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Lorsque dans ma poitrine et toutes mes vertèbres S’insinue et s’étend la noire oppression Qu'engendrent l’ambiance et les conventions
De ces bourgeois plats et funèbres,
Il me faut un dér:rt soudain qui les élude, Il me faut plus d’air pur et p'us de vision, Il me faut agrandir un peu mon horizon, J'ai un désir fougueux de noble solitude.
Comme un halluciné je recherche les flots; Assoiffé d’inconnu, j'interroge le fleuve; J'écoute avidement sa chanson toujours neuve
Et me remplis les yeux du vert changeant de l’eau.
Et longuement je rêve aux belles aventures
Qui m'attendent là-bas, dans des pays troublants, Lumineux et lointains délicieusement,
Où j'allai tant de fois au fil de mes lectures.
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Je sens planer en moi. 23
+ Car, plus loin que le bleu indécis des rivages, î
: Quand mon regard s’arrête au point artificiel : Où l’espace se mêle avec l’onde et le ciel
:__Cette porte qui s’ouvre sur les beaux voyages—
Ce qu’il voit, c’est la mer, l'immense vagabonde, Où jusqu’à l'infini notre âme se déploie,
‘Où de l’azur il pleut des orages de joie,
Et qui clame les cris et les sanglots du monde.
1 Oh! voguer sur la mer vers une île nouvelle,
+En un corsaire ailé, toutes voiles au vent; + Voguer vers l'Orient, sous les arcs fulgurants + D'un beau soir constellé de la mer de dentelle!