PAP
Je sens planer en moi la chanson deuwrunte Des rêves qui s’en vont, dépouillés, sans espoir... Mon creur est une grève où la t.istesse chante.
tin ee |
ii ee |
à Albert Laberge
Soyeuse, claire, fie, Cristalline,
Par les soirs de poudrerie, Dessinant des broderies
Dans la clarté des réverbères, La neige tombe fine et claire;
pen TES DNSREENSR
est
Et dans ses souples tournoiernients De prismes blancs,
La lumière se joue et Se noi, Jetant comine un rideuu &e soie Mélé d'aube et de crépuscule
Dans la nuit morne qui recule
Devant les veux des promeneurs.
Des promeneurs !
Il en est qui s’en vont joyeux Vers le bonheur
De leurs demeures
Où les attend
Le rire d’or des beaux enfants.
Il en est qui, loqueteux, S'en vont hagards et souffreteux, il en est, pâles et haletants,
ÉCRRRERS EEE
Mébiti af putes lit tune
Je sens planer en moi. 15
Que la mort attend Et dont les pas s’attardent ; Il en est d’autres...
Et la neige en chantant,
Dans le halo des réverbères Leur fait un nimbe clair, Tourbillonnant et rayonnant :
Car, pour chacun, également,
La neige est douce et maternelle.
Mais voici le dernier passant...
O celui-là!
Haliuciné,
Il marche, comme en rêve, les yeux Fixés sur un songe obstiné, Impérieux ;
NN ma “tt og tr
Et titubant,
Il ne voit pas les philistins Se détourner de son chemin.
Il est ivre. Il chante!
Alors la neige devient méchante,
Et dans le halo clair
Et clignotant des réverbères,
Elle crie au vent de souffler plus fort Et se tord,
Et furieuse à son passage,
Le foue*te et le cingle au visage.
Et lui, sublime, émerveillé, Ne voit que la nuit constellée, Et se grandit jusqu’à son rêve.
Je sens planer en moi. 27
| Mais la neige méchante
: Se dit :
“Quel est donc ce fantasque ?”’
| Et l’assaille de ses bourrasques, | Pendant qu’il chante.
| Mais lui:
* “Les hommes me laissent seul,
Moi qui leur apporte
: L'idéal dans mes yeux et dans mes mains l'espoir
| Qui rend plus beaux les jours et plus tendres les soirs. : Ils me ferment leurs portes.
Mais jr suis heureux quand même, ? Car la nature m'aime,
Et m'’accueille, et me fête...”
18 Le Mauvais Passant ER er er
Et pourtant la tempête, Pendant qu’il chante, Le secoue et l’abat.
O celui-là !
La neige triomphante
S’acharne sur son corps.
Et dans le halo clair
Et clignotant des réverbères, Pour ce prêtre de la Chimère, Crie au vent de souffler plus fort.
Ce n’est plus qu’une forme atténuée e La neige, vivante nuée, Le couvre de sa broderie,
Puis, dans la claire poudrerie,
a emarume
Je sens planer en moi.
ET
Elle s’envole cristalline,
La neige, soyeuse, fine.
DUR TER ne ere
DRM ARTE LS RENE AE DIEM ME OI | CRNEr rare
EN EN MERE | tan tatin mms eusantti
D ntesriistee
Lorsque mon coeur est las...
à Lionel Léveillé
Lorsque mon cœur est las des tâches journalières,
Quand le dégoût vainqueur de mon tenace effort
Enserre mon cerveau, comme un vautour, et mord Avec fureur dans mes chimères,
: Lorsque soudain je vois l’éclatant univers
: Se dénuder ainsi qu’une immense lagune,
: Quand fébrile je sens mes haines, mes rancunes Ronger mon front, comme des vers,
AU et EM het tisane |