UNE SOIRÉE CHEZ MADAME DE TOURABEL
En arrivant à Paris, Julio avait écrit à Verdelon pour lui apprendre la délivrance de Louise et lasienne. Verdelon avait répondu par une lettre qu'il croyait peut-être affectueuse, mais qui n'était remplie que de banalités; pas un mot n'avait été dicté par le cœur; Louise ne s'y trompa pas. Ce fut, pensa-t-elle, le dernier coup porté à son fatal amour, et elle ne voulait plus avoir qu'un but dans sa vie, le bonheur de son frère. S'identifier à lui de plus en plus, développer son intelligence au contact de celle de son cher Julio, se livrer à des études sérieuses, afin de lui être utile dans ses travaux, tel fut le plan de Louise, elle le suivit avec ardeur. Mais un jour madame de Tourabel apprit à Louise, sans se douter de l'importance que cette nouvelle avait pour sa jeune amie, que Yerdelon était marié. Louise croyait de bonne foi avoir