CHAPITRE m
Les magasins d'ailmentatloii.
I. La nourriture moderne, — La nourriture est la grosse dépense des pelits budgets. — Son importance minime chez les riches. — Augmentation des quantités el amélioration de la qualité depuis cinquante ans. — Le pain blanc paiu noir, — MUsoudîers et prolétaires. — Nombreuses sophisttcatione des siècles passés : tait haplisé, fausse viande, faux beurre. — Autres fraudes anciennes; chapeaux demi-casiors. — Appellations conventionnelles d'aujourd'hui ne sont pas des fraudes. — Contltures de fantaisie.
— Sur iW francs d'aliments h Paris, 30 francs pour le fisc. ^- Nourriture taxée, habits exempts. .,,,..
n. Lfis éploerles Potin. — Commerce des vivres naguère sévèrement réglementé.— Épiciers et apothicaires-épiciers.
— Aime/.-vou8 la muscade? — M. Bonnerol. — Les • égoulfiures d'huile •. — Inauguration de la « gâche ». — Félix Potin, clerc de notaire. — Ses débuts rue Neuve-Coquenard. — Vingt mHIe francs de capital, — Son projet favori :
il deYiebl fabricant. — Une belle-mère modèle. — Pas d'argenterie. — Potin pendant le siège de Paris. — La queue du boulevard Sébaslopol. — Les héritiers. — Quarantecinq millions d'affaires. — Bonbons anonymes. — Système de contrôle. — L' « esprit nouveau » de l'épicerie. — Essaimage en province. — Exportation naissante 168
m. Lns usinM Potin. — Le secret du succès. — Pantin, la Villettc, Épernay, Miramon. — Potin industriel travaille gratis pour Potin commerçant. — Vins et liqueurs. — Mystère de la chartreuse. — Parfumerie; eau de Cologne et nêtuli. — Sirops et gelées. — Ateliers hétéroclites, biscuiterie, confiserie; enrobage des amandes. — Féeries au blanc d'œuf. — Brouillard de sucre. — Disparition du sucre en paih. — Le cacao; son amour des greniers. — Broyage du chocolat. — Murailles de petits pois. — 700 000 bottes de conserves. — Vrai et faux tapioca. — 6oûts chinois et français en matière de Ihé. — Problème de la conservation des œufs. — Union de l'artisan et du marchand. — Bénéfice global i&Qme. —Les hésitants et les audacieux de l'épicerie s. 187
IV. La viande. — Charcuterie. — Usines à salaisons. — La maison Gléret. — Le saucisson de Lyon. -^ Légende de l'âne. — Le rôle du chetal. — Trois étages de caves frigorifiques. — Les détaillants. — Dépasser le carrosse du roi.
— Un boucher pour deux boucheries. — Chevillai-ds. — Échange des Ulet» et des paleron». ^^ Ëtaux de quartiers
et facteurs d (apurée 20i
V. L«s ooopferatiTM de ooneommatlon. — Elles sont en enfance. — Il y en a mille, mais les trois quarts n'ont pas cinq cents membres. — Trois seulement ont dix mille adhérents. — La Moissonneuse au faubourg Saint-Antoine.
— iSon esprit; veuves et compagnes. — Économistes sans le savoir. — Admirable intelligence de cette gestion ouvrière. — Trente-deux francs de fonds social. — Une leçon de choses 209