CHAPITRE XVII Le tlicàtrc
I. L'agencement des salles. — Les pièces classiques et les arts de l'antiquité. — Effectif des théâtres parisiens. — Music-halls et « boîtes à chansons ». — Genres abandonnés.
— Les anciennes salles de spectacle. — Les types modernes ; la forme actuellement adoptée. — Le proscenium et les inconvénients des loges sur la scène. — Le feu au théâtre. — Incompétence des pompiers. — Paris n'a pas de pompiers professionnels. — La scène et la salle. — Terrain mobile où évoluent les acteurs. — La « cour » et le « jardin ». — Les « plans ». — La « face », le « trumeau » et le « lointain ». — 900 mètres de superficie. — La « butée » et les « tas ». — « Gostières » et « rues » ; trappes et « tiroirs ». — Les magasins de décors des théâtres de l'Etat 179
II. Décors et machineries. — Ce qu'on appelle un « décor » : « châssis »,« rideaux ».« plafonds », « frises »,« fermes » et « praticables ». — Architecture de charpentes. — 300 ou 400 morceaux pour un acte. — Les « terrains ». — Roméo IV-3 V 4-R cour ». — Les « dessous ». — Le « gril ». — 50 mètres de hauteur de scène. — Mouvements des « chariots » ; pose des « mâts ». — « Appuyer » et « charger » en style de théâtre. — Les « âmes » ; les « trappillons ». — Les « fils » et le mot fatal. — « Tambours ». contre-poids et « cheminées ». — Manœuvre des cintres ; « bandes d'air » et petits « pantalons ». — Le « premier service » et les « poignées ». — Les coulisses. — Changement à vue et « gareurs ». — Les signaux au pistolet. — 130 machinistes à l'Opéra. — La fabrication des décors. — Les « plantalions » anciennes et modernes. — L'optique et le point de vue ; les « découvertes ». — Les licences de perspective. — Les artistes peintres décorateurs et leur personnel : traceurs, perspecteurs et coloristes. — Le prix des décors. —
M. Jambon et le transsibérien 191
m. Les trucs et l'éclairage. — Imitations « plus vraies » que la réalité, au théâtre. — Les gazes lamées et l'eau naturelle. — Le « sang d'Abel » dans un sac, sous Louis XIV. — Trouvailles des féeries. — La « maison de ma mère-grand. »
— Planchers roulants et panoramas mobiles. — 200 trucs
dans une seule pièce. — « Allez partout. » — Changements de costumes à vue. — Ascensions des bons génies au cintre.
— Le « brigandin ». — La chevauchée des Valkyries sur les nuages, à l'Opéra. — Décors truqués pour les incendies. — Les flots et la tempête. — Tonnerre, vent, brisures. — La pluie battante. — L'encens dans la salle. — Inventions de M. Gailhard. — Le bœuf en daube et le dégagement de la fumée. — Bourrascfue d'une boîte à sardine. — Les « accessoires » et r « ustensilier ». — Les armures. — 27 cuirasses de hannetons à réparer. — Repas et comestibles au théâtre.
— « Des lampions. » — 160 000 bougies à l'Opéra. — Fautil plonger les spectateurs dans l'obscurité? — Le « jeu d'orgue » récent, à l'électricité. — Les « effets » de lumière. — Détail du programme lumineux d'un acte de Faz^s^. — Réglage des feux d'une pièce nouvelle. — Rhéostats et « spires ».
— Projections électriques. — Les spectres. — Le chef artificier ; lycopode. — L'éclairage idéal 205
IV. Les costumes. — Un sénat « un peu pomponné ». — La mode dans les costumes historiques. — La « fantaisie » ; les ajustements « de caractère ». — Toilettes de ville au Théâtre- Français. — Les droits, au Palais-Royal, de l'artiste qui se déshabille en public. — Truquage et préparations des habits de rôle. — Le marché du Temple. — Robes de 2 000 francs des femmes de petits employés. — Prix des costumes riches. — Le manteau d'Hamlet. — 600 costumes pour un opéra nouveau. — 75 000 mètres de tarlatane pour les danseuses. — Achat des matières premières. — Les collections de gravures de M. Bianchini. — Intransigeance des actrices.
— « Mais cela ne m'ira pas ». — Les loges d'artistes. — Le dernier train pour Bois-Colombes. — Le « foyer des rôles ». — Les « bains à quatre sous ». — Les chaussures rendues avant de sortir. — Croix en diamants au cou des villageoises. — La revente des chaussons de danse. — Les mollets postiches sont une légende. — Les « petits rôles » de féerie. — Trois « maillots garnis » sur 150. — Faux cheveux et perruques. — 80 000 kilos de cheveux par an. — Le maquillage et le « mastic ». — Les effets de la rampe. . . 227
V. La mise en scène. — Alliance de la convention nécessaire avec la réalité nécessaire. — Concessions indispensables de temps, de lieu et de distance. — La chambrette de l'ouvrière, à la scène. — Diapason élevé de la voix. — Les « ficelles » du dialogue. — Les « passades ». — Apartés, monologues. — Les trois unités furent un premier pas vers
le réalisme. — La « pièce bien faite ». — Le marcher spéciaL — Innovations de Sardou et de L. Halévy. — La mise en scène écrite, à l'Opéra. — « Inclinez-vous devant le pontife... » — « Buvez, mesdames, achevez de vous griser." » — Scènes cassantes comme du verre filé. — Collaboration du comédien. — Les mots « travaillés ». — Notation des effets de théâtre. — La distribution des rôles. — Troupe de l'Opéra, des Français, des scènes de genre. — Types individuels ou permanents. — Antoine. — Son histoire. — Sa vie bureaucratique. — Ses premières tentatives. — Ses idées.
