PRÉFACE
Le prêtre qui a écrit le Maudà a fait comme le cardinal Wiseman, comme Fénelon, comme Camus.
Son sujet est brûlant: on n'écrit pas pour ne pas être lu. Mais il a la conscience de n'avoir pas tracé une ligne qui ne soit imprégnée d'un respect profond pour tout ce qui est digne de respect; comme aussi il a été implacable, dans l'intérêt de la religion elle-même, contre les procédés honteux qui la compromettent et qui la souillent. A qui la faute? Évidemment aux coupables et non à l'homme de courage qui les dévoile.
Une camarilla fanatique aura ce livre en horreur. Les hommes religieux impartiaux auront le courage d'avouer qu'il sert plutôt qu'il n'offense une sainte cause tant compromise par d'autres plumes.
Paris, le 20 novembre 1862.