversion d'une matière animale non organisée en animaux vivants. » L'existence de ces vers qui naissent jusque dans les tisssus les plus secrets, jusque dans l'intérieur des muscles, dans l'intérieur du cerveau, semblait un véritable mystère : eh bien! ce mystère est aujourd'hui expliqué, et l'origine de ces êtres étranges est ramenée aux lois ordinaires de la reproduction : seulement elle nous offre un des cas les plus merveilleux et les plus étranges de la théorie des métamorphoses. C'est ce qui est décidément établi par les beaux travaux de M. van Beneden. Qui se fut douté, avant ce savant, qu'un ver parasite fût destiné à passer une partie de sa vie dans un animal, et l'autre par lie dans un autre; qu'il dût vivre à l'état fœtal dans un

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