— Il désencombre la scène de traditions, de tours de métiers. — Importance du cadre, mise a à l'échelle». — Le genre « noble ». — Le « débrouillage » fait « dans le décor ». — Le milieu doit créer la mise en scène 240
VI. Les acteurs. — Sur dix artistes célèbres, huit en moyenne sortent du Conservatoire. — Dispositions qui se manifestent plus ou moins tôt. — Les lauréats instrumentistes plus sûrs de l'avenir que les comédiens. — Appointements des acteurs, autrefois et aujourd'hui; Mondory; les premiers ténors au siècle dernier. — 400 000 francs en six mois. — Talma, Potier, Fréderick-Lemaître. — Traitement des artistes aux Français ; je « perds 500 francs par jour à rester ici ». — Les « étoiles » et leurs exigences. — Leur danger pour l'entreprise, — D'où viennent les artistes dramatiques ; leurs origines. — Le milieu s'est élevé davantage en déclamation qu'en musique. — L'admission au Conservatoire ; 130 élus sur 1 200 aspirants ; deux ou trois premiers prix sur 20 élèves. — La classe de déclamation lyrique. — M. Giraudet et son ouvrage sur le Geste. — « Il ne faut faire de geste que lorsqu'on casse le fil ». — Le bourgeois d'Othello. — Jouer avec les mains dans les poches.
— Gomment on s'approprie la bonne démarche. — Le geste sur la pensée et non sur le mot. — « La vedette » ; le « cabotinage ». — Châtiment de recevoir les applaudissements
en personne. — Composition de son rôle par l'acteur . . . 259
■VII. Figurants, danseuses et orchestre. — Choristes. — Us dînent de l'autel et soupent du théâtre. — « Petits rôles » des théâtres « à femmes ». —La figuration. — Les figurants pendant la journée. — Le recrutement de « la foule ». — Monde un peu mêlé. — « Têtes à l'huile ». — Les réguliers ; concierges et ouvrières. — L'amour-propro des comparse-s. — « Scarabées » mal surveillés, jouant au piquet en scène. — La réforme des chœurs à l'Opéra-Comique et à
i'Opéra. — Les danseuses et leur art. — Il devient de plus en plus ardu. — Trois fois plus de « variations » qu'il y a cinquante ans dans une mesure à quatre temps. — Néanmoins le goût de la danse périclite. — La danse mondaine sous l'ancien régime. — Les rôles de femmes tenus par des hommes autrefois; les rôles d'hommes tenus par des femmes aujourd'hui. — Appointements des danseuses. — Formation du corps de ballet. — La « petite classe » ; les coryphées. — La chorégraphie n'a point su noter les pas comme la musique note les sons. — Une page de texte pour rédiger une variation d'une minute. — Le foyer de la danse. — L'orchestre. — Nouveaux instruments modernes. — Le souffleur 277
VIII. Les auteurs dramatiques. — Le théâtre est le département le plus lucratif du royaume des lettres. — La propriété littéraire au siècle dernier. — Les « règles » au Français. — La société des auteurs et compositeurs dramatiques. — « Une bonne plume. » — 12 fr. 50 pour un acte. — Désaugiers et la Chatte merveilleuse. — Les droits d'auteurs dans les théâtres de Paris et de province. — Les bénéfices actuels de Racine. — Les traités avec les directeurs. — 3 740 000 francs de droits. — Gomment ils se répartissent entre les intéressés. — La fraude à l'étranger.
— Les « billets d'auteurs ». — 1 000 écus par vers. — Les agents généraux. — Sociétaires et stagiaires. — 700 pièces nouvelles par an. — Les 659 actes de d'Ennery. — La copie des manuscrits. — La tournée des concierges. — 300 pièces présentées aux Français. — La sélection des manuscrits dans les théâtres de genre 294
IX. La censure et la claque. — La « commission d'examen ». — Les déplacements de la censure. — « Les censeurs d'autrefois. — « Les bourbons bruts sont en baisse. » — Les Lionnes pauvres, — Les pièces interdites depuis vingtcinq ans. — La tête des notabilités vivantes. — Pas de sanction. — Jalousie des Beaux-Arts et de la Préfecture de police. — La fille du sergot. — Les exigences varient suivant les milieux. — Influence de l'habitude sur la pudeur des yeux et des oreilles. — Variations des « convenances ». — La claque. — Ses chefs notoires. — Auguste. — Rachel et les claqueurs. — « Gabaleurs » et « romains ». — Distributions de mouchoirs de poche. — Les rires en A, E, I, 0, U.
— « Lavables » et « intimes ». — La claque est-elle nécessaire. — Opinions des gens de théâtre. — Les applaudisse-
m ÏABLC DES MATIÈRES
ments à l'étranger.— Les nouveaux chefs de claque, bailleurs de fonds , 310
X. La critique, le public et les recettes. — La presse a remplacé la claque. — Publicité privilégiée de la littérature dramatique. — Les bravos imprimés d'aujourd'hui. — Répétitions générales et « premières ». — Prophéties toujours douteuses. — Changement des goûts du public. — 1 500 000 places gratuites par an. — Les postulants de billets de laveur. — « Mais, monsieur, qui me paiera mes chapeaux? »
— Le prix des places autrefois. — Les chaises sur la scène.
— Les banquettes du parterre. — Les musics-halls et cafésconcerts. — Divertissements impériaux par cotisation. — Les recettes de l'Opéra sous Louis XVL — Habitué soignant ses emplâtres à l'orchestre. — Les succès connus et les revers. — « Quand Dieu veut perdre une fourmi, il lui donne des ailes. » — Comparaison des recettes actuelles d'une année à l'autre 323